IX. ^ Sanctification du dimanche
/ices. (Ëzod„ xz, 8.)
Sûayenei^Tous de tâncttfier le jour du sabbat.
Parmi les préceptes que renferme la loi sainte, il en est un dont il nous est plus particulièrement ordonné de garder le 6ouveïi\T.i 1^^^ ^'^ 4<^ iwi^b^er*
àUon dépendent notre fidélité à tous les autres points
le la loi> la sainteté de notre vie et rayenir étemel de
aolTB àme. Ge précepte, c'est celui de la sanctification
du jour consacré au Seigneur. Les Juifs devaient ob-
lerver le sabbat, ainsi qu'il fut dit à Moïse sur le
Binai. Le sabbat a fait place au dimanche chez les
dirétiens. Ainsi que le mot l'exprime, c'est le jour du
I Seigneur : non que tous les jours ne soient à lui, puis-
\ qu'il est le maître absolu du temps, mais parce qu'il
I lui a plu, à la création, de se réserver le septième
[. jour et d'obliger l'homme à le consacrer à son culte...
' Nous aUohs dire 1 "" les motifs d'observer le dimanche ;
i[ la manière de l'observer.
I. Motifs d'observer le dimanche. -^ Rien de plus juste, rien de plus légitime, d'abord> que d'observer le dimanche ; c'est une loi. Dieu pouvait exiger que tous les jours fussent consacrés à Tadorer, à le bénir, à célébrer ses louanges. Et certes, à ces conditions, l'bomme n'aurait fait sur la terre que ce que les élus feront éternellement dans le ciel. Mais le Seigneur n'a voulu se réserver qu^un seul jour sur sept, et il a per- QÛ8 à l'homme de consacrer les six autres à ses inté- ^% à ses affaires du temps. Qui oserait donc trouver cette loi trop rigoureuset Du reste, en se soumettant à la loi du repos, Thomme ne fait que d'avoir' un caractère de ressemblance de plus avec Dieu : car Dieu, le premier,' après avoir travaillé six jours aux merveilles de la création, a voulu se reposer le septième; et ce septième jour, il l'a béni d'une bénédiction particulière, fieneejûrit dieiseptimo. (Gen., ii, d.)--Gotnme hommas, nous sommeH tenus à la loi du t^^^'^^^^^^
que c'est Dieu qui l'a établie ; comme chrétiens, m devons célébrer le dimanche d'un culte particulierj parce que c'est par excellence le jour du Seigneur, jour de ses merveilles. S'il nous rappelle le courcmi meut de l'œuvre de la création, il nous remet mémoire aussi les plus augustes mystères de notrèf réparation. Le dimanche, en effet, Jésus-Christ est sorti du tombeau, victorieux du péché, de la mort rt de l'enfer. Le dimanche, le Saint-Esprit est descendit sur les apôtres, et a pris la direction et le gouverDe-» ment de l'Église. Le dimanche, Jésus-Christ a révélé à saint Jean le disciple bien-aimé les destinées, les combats et les triomphes de l'Église jusqu'à la fin des temps. C'est donc ce jour que le Seigneur a spécialement choisi pour se révéler à'nous, et nous donner lés preuves les plus éclatantes de sa puissance, de sa miséricorde et de son amour. N*y eût-il donc que le motif de la reconnaissance, ce serait assez pour nous faire un devoir sacré de consacrer ce jour à célébrer les louanges et la gloire de ce Dieu si grand, si bon, si aimable, si généreux envers son humble créature. D'ailleurs, si le dimanche est le jour du Seigneur, il est aussi par excellence le jour de l'honmie. Ce qui fait l'homme et le distingue de toutes les créatures de ce monde, c'est son âme. C'est par là qu'il est l'image vivante de Dieu et qu'il doit vivre éternellement. Si le corps a ses exigences, l'&me a les siennes plus impérieuses encore. Or les six jours de la semaine employés au travail, aux affaires, sont, si l'on veut, les jours du corps, pour lui procurer le pain, les habits, l'habitation, el^ \v]L^(\viL'k un certain point
le bien-être de la vie. Mais, au milieu des occupations et des sollicitudes ordinaires, quelle est la part faite à rftmey surtout au point de vue surnaturel ? Cette part est bien petite, quand elle est faite» et surtout elle est bien insufQsante. Il est donc nécessaire que le dimanche soit le jour de Tàme, afin qu'aussi bien que le corps elle trouve son aliment propre, Thabit qui lui convient et toutes les autres choses qui lui sont nécessaires. Le pain de Tâme, Notre-Seigneur Jésus-Christ l'a dit lui-même, c'est toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Or» la parole divine, quand est-elle distribuée au peuple 7 Le dimanche, pendaot les saints offices. Ce qu'on peut appeler les habits de rftme» ce sont les vertus chrétiennes, c'est surtout la grâce. Eh bien! n'est-ce pas le dimanche, pendant que le corps se repose, que l'âme trouve tout le loisir nécessaire pour faire, si vous me permettez Texpression, sa toilette spirituelle ? Pendant la semaine, elle a été eiposée à contracter des souillures ; elle a été,en quelque sorte, éclaboussée par le monde. Elle a le dimanche pour se purifier dans le bain salutaire de la pénitence. Ses forces spirituelles ont perdu d'inten* site; elle a besoin de refaire son courage et son ardeur, pour se maintenir, pour progresser dans la voie du bien : la table eucharistique lui est ouverte le dimanche pluslibrement que les autres jours. Enfin, comme membre de la grande société chrétienne, l'homme est tenu de participer au culte public rendu à Dieu. Ce culte consiste surtout dans le sacrifice de la messe, qui; le dimanche, est offert pour le peuple. ..Tels sont lesmotiflsde sanctifier le ^aint jour du Seigneur. Rap-
pelons en quelques mots la manière de le sanctifier.
11. Manière de sanctifier le dimanche. — Le précepte, dans sa partie positive» prescrit deux choses : le repoe et la pratique désœuvrés chrétiennes. Le repos périodique est une loi universelle de la nature : la terre se repose.» . les plantes, les arbres se reposent... lei animaux qui servent à l'homme et partagent ses fatigueSf ont besoin d'une suspensionjde.travaiUQuandi à l'époque de la révolution^ des insensés ont voulu porter atteinte à cette loi» on ajvu même des attelages de bœufs protester contre cette folle innovation.!. La loi du repos répond à Tordre de Dieu et aux besoins de l'homme. Ce repos d'ailleurs est l'image et comme le prélude du repos éternel.
Quelles œuvres faut-il accomplir pour sanctifier le repos du dimanche? Ces œuvres sont: V Tassis* tance au saint sacrifice de la messe< pour adorer DieUf le remercier de ses dons, lui offrir l'expiation de nos péchés et solliciter sa grâce... 2* l'audition de la pa« rôle sainte» pour nous instruire des vérités et dtô devoirs de la religion... 3Ma fréquentation des offices publics de l'Église, pour l'honneur de Dieu et l'édification du prochain... i"" la pratique des œuvres de piété et de miséricorde [envers le prochain. C'est ainsi que le dimanche sera véritablement ce qu'il doit être, un jour de gr&oe» de bénédiction et de salut.