III . — Le Baptême
Nisi quis renattis ftierit denuo, non potest videre regnum Dei, (Joan.i III, 3.)
Celui qui ne reçoit pas une seconde naissance ne peut Toir le royaume de Dieu.
Un docteur de la loi, Nicodème, étant yenu la nuit trouyer Notre- Seigneur Jésus-Christ pour s'instruire plus parfaitement des vérités du salut éternel, fut jeté dans rétonnement quand il entendit le Sauveur lui dire tout d'abord : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui ne reçoit pas une nouvelle naissance ne peut voir le royaume de Dieu. » Avec une naïveté audessous de son âge, le docteur croyait qu'il s'agissait de renaître selon la chair. Le Sauveur lui répondit qu'il fallait renaître par l'eau et le Saint-Esprit... (Joan., m, 4-5.) En venant en ce monde, nous sommes, par le péché originel, dans un état de mort spirituelle, c'est-à-dire de séparation d'avec Dieu, qui est la vie de l'âme. Le premier besoin auquel la miséricorde infinie du Rédempteur a voulu pourvoir, c'est de nous donner un moyen de recouvrer la vie spirituelle ; et ce moyen, c'est le Baptême, qui^ pour cela, est appelé le sacrement de la régénération.
Disons donc 1 ^ Y essence , g*» l'institution j 3' la nécessité du Baptême.