IX. — Devoirs envers l'Église
Ecckria Jki tvoi, colvmmtL etfnMf* menlum veriUUi», (lTiiiiotli.»in, 15.)
L'Eglise da Diea TiTant est Ut colonne et le fondement de la Térité.
A ne considérer que ces deux titres que donne ici le grand Apôtre à l'Église de Jésus-Christ, ce serdt un motif plus que suffisant de lui rester étroitement attaché. Seule elle a mission d'enseigner la vérité avec plénitude ; seule elle la' conserve tout entière ; seule elle la défend, la protège et la venge avec une infaillible autorité, contre l'esprit de mensonge et d'erreur qui envahit le monde et l'entraîne jusqu'aux dernières extravagances.
Mais l'Église a d'autres titres encore à la fidélité des véritables chrétiens, et de ces titres résultent des devoirs, qu'il convient de rappeler dans ces temps de folie et de vertige, où les puissances de ténèbres semblent mettre tout en œuvre pour éteindre la foi dans le cœur des fidèles, et les jeter hors de la voie du respect et de l'obéissance qu'ils doivent à cette épouse immaculée de Jésus-Christ.
Tous nous sommes sujets, enfants et membres de l'Église.
V SujetSy nous devons lui obéir comme à notre %fAxxe^ ruine; 2'' enfants^ nous devons V aimer comme tvoVpem^Te-
3® membres, nous devons la soutenir de tout notre dévouement.
I. Sujets. — L'Église est notre souveraine, puisque Jésus-Gbrist l'a substituée à sa place et lui a départi son pouY(^. CSomme telle^ ellefoit des lois, elle porte des décrets, elle prononce desjugenaentset gouverne les fidèles selon les pures et saintes maximes de rÉvangile. Notre devoir est de nous comporter envers elle eomme des sujets soumis et dévoués. — Elle nous commande la foi- aux vérités qu'elle enseigne, et la docilité aux devoirs qu'elle prescrit. « Allez, » lui a dit Jésus-Gbrist dans la personne des apôtres, « enseignez toutesles nations. » (Mattb.,xxvur^ 19.) Voilà samission: elle va partout, cbeztousles peuples, sur tous les borisons; elle parle, elle enseigne la vérité aux grands et aux puissants de la terre, comme aux petits et aux pauvres... Or, je vous le demande, la soumission de votre esprit aux enseignements de l'Église, qui vous arrivent par laboucbe de vos pasteurs légitimes, est-elle entière et absolue ? Ne vous laissez-vous point séduire par les doctrines impies qui se propagent dans le monde et pénètrent jusqu'aux plus bumbles villages, par les livres, les journaux et les ignorants qui les lisent et les commentent t Ils mentent effrontément, ces journaux; ils mentent,, ces livres ; ils mentent, ces faux docteurs, et ils blaspbèment contre l'Église : car seule elle est le fondement ile, la colonne inébranlable delà vérité... Ce iis-Christ a enseigné, ce que les apôtres ont l'Église le prêche et l'enseigne ; elle le prél'enseignera jusqu'à la &ti dâstem^^ et le
eyoir de tous les sujets de l'Église est de soumettre mr esprit et leur raison à ses divins enseignements. Lejeter ou seulement mettre Tolontairement en doute n seul larticle de son symbole, c'est renier sa sousraineté, s'exclure de son sein, et se mettre contre lie du parti des hérétiques, des schismatiqnes^des inrédules et des impies.— Gomme souveraine, l'Église ous impose des lois, nous prescrit des ^devoirs. Il est 'un loyal et fidèle sujet d'observer ces lois, d'accomtir ces devoirs. Elle a institué des fêtes : sanctifiez-les irecpiôté... Elle offre l'adorable sacrifice pour le salut 6 vos Ames : prenez-y part comme elle le commande... Ile vous prescrit le bain salutaire de la pénétence ne fois l'an : usez de ce remède nécessaire.... Elle )us invite au banquet eucharistique au temps pasil : ne refusez pas à votre Ame cette indispensable 3urriture.... Vous êtes obligés de faire pénitence r >umettez-vous aux lois du jeûne et de l'abstinence. C'est ainsi que l'Église vous reconnaîtra comme » véritables sujets.
IL EnfanU. — En second lieu, r%lise est notre lère, et nous sommes ses enfants : de là un nouvel rdre de devoirs. Que l'Église soit à notre ^ard une ^ritable mère, pouvons-nous en douter, après toute tendresse qu'elle nous porte et tous les soins qu'elle rend de notre âme ?
Nous avons franchi à peine le seuil de la vie, qu'elle i hâte de nous prendre dans ses bras pour nous ^nérer, nous affranchir de l'esclavage du démon t nous admettre au nombre des enfants de la grâce. es lors eUe s'attache à tous nos ^b&, ^o\ns^\X. ^
ious nos besoins, nous guérit de toutes nos infin tés et s'associe à toutes nos peines. Voyez-la s'oceQ' pant, dès notre première enfance, de notre instnir tion relîtjieuse, bégayant avec nous les éléments 4 lafoi, et nous préparant à participer au divin ba> quet. Y a*t-ii une circonstance tant soit peu împd tante de notre vie -où elle ne s'occupe de nous a^ une maternelle sollicitude? ... Ha mort ellé-méa ne peut rien dter aux tendresses de l'Église pour « enfonts. Que vos parents, vos amis vous oul^eQI elle ne vous oubliera jamais, et, jusqu'à la fin d( temps, elle o^ra des prières et des sacriQces poti vous délivrer des peines du purgatoire et vous u surer l'éternel repos. — . Comment répondre à tu d'amour ? Est-il nécessaire de rappeler à un ênfû' bien né les sentiments qu'il doit éprouver envers mère I II sent naturellement dans son cœur un doi mélange d'amour, d'attactement, de reconnaissaoo Aimez-la donc, cbrétiens cette divine mère : aime; ladans son cbef invisible, Notre-SeigoeurJésus-Cb ris qui lui a laissé tous les trésors de son cœur adore ble ; aimez-la dans son chef visible, Notre Saint Pèi le Pape, le pasteur de nos Ames; aimez-la dans se pontifes vénérés ; aimez-la dans ses ministres, chat gésde vous distribuer les trésors de sa parole eldj ses sacrements ; aimez-la de cet amour jaloux quij défend par la parole et se manifeste surtout par Bl œuvres : verbo et opère... \
III. Membres. — L'Église est véritablement ta ciété ou un corps moral. Ce corps a pour dut âus-Ciirist lui-même, «\. '^wx -m&isiGinK, ^oqa \m
dèles. Ainsi renseigne l'apôtre saint PauK uDieu», dit-il en parlant de Jésus-Christ, « a mis toutes choses à ses pieds, et Ta donné pour chef à son Église, laquelle est son corps et le représente tout/ entier. » (Eph., I, 22). Nous ne faisons donc tous qu'un même corps avec Jésus-Christ Or, selon la doctrine du même apôtre, chaque membre a ses fonctions propres : les yeux voient, les oreilles entendent, les pieds marchent, les mains travaillent et servent; mais chacune de ces fonctions s'exerce pour l'utilité et l'avantage de tout le corps. Il y a entre les membtes échange de services, et dévouement parfait des uns pour les autres. Telle est aussi l'admirable harmonie qui doit exister entre les différents membres de l'Église, tel est le dévouement qu'ils doivent avoir les uns pour les autres. Quels que soient donc votre rang ou votre fonction dans l'Église, montrez-vous dévoués aux œuvres qui intéressent l'honneur, la 0oire, l'exaltation de cette auguste mère dans l'uni- Yers entier. La propagation de la foi, les associations pour la défense des intérêts catholiques, le denier de Saint-Pierre, la décence du culte, l'entretien des temples sacrés, la diffusion des institutions charitables, l'instruction des ignorants, l'assistance des ; pauvres, la publication de bons livres, que de moyens ;voas sont offerts pour faire preuve de dévouement à l'égliise 1 Oui, chrétiens, que votre esprit, votre cœur, votre temps, vos sueurs, vos biens appartiennent avant tout à votre mère. Soyez ses enfants sur la terre, pour mériter d'être ses membres glorieux dans le ciel.