XVI. — De la Liukure
ffoh m(èchaheHs, (Etôd., 11, 14.
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Il est un péché que le ministre de la parole sainte Qu'ose jamais aborder qu'en tremblant du haut de la chaire de vérité. Le grand Apôtre aurait souhaité que le nom même en fût resté inconnu parmi les chrétiens : Nec nominetur in vobisi sicui deoet sanctos. (Eph.| y, â.) Et cependant comment garderie silence sur un vice qui fait tous les jours de nombreuses victimes? L'enfance initiée à des mystères d'abominations la jeunesse précoce à satisfaire des appétits innomési l'âge mûr livré à d'inavouables excès^ la vieillesse elle-même consumée par les feux mal éteints d'un autre temps : en faut-il davantage pour vaincre les plus légitimes répugnances, et imposer au prédicateur Taustère devoir d'instruire les âmes et de les préserver des suites funeste de la luxure? Mettez, 6 mon Dieu, une garde à mes lèvres (Ps. gxl, 3), alin qu'il n'en sorte rien que de digne de votre majesté sainte, rien que d'édifiant pour l'assemblée des chrétiens qui m'entendent*
J'ai à vous dire présentement: l"" la gravité de la luxure; 2* les châtiments qu'elle entraîne; 3® le^ moyens de l'éviter.
Il Gravité, -^ Âi-je besoin de rappeler à un auditoire chrétien qu'il ne s'agit pas seulement ici de l'adultère en iui-méme, mais de Aoul c^^ ofoi ^<^\^^N&^âû&
à ce crime : les pensées, les désirs, les actions contraires à la pureté? J'emprunte à saint Paul sa chaste et lumineuse parole, pour tous faire comprendre la nature du péché dont il est question. « Fuyez », dit-il, (( la fornication. Tous les autres péchés se commettent hors du corps, tels que l'injustice, Thomicide, Tenvie, la colère ; mais celui qui s*abandonne à la fornication, pèche contre son propre corps. » (ICorinth., vi, 18.)
(( La volonté de Dieu est que vous soyez saints... Que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l'honnêteté, ne suivant pas les mouvements de la concupiscence, comme les gentils, qui ne connaissent pas Dieu. » (I Thess., iv, 3-5.) a Le corps est fait non pour le péché, mais pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps. » (I Corinth., vi, 13.)
Qu'est-ce donc qui fait surtout la gravité de la luxure? r C'est que ce vice s* attaque au corps de Vhomme. Si le corps n'a pas la même dignité que l'âme, il est cependant comme elle Touvrage de Dieu. Pour le former, le Créateur ne s'est pas contenté de commander à la terre de le produire comme les autres animaux ; il l'a formé lui-même de ses mains. Ce corps est le chef-d'œuvre delà création matérielle. Si donc vous le profanez et l'outragez par le péché, l'outrage remonte à celui qui l'a fait, à Dieu luimême.
2® La luxure viole le corps comme membre du corps de Jésus-Christ. Ce corps a été racheté par le sang du Sauveur ; il a été fait membre de son corps mystique, qui est l'Église. C'est la doctrine de saint Paul. « Ne savez-
: JRNupas », dit-il, « que vos corps sont les membres
\ jb Jésus-Ghrlst ? Irai-je donc, prenant les membres
:^ ie Jâsus-Ghrist, en faire les membres d'une prosti-
JjBktX Dieu ne plaise! » (I Gorinth., vi, 15.) Quel
^:^ Kshonneur I quelle infamie !...
J ^ La luamre profane le corps comme temple du
f. fêmt^EspriU Écoutons encore le grand Apôtre : « Ne
. ttfez-Yous pas que vos membres sont le temple de
lÏBprit-Saint, qui est en tous?... Glorifiez et portez
Oieu dansTOS corps. » (I Cor., vi, 19, 20.) « Le temple
^ de Dieu, qui est vous-mêmes, est saint. Si quelqu'un
fe viole, Dieu le perdra. » (I Gorinth. , m, 17.)
Or, que penseriez-wus de celui qui s'emparerait ^e cette église, demeure de Dieu, pour la transformer ®tl repaire d'animaux immondes ?... Gelui qui proï'^ne son corps, que fait-il autre chose que de Taban- ^onner à cet esprit impur dont il est parlé dans *^*Évangile, lequel s'en va chercher sept démous plus léchants que lui, pour y établir sa demeure?... l^Hattb., XII, 45. Luc, XI, 26.)
i® Dirai-je l'humiliante et profonde dégradation à laquelle s'abaisse le profanateur de son corp& 7 a L'homme établi dans l'honneur » , est-il écrit, « ne l'a pas compris ; il s'est fait semblable aux animaux sans raison, et est descendu à leur niveau, n (Ps. xlyiii, 18,21.)
Quand le bœuf et le cheval se sont désaltérés à la fontaine, ils se retirent ; seul l'homme se livre sans mesure et sans frein à ses appétits déréglés...
5* Ajoutez enfin les désordres, les ruines^ lés jalon* siifff, les crimes effroyables donl \a \vwl\«^ ^'^V. \^
ce crime : les pensées, les désirs, les actions C(
aires à la pureté? J'emprunte à saint Paul sa cba i lumineuse parole, pour tous faire comprendre lature du péché dont il est question. « Fuyez lit-il, « la fornication. Tous les autres péchés se co mettent hors du corps, tels que l'injustice, Thoii cide, Tenvie, la colère ; mais celui qui s*abandonn< la fornication, pèche contre son propre corps. (ICorinth-, vi, 18.)
(( La Yolonté de Dieu est que vous soyez sainl^ Que chacun de tous sache posséder son corps dan» sainteté et l'honnêteté, ne suivant pas les mouvem#< de la concupiscence, comme les gentils, qui ne ic naissent pas Dieu. » (I Thess., iv, 3-5.) <( Le corpiâ fait non pour le péché, mais pour le Seigneur, t Seigneur pour le corps. » (I Corinth., vi, 13.) r
Qu'est-ce donc qui fait surtout la gravité c luxure? 1^ C'est que ce vice s* attaque au cofjjt Vhomme. Si le corps n'a pas la même dignitéi' l'âme, il est cependant comme elle l'ouvrage det Pour le former, le Créateur ne s'est pas conteil commander à la terre de le produire comné autres animaux ; il l'a formé lui-même de ses Ce corps est le chef-d'œuvre de la création Si donc vous le profanez et l'ou l'outrage remonte à celui qui même.
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IL Châtiments. — Aussi de quels châtiments Dieu^ dans sa juste colère, ne Ta-t-il pas Arappé dans tous les temps? C'est parce que toute chair avait corrompu Savoie (Gen., vi, 12), que l'humanité entière disparut sous les eaux du déluge, à l'exception de Noé et de ses trois enfants. Dieu, selon l'énergique expression de l'Écriture, s'était repenti d'avoir fait l'homme. (Ibid., 6-7.)
Sodome, Gomorrhe et les autres villes coupables périssent sous une pluie de feu et de soufre^ en punition de leurs infamies. Rappelez-vous les malheurs de David^ Tapostasie ds Salomon, la fin tragique de Samson, le supplice des vieillards de Babylone. De tous les crimes que Thomme puisse commettre, le péché de la chair est celui qui, de tout temps, a eu le privilège d'armer d'une sévérité particulière le ciel contre la terre.. .Voyez dans les hôpitaux ces vieillards de vingt-cinq ans dont le corps tombe en lambeaui. Écoutez derrière les barreaux de leur prison ces détenus qui gémissent sur les excès qui leur ont attiré les rigueurs de la justice humaina. -^ Mais^ outre les châtiments que la luxure attire sur la terre, elle ex^ pose encore aux tourments de la vie future* « Ni les fornicateurs, ni les adultères, n dit expressément TApôtre, (c ne posséderont le royaume de Dieu< » (I Gorinth., vi,9-l 0.) Voudriez- vous donc, pour unfade plaisir d'un moment, vous exposer à un supplice sans fin?...
III. Moyens d'éviter eé péôhé. «^ En pré8ene<a d'un vico si indigne de l'homme et du Chrétien, et attirent
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la grâce, vous la trouverez surtout au banquet C'est là que vous serez abreuvé du vin qui fait gen les vierges : vinum germinans virgines, (Zach., ix, 1' Et les vierges ont le privilège de suivre YAgam\ dans le ciel. Ainsi soit-il. ^,