XIII. — Devoirs des serviteurs
Servi, obedite per omnia dominis carnaîibus. (Goloss., m, 22.)
Serviteurs, obéissez en tout à vos maîtres selon la chair.
Cest à la religion seule qu'il appartient de tracer avec autorité leurs devoirs à tous les chrétiens, dans îuelque situation qu'ils puissent se trouver. Les rois, les princes, les sujets et les peuples, les pères et les 6QfâQts, les mattres et les serviteurs, tous indistinctement sont enfants de Dieu et de l'Église; tous, sans exception, doivent atteindre leur éternelle destinée en accomplissant les préceptes divins en toutes choses, et particulièrement en ce qui regarde leur état. Méditons aujourd'hui les devoirs des serviteurs envers leurs maîtres. Ces devoirs se réduisent à deux : 1« V obéissance, 2' la fidélité.
I. Vohéissance. — C'est une inévitable nécessité qu'il y ait dans la condition présente de l'homme des grands et des petits, des maîtres et des serviteurs. Dieu l'a ordonné ainsi, et il lui a plu de faire de l'obéissance un devoir commun à tous les hommes. Dans l'Église de Notre-Seigneur Jésus-Christ, c'est un devoir pour les rois eux-mêmes de se soumettre, comme les derniers de leurs sujets, aux représentants de Dieu sur la terre. Pour vous que votre naissance, votre pauvreté ou d'autres circonstances ovi\.mvs^ 4a.^^ la nécessité de servir les autres, "vous u'^x^i» ^vi\\i\.^
rougir de votre état. Comme tous les cnrétieDS, vous avez pour modèle Jésus-Christ, qui, selon Texpression de saint Paul, a voulu prendre la forme d'esclave pour nous sauver : formam servi acdpiens, (Philipp., il, 7.) Dstnà Votre humble condition, \ous pouvez arriver â Téternelle royauté du ciel, en vous acquittant suintement de vos devoirs. Écoutez donc et accomplissez ce que vous dit Tapôtre saint Paul, rorgane de rËsptlt-Saint
<i Obéiëse^ d , vous dit-il, a à ceux qui soht vos mdtti'es selon là éhall*, ated dfâinte et avec respect, dans la simplicité de vOti*e cœUi*, comme à Jésus^Chifist, Ne les servez pas seulement lorsqu'ils ont Toeil sur vous, (iotutne si VoUs ne pensiez (|U'à pldife aux hommes, mais faites de bon cœul* la volonté de Dieu, comme étant les serviteurs de Jésus»*Christ ; et servez-les avec affection, regardant en eux le Seigneur et non les hominés, sàdhant (}ue chacun recevra du Seigneur la récompense du bien qu'il aUra fait . n (Ëphes., vi, 5-8.) Il ajoute dans la première Épître à Timothée (VI, 1) :& Que les serviteurs sachent qu'ils sont Obligé» de rendre toute sorte d'hon neurs à leurs maîtres. » — « Serviteurs, >i dit à son tdUr saint Pierre, « soyea ' soumis à Vos maîtres avec un grand réspeôt, non seu* lemeût à ceUx qui Sont bons et doui, mais même à ceux qui sont rudes et fâeheui : ear il est agréable à Dieu que, dans la Vue de lui plaire, noUs endurioitt les maux et les peines qu'on nous fait Souffrir iugdflr temeat. » (I Petr., il, 18-19.) Vous entendez cette doo^ trine. L'obéissance voUs sera facile, si dans vos mal- > très VOUS regardez l'autorité de Dieu même ; si, eà ■
eiéctttaUt léUi's of ât*es, vous Voyez le Maître suprême qui Tous coïûmatide. Votre obéissance sera méritoire, si tous VOUS soutûetteiS en tout, noti pdi* la nécessité de votre eonditiodi mais pai* l'amour du déToir. Ybtife obéissance sefa tedpectueuse, si datls vos maitres'voUô voyez JésUs-Christ, qui Vous parle, qui vous dirige, Voua commande le travail de chaque jour; A, éû leur pèirlant, en leul* répondant, vous le faites comme Vous le feriez au Sauvôui', si vous étle^l 6n son fMJMblô présence.
îfâis, parce que l^àUtorité de vos mallfeS à votre ^|&rdtt*edt autte que l'autorité de Dieu, et qu'elle dMElôirait de l'être s'ils venaient à eiiger de vous quelqtfè chose dé contraire à sa loi, ce nô serait pâà leur dfisôbéiif qUé de Vous refuser à ce qui Ue serait pas ôèiâbtmé à la Volonté d eDieu et irait contre votre tônsléience. En présence d'un maître qui commande, eâlfiiellle du propose le mal, c'est non seulement un dAM,maisun devoir pour le serviteur ou la servante, dJII^lstér, car 11 vaut mieux obéir à Dieu qu'aux k6rittliAS. (âct., y, 29.) Joseph aima mieux s'exposera taules les VôUgeances de sa crlmineUe maîtresse, que KMiitsndre à ses infâmes sollicitations. (Gen., xxiix.) SéItitbuH qui verriez votre innocence compromise et fofi%'' salut en danger auprès de certains maîtres, K ^Idlà l*éiemple qui vous est donné : fuyez, s'il le fkut, W^hiez tout plutôt que d'exposer votre âme. Vous dMéH robëissance, mais seulement en tout ce qui M^Asteet raisonnable.
'^^.miUélité. — La fidélité est le second devoir en. '^%M' maîtres. Il est de Téquité naturelle 0^<^V^^
rougir de votre état. Comme tous les et] avez pour modèle Jésus-Christ, qui, seJ sien de saint Paul, a voulu prendre k clave pour nous sauver : formam se (Phllipp., il, 7.) Dans votre humble coi pouvez arriver à Téternelle royauté du acquittant saintement de vos devoirs. ] et accomplissez ce que vous dit Tapôtr l'Ofgailè de rËsptlt-Saint.
<c Obéiëse^ ri , vous dit-il, a à ceux qui sot seloû là (îhail', aved dfainte et avec res simplicité de vôtre cœili*, comme à Jési \6É set'VeiE pas seulement lorsqu'ils c tous, comme si Vous né pensiez (|U'à pld mes, mais faites de bon cœut^ la volo comme étant les serviteurs de Jésus-Cb vez-les avec affection, regardant en eux 1 non les hommes, sachant (}ue chacun ret gneur la récompensé du bicti qu'il aUra fi Yi, 5-8.) Il ajoute dans la première ÉpltTi (VI, i) :t Que les serviteurs sachent qu'il de rendre toute sorte d'hon neurs à leurs i (( Serviteurs, >( dit à son tour salut Ph soumis à Vos mattrés avec un grand t^ lement à ceux qui Sont ceux qui sont rUdês et à Dieu que, dans la Va( les maux et les pe* tement. » (I Pe* triae. L'obéh très Yoai ]
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it letirs ordres, tous voyez le Maître suprême o<»iiiiiaiidei Votre obéissance sera méritoire, ^tis souttlette^ en tout, non par la nécessité eonditioâ, mais par l'amour du deroir.
sera respectueuse, si dans tos malvoirez lésus-Cbrist, qui vous parle, qui vous commande le travail de chaque jour; pariant, en leur répondant, vous le faites le feriez au Sauveur, si tous étiez en son
serviteurs aient du bien et des intérêts de leurs m tout le soin qu'ils auraient de leur bien propre qI leurs intérêts personnels. Ils doivent se garder de porter aucun préjudice, ou de permettre que d'àui leur fassent tort dans leur réputation ou dansji fortune. L'Évangile fait Téloge du serviteur yigilûâ fidèle, qui n'a point négligé le bien de son maître ç fait profiter (Matth., xxv, U-23.Luc., xix
Serviteurs, abstenez-vous de disposer pour vomj pour autrui de ce qui appartient à vos maîtres, leurs meubles, ni leurs ustensiles, ni leur ni^ent sont à vous. Vous ne pouvez rien prêter ni rien doi ner sans leur consentement, pas même pour assi: les pauvres. Faites, si vous le pouvez, de petites au< mônes avec votre bien : vous en aurez le mérite devant Dieu ; mais laissez à vos maîtres le soin d*eier-{ cer la charité comme il leur plaira. Ce s.:raitun manque de fidélité de vous adjuger certains béné- ^ flces sur la vente ou Tachât d'objets ou de denrées pour le compte de vos maîtres. Si vos gages sont petits, trop petits, réclamez auprès de vos maîtres, ou cherchez à vous placer dans de meilleures conditions; mais Dieu vous dit par la bouche de saint Paul: « Ne détournez rien du bien de vos maîtres. » (Tit.: 11,10.)
La fidélité consiste encore à travailler selon vos forces, à employer utilement votre tempes, à faire de votre mieux ce que vous faites, et à répondre en toutes choses à la confiance de vos maîtres.
S'JJ y a des enfants dan^ la mai^on^ et surtout si vous ea êtes spécialemeal dcLôi^te» n^V\\kl ^\it\^\a
oles^ sur leur conduite, sur leurs rapports avec
autres, afin qu'ils n'éprouvent aucun scandale,
1 ne contractent aucune mauvaise habitude. Quelle
»nsabilité ne serait pas la vôtre, si vous aviez le
inalheur de les initier vous-mêmes au mal par vos
^^paroles imprudentes ou vos mauvais exemples I Sou-
. venez-vous des anathèmes que fulmine Notre-Seigneur
^^ésusGhrist contre quiconque aura eu le malheur
de scandaliser le plus petit enfant (Matth., xviii,
^^,6. Marc, ix, 41. Luc, xvii, 2.) C . C'est en remplissant persévéramment tous vos devoirs d'obéissance et de fidélité envers vos maîtres, que vous mériterez d'entendre un jour de la bouche du Maître souverain cette douce et consolante parole : « Courage, bon et fidèle serviteur ! parce que vous avez été fidèle en peu de choses, je vous établirai sur beaucoup plus : entrez dans la joie de votre Seigneur. » (Matth., XXV> 21.) Amen.