‹ Manuel de prédication populaireChapitre 68 sur 90 · II. — Lob Sacrements · texte numérisé non relu

II. — Lob Sacrements

V$ni Mt vitam kabêamt, H danUuê habeai^i, (Joaii^ x, 10.^

Je suis f eoa «fia qa*ila sieot Ia.fii, et qu'ils Taient snrabonc

Lu vie dont parle ioiNotre-Seigaenr Jésas-Cfeuriâkct qu'il oHt voau CDUuuuiuquer à ses disciples, n'est éri- (lemmeut (kw colle qu'ils ont reçue de leurs parents et qui leur est ciuumuuo avec tous les hommes sa» exception. lU'agit delario surnaturelle, quelagrice du Uiou donne à T&me : vie qui, pour nous, conunenee au bapi^nic et a pour duriV> rôtcrnité, à moins que lo poclu' ne vitnmorèUnndre, Combien ne devons-nous pa* tenir t^ wtto vie» la seule Tt^rilable, puisque, loin d avvir rien à n^louter de la mort, c'est, au contraire, de U nuM't elle uuHue qu^elle reçoit son immuable (H^rlV\'tion 1 IVndaut que nous sommes en ce monde, nv»ns s^uumes tovgoui-s exposés à la perdre parle pécho. mais si nous avons le bonheur de la recouvrer avAut de lasser du temp!> v^ IVHernité, la mort ne fera que nous ai^Vanohir du danger et de la crainte d'en t^liv v^ jvnuais vle^KHiillès.

KU bieuî vvlte vie de Time, comment Jésus-Christ nou5^ ia vlouue t-il :^ comment nous la conser?e-t-il? eouuin-ui raug.uentO't-il eu uous avec une surabondance toiyoui*s croissante ? C'est au moyen de ce que J'%lise appelle ks sacrements.

N0U5 allons dive \^ la Katw.re et U n.<nniiT« 4£% lacrt.-

ments; î"* les motifs pour lesquek Jésus* Christ les a institaés.

I. Nature et nombre des sacrements. — Ce que nous appelons a sacrement », et les Grecs «mystère », est, selon la définition de saint Augustin, « le signe d'une chose sacrée » , et, d'après les Docteurs, qui ne font que développer la pensée du saint Évoque d'Hippone, « le sacrement est un signe visible ou sensible de la grâce invisible, que Jésus-Christ a institué pour notre puri« fication. » Deux choses sont nécessaires pour un sacrement : la matière et la forme. La matière, c'est rélément terrestre, matériel, employé dans le sacrement, comme, par exemple, l'eau dans le Baptême, le saint chrême dans la Confirmation, l'huile dans l'Extrême- Onction, le pain et le vin changés au corps et au sang de Jésus-Christ dans rEucharistie. La forme consiste dans les paroles prononcées en même temps que la matière est employée. Ainsi, en répandant l'eau au baptême, on dit : « Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. »

La matière et la forme constituent le signe ou la chose visible et sensible : la matière s'adresse aux yeux, la forme aux oreilles. Le signé extérieur marque et exprime l'opération intérieure de la grâce dans rflme. Prenons encore le Baptême pour exemple. La propriété de l'eau est de laver et de purifier; employée comme matière, elle signifie la grâce qui lave l'âme et la purifie de toute souillure... La forme vient se joindre à la matière pour en rendre la sigaification plus claire, plus nette et plus précise: elle exprime en quelques mots la propriété spéciale du sacrement

Les sacrements sont au nombre de sept. Ce nombre, comme l'enseigne saint Thomas, correspond admirablement à tous les besoins spirituels de l'homme, au point de vue de sa double condition individuelle et sociale. Prenons la yie naturelle de Thomme dans son principe et ses développements comme image de sa vie surnaturelle : nous comprendrons mieux comment les sacrements sont appropriés à ses différents besoins. Le Baptême est la naissance spirituelle de Thomme à la vie de la grâce... La Confirmation tient lieu de croissance dans cette vie spirituelle; c*est par elle qu'est donné le Saint-Esprit pour fortifier Tâme. Cette vie, il faut l'entretenir et la nourrir par Taliment qui lui est propre ; or c'est l'Eucharistie qui est cet aliment... Comme la vie naturelle, la vie spirituelle est sujette à Tinûrmité, à la maladie, même à la mort; il faut un remède spécial pour revenir à la santé, pour ressusciter : ce remède se trouve dans la Pénitence, instituée pour remettre les péchés commis après le Baptême. L'Extrême- Onction achève la guérison en effaçant les restes du péché et en préparant l'homme à entrer dans la gloire éternelle, qui est sa fin. Voilà pour ce qui regarde la vie individuelle.

En ce qui concerne la vie sociale, l'homme arrive de deux manières à la perfection : d'abord en se trouvant investi du pouvoir de gouverner la multitude et de faire tous les actes publics nécessaires à cette fin. Le sacrement de l'Ordre donne ce pouvoir pour ce qui tient à la vie spirituelle. L'homme se perfectionne, en second lieu, en devenant apte à la propagation naturelle. Elle s'accomplit par le Mariage, qui regarde à la

fois la vie du corps et celle de Tâme : car [il n'est pas seulement un sacrement, mais encore une fonction naturelle. C'est ainsi que Dieu, dans sa sagesse et sa providence, a réuni dans les sept sacrements tous les secours nécessaires à l'homme pour arriver à sa fin, qui est la sainteté sur la terre et Téternelle béatitude dans le ciel.

II. Motifs pour lesquels Jésus-Christ a institué les sacrements. — Pourquoi Notre-Seigneur a-t-il institué les sacrements? C'est d'abord pour manifester aux hommes sa bonté, sa sagesse et sa puissance. Sa bonté se montre dans la simplicité et la facilité des moyens qu'il nous a donnés pour atteindre notre destinée qui est de vivre pour sa gloire et de le posséder dans le ciel. Mais sa bonté éclate merveilleusement surtout dans l'Eucharistie, où il se donne lui-même à nous comme gage de ses éternelles promesses. Sa sagesse n'est-elle pas admirable en ce qu'elle a si bien pourvu au dommage que nous a causé la faute de notre prepremier père? Nous avions perdu la vie par un morceau de fruit défendu : il nous la rend surabondamment par la manducation de son corps, qui est le vrai pain de vie. Sa puissance enfln se manifeste dans la vertu et Tefficacilé qu'il communique aux sacrements, dont la matière, en général, est si simple et si commune.

Jésus-Christ a encore institué les sacrements comme signe d'union entre les enfants de l'Église, et d'union aussi entre les membres de ce corps mystique et leur divin Chef. Par les sacrements, en effet, et surtout par J'Euciaristie, qui est cotï\mfe\^ ç,«îi\x^ ^^\^n^\^%

chose aT«c k Sisfur. s Cdui ^ siai» mt chûr et boil moD sang. > dît-D. c daneiuf ea noi^ et moi cnlnL » 'loan., ti. 57.) Mais raakKi iatûK que nous eontnctoiis aTcc Jéso«-ClErist dins li sûnte commu- Bian, sTéteod et se propag» cotre tos les idèles» qui ne finit phis qaTun eatre eux, eomme îk ne fhiit plus qu'on ate? lui...

Un antre moti^ enfin, qoe s'est proposé le Smteor dans rinstitatk>n des staremeats, c'est qoe mns ne nwtts pins en nons-mêiies, miis en IuL « Je tîs, > s'écriait saint Panl, «mais ce n'est plus moi qni Tis, c'est Jésus qui lit en moi. i Fïro a«l«« jmm mmi ego^ mit vero m me Ckristms. (&al., n, SO.} La vie du grmi Ap^'re, que fit-eKe. en effet, sinon la reproiaction de elle de 5-Dn dirin Miître? C'était sa doctrine qu'il prcohiiî. ses commînieaients qu'il easeigaait. ?es trivaui, ses fitigues, ses sueurs, sa pissioa, qu'i 1 pirtageait. Ce fut enfia pour sou noui et en union ave' lui qu'il subit les persécutions et la mort« A son exemple, par la vertu des sicremenL-, n'ayons plus que les pensées, les désirs de Jésus-Christ. Que nos œuvres soient ses œuvres, notre vie sa vie ; et l'union que nous aurons avec lui sur la terre, ne sera que le prélude de celle dont nous jouirons éternellement dans le ciel.

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