‹ Manuel de prédication populaireChapitre 30 sur 90 · V. — L* Aumône · texte numérisé non relu

V. — L* Aumône

Kx aufiilantia tua fae eUemovjnam,

(Tohift, i¥, 7.)

Faite» rauinônc de votre bien.

L'.i s.iint piilii.iirlin Tohio, sonlaiit sa fm approcher, appela son lils aiipivs do lui pour lui douner ses deriïii'n's ui,-*lru('lh>ns.HMou lils'* lui dit-il.» i -.» D^nquez janjais *io law.^ Wuuw'Nvk . ^v Và^vxnvlU.-

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accorde la richesse, assistez généreusement vos frères ; si vous n'avez que peu, donnez peu, mais toujours de bon cœur. » (Tob. , iv, 7-9.) Sage et paternelle leçon, qui avait d'autant plus d'autorité dans la bouche du vieillard mourant, qu'il laissait lui-même un des plus beaux exemples qu'aient enregistrés les saintes Écritures.

Captif à Ninive, il assistait les pauvres, les consolait et les ensevelissait pieusement après leur mort.... (Tob., 1, 19-21 ; n, 3-10.) L'aumône, si bien pratiquée par ce serviteur de Dieu des anciens jours, n'est-elle pas aussi une des œuvres les plus excellentes de TÉglise catholique et de tout chrétien digne de ce nom?

Je viens donc vous répéter la parole du saint homme Tobie : Fac eleemosynam^ faites l'aumône. Pourquoi? 1" parce que Dieu vous le commande; 2® parce que les pauvres le méritent ; 3^ parce que vous y gagnez plus que vous ne donnez.

I. Dieu vous le commande. — Le devoir de faire l'aumône est établi et recommandé parles textes les plus nombreux et les plus précis de la sainte Écriture. a Je vous ordonne, » dit le Seigneur dans le Deutéronome, (xv, 11), d'ouvrir votre main à votre frère dans l'indigence et la pauvreté : » Prœcipio tibi ut aperias manum fratri tuo egeno et pauperi. Le Saint-Esprit ajoute : Fili, eleemosynam pauperis ne defraudes (Eccli., IV, 1); « mon fils, ne refusez pas l'aumône au pauvre»; ?t facere eleemosynam ne despicias (ibid., vu, 10), « ne inéprisez pas de faire l'aumône. « Par ce commandement. Dieu justifie sa providence sur l'inégalité des conditions en ce monde. Souverain Maître de tous les l>/^/7«, ilfe^ distribue à chacun seAonc\\]L*\\\\>\^\^^*'^^'^

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nous a donnés avec tant de générosité et de surabondance ? II nous abandonne le capital ; ne lui refusons pas une petite part du revenu.

Comme modèle enfin, Dieu nous dit par la bouche de • son Fils : Ëstote ergo vos perfecti, sicut et Pater vester cœlestis perfectus est (Matth., v, 48); « soyez parfaits ' eomme votre Père céleste est parfait. » Mais le Père céleste n*est-il pas le riche par excellence? et que faitil autre chose tous les jours que de nous nourrir et de nous entretenir de ses aumônes? Ayons donc pour DOS frères indigents un peu de cette charité que Dieu a envers nous»

Ih Les pauvres le méritent. — L'obligation de faire Taumône esty en second lieu, appuyée sur les mérites des pauvres. Quels titres, en effet, n'ont-ils pas à notre charité? Ce sont les amis de Jésus-Christ, les membres privilégiés de TÉglise, nos frères les plus chers»

Voyez dans toute la vie de Notre-Seigneur Jésus- Christ» quel amour particulier il a toujours manifesté pour les pauvres. C'est parmi eux qu'il choisit sa mère et son père nourricier. Marie et Joseph, il est vrai, étaient de race royale ; mais de cette éminente dignité il ne leur restait que le sang et les vertus, tout le reste leur manquait. S'il naît, c'est au rang des pauvres ; il travaille comme les pauvres. Dans sa Tie publique, sa première parole est pour les pauvres : Evangelizare pauperibus mistYme...(Luc., iv» 18.) Beati pauperesspiritu... (Matt., v, 3.) Son premier miracle est pour les pauvres : les époux et les convives de Gana n'ont plus de vin ; il en crée pour eux*

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He craignez point de vous appauvrir en donnant indigents : a Celui qui assiste les pauvres prête à \a à gros intérêts. » (Prov. , xix, 1 7.) « Celui qui donne manquera jamais de rien. » (Ib., xxvm, 27.) Et >ur réternité quels biens ne seront pas la récomde l'aumône î Écoutez ce que dira Notre-Seigneur l&us-Christ au dernier jugement : « J'ai eu faim, et ^usm'avez donné à manger ; j'ai eu soif, et vous m'avez laltéré; j'étais nu, et vous m'avez donné des vêtelents; malade, et vous m'avez assisté ; prisonnier, et ?Tau8 m'avez visité : venez maintenant prendre possession du royaume qui vous a été préparé. » (Matth., XXY, 34-36.) Oh ! heureux mille et mille fois ceux qui, par leurs aumônes et leur charité, mériteront d'entendre cette parole d'éternelle bénédiction !

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