‹ Manuel de prédication populaireChapitre 72 sur 90 · V. — Baptême (obligations · texte numérisé non relu

V. — Baptême (obligations

Consejmlti sumus cum iîlo per Baptismwn. (Rom., vi, A»)

Nous ayons été ensevelis avec lai par le Baptême.

parlant du Baptême, Notre-SeigQeur Jésus-Christ îlle une nouvelle naissance, sans laquelle il est jsible de prétendre au royaume de Dieu : Nisi malus fuerit ex aqua et Spiritu sancto^ non potest •e inregnum Dei (Joan., m, 5) ; et voici que saint nous le représente comme une sépulture, un elissement. C'est qu'en effet Je Baptême est à $ Tune et l'autre : c'est la mort et l'enterrement jil Adam, de Thomme de péché, de l'enfant de liction et de colère, de ses vices, de sa corrupt de sa concupiscence ; c'est aussi la naissance uvel Adam, de l'homme de la grâce, de l'enfant nédiction et d'amour, et son initiation à une mvelle, qui est celle de Jésus-Christ. Ensevelis et Homme-Dieu, qui a attaché à la croix avec lui ret de notre condamnation (Col., n? 1 i) et a expié chés, nous ressuscitons à la grâce par la surance de ses mérites, et avec lui nous commenine vie surnaturelle, qui nous impose de nobles ites obligations.

igation 1* de croire en dieu et à toutes les vérités ( révélées; S"" de renoncer au démon ^ à ses pompes

et à ses œuvres; 3° de vivre selon la docinne et les exa^\ pies de Jésus-Christ

I. De croire en Bien et à toutes les vérités qu'il a vélées. — La première question que le ministre Seigneur adresse à celui qui se présente pour receTOÎ le Baptême, est celle-ci : « Que demandez-vous i l'Église? » et le catéchumèije répond : « Je demande la foi. » Après les prières préliminaires et avaat de conférer le sacrement, leprêtre interroge de nouvean, à plusieurs reprises, le postulant sur les principaoi mystères de cette foi chrétienne qu'il est venu solliciter. « Croyez-vous, » dit-il, « en Dieu le Père toutpuissant, créateur du ciel et de la terre ? Croyez-vouseï Jésus-Christ, son Fils unique, Notre-Seigneur, qui fi né, a ^oulfert, est mortet est ressuscité ?.-. Croyez-Toue au Saint-Esprit, à la sainte Église catholique?» etc. A toutes (*es questions, l'enfant, par la bouche deson parrain, a repondu : «Je crois. » Maiscette paroleu'esl pas une simple formule ■ c'est une promesse sérieuse, un engagement solennel, un serment prêté à la face du ciel et de la terre, de croire de cœur et de professer de bouche toutes les vérités contenues dans le Symbole catholique. Vous donc qui avez reçulagrâa du Baptême, ne l'oubliez pas, vous avez contracté Tobligation de soumettre votre esprit à reuseignement de rÉglise et de croire à la parole de Jésus-Christ Or cette parole, elle vous arrive par la bouche de ceux »% Dieu Sauveur a dit : a Allez, enseignei « (Matth., XXYUI, 19), c'est-à-direh IfBf paateurs qui ont mission de vooi y^Ot «ombieii de chrétiens, aujorn"

- d'hui, oublient cette première obligation de leur baptême en prêtant une oreille trop facile aux ennemis de leur foi, et en se laissant séduire par les erreurs, les mensonges, les calomnies qu'inventent et propagent partout des hommes qui n'ont d'autre mobile que leur ambition ou leur cupidité! Est-ce une foi inébranlable, celle qui hésite, qui vacille et se laisse envelopper des ténèbres du doute?... Est-ce une foi généreuse, celle qui n'ose s'alfirmer par crainte d'un sourire, d'une moquerie ?. .. Est-ce une foi efficace, celle qui ne se montre jamais par la pratique des bonnes œuvres ? Si vous avez la foi, montrez la donc par les actes qui en sont comcu»j le rayonnement. Le cierge allumé que le prêtre a déposé entre vos mains après votre baptême, n'avait d'autre sigijifir^ation que de vous rappeler que la foi du chrétien doit resplendir comme un flambeau au milieu du monde, et répandre partout la vive iuiuière du bçn exemple et de la sainteté.

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