IX. ^ Le Pain qaotidien
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N:u? ifr*f ni::i5 5: bkn de Dieu en tontes choses, ^«11 1 T >u>j: eo«s f -dre une oNiraiion de demander à sa pd*-! r!: e 1-. b»: !i:r If > ^bcâe? nit me les plus indispensable* i !i >>?. :f«T:r-ît> scLt comprises sous le nom de r.?. i:. Aa Iir- ie s'escreueillir de Fabondance df sts biens. i\ i>- iT'UScr par Tusage immodéré et reuparle a^^'il ea fiiî troo souvent, le riche ne derrait ;L iwis s'humnifr devant Dieu, et lui rendre çrk'fs i-f ':e riM ^cu: bien lui donner chaque jour ce 4'.:: 1.:: rst r:»?:f*ss.i:rr pour i'er.tretîen de sa santé et ie ïJL \ ir ' Av-f : ^^s ri ohessès. ses trésors, ses vastes doir.a::ies. ses i:7'?:'frs bien loumis, l'homme le plus opule:* -ie li :e-r? n'es: devant Dieu qu'un mendiant, et. corame le plus pauvre, il a besoin de dire au Se'2::îeur chaque jour: • Donnei-nous aujourd'hui notre pain quotidien. ^
Essayr.Qs d'eiposer t"^ les conditityns : t' r objet ée cette demanie.
I. C:n 'i:icm. — En demandant à Dieu les biens de la vie et tout ce qui a rapport à i'usage des choses terrestres, nous devons régler nos désirs et nos intentions suivant la volonté du Père cébste : car c'est principalement en demandant ces bieui vains et fragiles
gué nous vérifions ces paroles de l'Apôtre : a Nous ne savons point ce que nous devons demander, ni le flaire comme il faut. » (Rom., viii, 26.) Pour juger d'une manière certaine si notre prière est bonne ou mauvaise^ nou&ni'avons qu'à consulter notre intention. Demander les biens de la terre comme des biens véritables, s'y arrêter comme dans sa fin dernière, sans rien désirer au delà, assurément ce n'est point prier comme il faut. « En effet, » dit saint Augustin, a nous ne demandons point ces choses temporelles comme des biens, mais comm:e des besoins : besoins d'autant plus multipliés, que notre misère est plus grande, par suite de la ^ante de notre premier père. » Car, si Adam avait besoin de quelque nourriture pour vivre, il ne lui fallait ni vêtements pour se couvrir, ni habitation pour se retirer, ni armes pour se défendre, ni remèdes pour conserver sa santé, ni une multitude de choses qui nous sont nécessaires pour protéger notre faiblesse et notre fragilité natureJJe. Du fond de notre misère nous sommes obligé»d'avoir sans cesse recours à Dieu, pour lui demander en suppliants tout ce qui nous est nécessaire pour l'âme et pour le corps. Comme l'enfant prodigue, éloignés de la maison paternelle, accablés sous le poids de l'indigence, rentrons en nous-mêmes, et comprenons que nous ne pouvons trouver qu'auprès de notre Père un remède contre tous nos maux. Ce qui doit augmenter notre confiance, c'est de penser que Dieu, dans sa bonté infinie, a. toujours les oreilles ouvertes à la voix de ses enfants. Puisque, en effets il nous engage à lui demsaoder notre pain, ne promet-il pas en même tempâ de L'ac-
corder abondamment à ceux qui le demanderont comme il convient?
La nécessité de demander le pain de chaque jour s'impose aux riches comme aux pauvres ; non que les riches aient à demander ce qu'ils ont déjà par un effet de la bonté divine, mais afln ''de ne point le perdre et pour se conformer à ce conseil de l'Apôtre : <c Que les riches apprennent par là à ne point s'enorgueillir, à ne point mettre leur confiance dans les biens fragiles, mais dans le Dieu vivant, qui nous donne toutes choses en abondance pour en jouir. » (I Tim., vr, 17.) Saint Chrysostome nous donne la raison de la nécessité de cette demande ; « Ce n'est point seulement », dit-il, « pour que nous ayons la nourriture nécessaire, mais afin qu'elle nous soit donnée par la main du Seigneur, et qu'ainsi elle reçoive de lui une vertu salutaire, qui la rende utile au corps, et qui soumette le corps à l'âme; >
Ce que nous demandons pour nous, nous le demandons pour tous, car Dieu veut que nous fassions part aux autres de ce qui nous reste après avoir pourvu à nos besoins, t C'est le pain de ceux qui ont faim que vous retenez, « disent saint Basile et saint Ambroise, « c'est l'habit des pauvres que vous cachez, c'est le rachat des malheureux et le prix de leur délivrance, cet argent que vous enfouissez dans la terre. »
Dans sa formule même, cette demande nous est souverainement salutaire, puisqu'elle nous met dans la nécessité de nous élever chaque jour vers Dieu en lui disant : « Donnez-nous aujourd'hui. » Notre âme a besoin de recourir fréquemment à la prière, qui est
sa nourriture, comme notre corps a besoin chaque jour du pain son aliment
II. Objet de cette demande. — Dans son objet, cette prière renferme tout ce qui regarde la vie corporelle et la vie spirituelle. Une foule d'exemples dans la sainte Ecriture prouvent qu'il est permis aux chrétiens de demander à Dieu les biens de cette vie. Jacob faisait ce vœu : « Si le Seigneur est avec moi, qu'il me garde dans la route que je suis, et qu'il me donne du pain pour me nourrir et des vêtements pour m'habiller, et que je retourne heureusement à la maison de mon père ; le Seigneur sera mon Dieu, et cette pierre que j'ai élevée pour témoignage, sera appelée maison de Dieu, et je lui offrirai la dîme de tout ce qu'il m'aura donné. » (Gen., xxviii, 20-22.)
Que disait Salomon ? « Seigneur, ne me donnez ni la mendicité ni les richesses, mais seulement accordez-moi les choses nécessaires pour ma subsistance. » (Prov., XXX, 8.) Saint Jacques adressait cette exhortation aux premiers fidèles : » Si quelqu'un de vous est triste, qu'il prie ; s'il est dans la joie, qu'il chante des cantiques. » (Jac, v, 13.) Saint Paul tenait aux Romains ce langage : » Je vous prie, mes frères, par Notre- Seigneur Jésus-Christ et par la charité du Saint-Esprit, de m'aider dans vos prières pour moi auprès de Dieu, alln que je sois délivré des infidèles qui sont en Judée. » (Rom. , XV, 30-31 .) Qui ne voit que dans tous ces passages il est question de choses qui regardent la vie temporelle? Et le Sauveur lui-même, ne veut-il pas que nous demandons des choses qui évidemment ont rapport à Ja vieprésente, quandUnow^ âL\\.\ vv'^xvft.'L^SùsskQ^iSk
\otre fuite n'arrive pas ^i hiver, ni le jour du sabbat?» Matth., XXIV, 20.)
Par ces mêmes paroles de pain quotidien, nous demandons aussi tout ce qui est nécessaire en cette vie pour le salut et la sanctification de notre âme. Et d'abord, la parole de Dieu, a Venez, » dit la Sagesse, « mangez mon pain, et buvez le vin que je vous ai versé, d (Prov., ix, o.) Et lorsque Dieu cesse de nous faire entendre sa parole, alors les prophètes disent que Dieu afflige les hommes par la famioe. « J'enverrai la famine sur la terre, non la famine du pain ni la soif de Teau, mais celle de la parole de Dieu. » (Amos., viii, 1t.)
Jésus-Christ Notre-Seigneur est aussi la nourriture de notre âme. Il dit Jui -même : « Je suis le pain de vie qui est descendu du ciel. » (Joan., vi, 41, 31). Mais c'est principalement dans le sacrement de TEucharistie, où il est reDfermé substantiellement, que Jésus-Christ est notre pain. Ce divin Sauveur a vouUi être notre pain quotidien: premièrement, parce que tous les jours, daus les sacrés mystères de l'Église, on l'offre à Dieu le Père, et on le donne à tous ceux qui veul* nt le recevoir avec de saintes dispositions; secondement, parce qu'il faut nous en nourrir tous les jours, ou du moins vivre de telle manière que nous puissions tous les jours nous en nourrir, s'il a'y a point d'obstacle qui nous en empêche. Que ceux qui prétendent que Ton ne doit participer à cette nourriture sacrée que rarement, écoutent saintAmbraise : « Si c'est un pain quotidien, » dit-il, « pourquoi ne le nangez-Yous qu'une fois Vm.l i^
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DemandoQs à Dieu avec conGance et persévérance tout ce qui nous est nécessaire pour la vie de notre âme, le reste nous sera ajouté par surcroît : Hase am^ nia adjicientur vobis. {M.aXih., vi, 33. Luc, xii, 31.) Celui qui aura mangé de ce pain surnaturel que donne le Sauveur, vivra éternellement.