‹ Manuel de prédication populaireChapitre 83 sur 90 · XVII. Confession (SES BIENFAITS · texte numérisé non relu

XVII. Confession (SES BIENFAITS

Venite ad me, omnes qui laboraiis et onerati estis, et ego reftciam vos» (Matth., XI, 28.)

Venez b moi, tous tous qui êtes fatigués et qui êtes dans la peine, et je TOUS soulagerai.

Je ne sais si, dans tout rÉvangi]e,il y a une parole plus douce et plus consolante que celle que vous venez d'entendre. En ce monde, qui n'a sa part de travail^ de. I. %

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peines et d'ennuis ? qui ne se sent parfeis sucoember sous le poids écrasant de la Tie ? Aussi bien 4laas le palais tout étiocclant d'or et de soie qœ soub le^dus humble toit de chaume, que de soupirs et même de larmes ! Partout et dans toutes les conditions rhoaune est obligé de se souvenir qu'il ast daos un liem d'expiation et d'épreuves. Mais, s'il est chrétien, quelle mélodie à son oreille et quel baume eur .son coBur que cet appel sorti de la boudie de Jésus<CSirifit : a Vea» k -moi, vous tous qui souffrez et qui êtes surehoigés, et je vous soulagerai !» 11 y a dans l'Église me pratique où les fidèles trouvent l'application de cette suafe parole du divin Mal4jre. Et cette pratique &'»est antre que la Confession. Àjussi, remarque un pieux auteur, à Rome et partout en Italie, cette terre classique de la foi, on lit sur les confessionnaux ce beau texte de l'Évangile : Yenite ad me, omnes, etc. C'est par la présence du prêtre qui le représente au tribunal sacré que Notre-Seigneur renouvelle à tous cette consolante invitation.

Que de bienfaits ne doit-oa pas à la Gonfessioa? 1** Elle console ; 2° elle encourage; S^^lle préserve le chrétien ; 4° elle est pour la société le plus sûr garant de Fan- Ufrité^ de la justice et des mœurs.

I. Elle console, — Considérée simplement comme aveu ou confidence, la Confession est déjà un des plus grands soulagements que puisse trouver le cœur au milieu des peines sans nombre auxquelles il est en proie durant la vie. Voilà une pauvre âme accablée de chagrins, d'ennuis; elle est sur le point de «ucco»ber à sa tristesse. Qu'elle trouve «ncflwir. ami l qui

elle puisse confier ses inquiétudes et ses peines i£& plus secrètes, «Ile se sent sooilagée du poids gui r.accablait,'et la sérénité revient sur son front. Maie M est des secrets intimes, des sujets de trouble^ d'in(}uiétude, de remords et môme de honte, dont on a besoin de s'ouvrir non plus seulement à on axni,iiiaisÀ quelqu'un qui ait pouvoir denous en délivrer entièremejat; et c'est un .confesseur, ministre des gnàces et de la miséricorde de Dieu, prêt à répandre les pamlôs de consolation puisées au cœur du «divin Mattre.*. Vofee entrer au confessionnal un homme accablé de trJiStesse, bourrelé de remords, tremblant de crainte : ne dirait -on pas, à le voir sortir calme, tranquille et fio«riant, qu'il a subi une complète transformation ?

Tertullien avait raison de dire que la Péniteofce est la félicité de Thomme pécheur, et Ton sait que laGon^ fession est la partie la plus apparente de la Pénitence.

IL Elle encourage. — Ea même temps qu'elle coflsole, la •Confession encourage et fortifie dms les adversités de la vie et la praitique de Ja vertu. Vous arrivez aux pieds d'un confesseur, surchargé d'embarras, de sollicitudes, ide itracas ; vous n'eu pouvez plus* Jésus-Christ est là pour vous 4ire par là bouche de son représentant: Martha, Marthcu, sollicita esettiurtm" Hs er§€ pLurima : porrp unum est necessarium. (Luc, K , 41-42.) Le guide de votre kme vous donne les conseils les plus appropriés à votre si tiuaUon personnelle etaïUL circonstances dans lesquelles vous vous trouvez ; il vous rappelle qu'à chaque jour suffit sa peine, et qu'il est inutile de trop s'occuper 4uJeademdin.Yous faites connaître par la Goafeasioa vos i^sgk)d[ifi, vos vii)es, vos

.-r* .air dau? lesquelks tous vogs .- ' '.::' vous a^ez & souteDir pocr i iK'ore l'homme de Dieu est - . . : u . votre appui, pour vous .i^ :isfiter à persévérer dans C-: riiariUible médecin, pour - . .... Tiif réclament vos infir-

- .:: nomme qui se confesse

<^^ •..; îî**se pas, il y a la même

. ... ..1; qui est soutenu et

: vf'Ut. marcher, et un .. i..:..ionnô à lui-même sur > r> :t riiyoD de soleil qui ..-- .-: iruuie à travers les VN :r. i rche en plein jour :

V .:. i: va, il découvre .. lUi: ne se confesse iiî^urte à chaque . f- ^: ornent vers Ta- -^ >'^TSulratsdelaCon- ^ '- - .•: ou elle encou-

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lïess-iiït -, - :- ^.-i-\>.->.: -:- > :* :.rers. L'un

sacré tribunal : les mauvaises habitudes prennent bientôt le dessus, et il devient un sujet de scandale. L'autre, au contraire, reste un moièle de retenue, de prudence, de sagesse, et on peut le citer comme un modèle de vertu : c'est qu'il est resté fidèle à la pratique de la Confession

IV. Elle est pour la société le plus sûr garant de Tautoritéf de la justice et des mœurs, — La société a son premier type dans la famille. Ce qui fait la beauté, Tbarmonie, la solidité de la famille, c'est l'autorité du père, environné de l'amour, de la vénération, du respect de la mère et des enfants. Au confessionnal, le père apprend toute la grandeur de sa responsabilité; la mère, l'étendue de ses de voi rs ; les enfants, leurs obligations. Delà famille, passons à la société en général. Quels services immenses la Confession ne rendraitelle pas aux dépositaires de l'autorité souveraine, en leur rappelant qu'ils n'ont qu'un devoir, celui de gouverner les peuples selon la loi de Dieu 1 II est sûr aussi que les peuples seraient mieux instruits de leurs droits par la Confession que parla lecture des journaux. Ceux qui attaquent la Confession savent bien pourquoi...

Pour la justice, quelle plus assurée sauvegarde des droits de chacun que ce tribunal où celui qui siège a mission de veiller à l'exécution des préceptes divins I Écoutez J.-J. Rousseau disant lui-même : « Que de restitutions, de réparations la Confession ne faitelle point faire chez les catholiques ! t» Elle expie les crimes, elle les empécbe, elle les prévient.

Où trouvera-t-on enfin une meiltewc^ ^yjixw^ôw^

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des iMNirs pfrMi>qnes fjw dans ht C!6irféssi6ii 7 Pxr son iiMnnen l'on couperait nnirt aux mandais livres, a«i jonman «urmplMiTs, atix spcctades scamhleux, av luxe elTrèm, à rint^nerié, à la paresse, à ta dëbauebe et à tons les désonires qtn bouleierseiit la société, la corrompent et la ratnènent an diaiH de I a pi us bonteiise et de h p!us êpouTantable bariiarie. Diiom cti finissant, ave? le Concile de Trente r « (Test r opinion générale des gens de bien que fout ce qu'il a plu à la bonté divine de conserver jusqu'ici âe êm^Mù^ de piété eC de religion dans son Église, fl h\ï% Tattribuer en grande partie à ta Confession » Idllt) e>it le salut pour le temps et pour réfemité.

X VIII. - Qualités de la Confession.

Itc^ osteKdUû nos mcerdatiAu^ .

,Luc., XVII, 14.)

Allez, montrez-vous aur prêtres.

(l'oi^t pour la pécheur une obligation de confesser ses faiilOH» s*ll vtnit en obtenir le pardon... Le sacrement de Pônitonco, comme dit saint Jérôme, est la seconde planche do sahit après fe Baptême, quand on a eu le malheur do perdre son innocence parte péché mortel. Mais, pour que la Confession néconcrlielecoupaWe' avec Dieu, elle doit être faite avec toutes les condftioHS requiises : dispositions X'^d intégrité'; 'i^d'hu* milité; 3** de sincérité; i" de prudence ; ô° de simplidtlf.

' ^position d'intégrité. — \^^ %^\w\. Çà^x\R\fe. de

Treodie déclare: qpue le pénitent doit s'aK^cus^ de tcms les' pédi<és mortels» que ss^ eottôeienee lui a. riSvéléa après tin mûr examen.. . Or, pour que k ConfessiioA seit entièiPe, it fttut dire : t** le nombre de ses ÇdMes aus» exactenient qu-on peut le sstfvoir. Tout pécM mortel devant^ être déclaré' au saint tribunal, il im^ porte de n'en omette aucun par sa faute... S'il est impossijl^ië à' m fiser le nombre précis-, on dédare au moins Thabitudie pl^s ou moins grande où l'on a été de- retomber dansf le même péché chaque mois, cha* que semaine* ou* chaque jour..... 2^ Les eircoDstanees qui aggra-vent fe péché ou en chasgent Tespèce... Tel acte coupable pouv.ant être opposi à plu^eur&com- Hiaiidements, il équivaut pa<r Ift même à autant cte pétshéi» qu^îl viole d'articles de la loi... TeUe faute, vénielle* par eWe-même, peu* dtevecir naorDelle par ume-' circonstance* qui raccompagne..^.^ Il est diduc néceesaire de tout aceuse^ ai;ee le plus grand soiH".*. IL If humilité. — Q>ue vient-on faite au tribunai sacré de la Pénitence? On* vient y faire Faveu de sen ignorance, dle^sa faiblesse, de sa malice^ de son ingratitude envers Dieu... Les hommes, qui ne voient que notre extérieur, peuventv en s^en tenante cerfs^nes apparences, vanter notre vertu, notre probité, nos* heureuses qualités ; mais ilest des chose» qu'ite ignorent et que notre* conscience nous reproche : ce sont oes sscrete intimes que nous venons révéler... U'âes^agit pas ici de: faire étalage^ de vertu.- Nous ne venons (fue faire connaître no» infirmités, peur y troumr un re«mède; Apportons devant nott^ eonfesMir iHumilité df'iSD eiiiQS^nelr devant son juge, ilxsxn esetave ^vant

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son maître, d'un pauvre et d'un mendiant devant celui qui peut le secourir. Humilibus autem dot gratiam,.. (Jac, IV, 6. IPetr., v, 5.)

IIL De sincérité. — Quelles que soient ses plaies, un malade qui veut sa guérisoo, n'hésite pas à les découvrir au médecin telles qu'elles sont. Ainsi, au tribunal de la Pénitence, le pécheur doit se montrer tel qu'il se connaît, sans déguisement... Dieu vous connaît mieux que vous ne vous connaissez, et c'est à lui que vous ouvrez votre conscience dans la personne du prêtre qui le représente : vos réticences, vos précautions ne serviraient à rien... Sans fausse honte. Oui, il faut rougir de faire le mal ; mais il y a de la générosité, de la justice, à s'avouer coupable, et c'est à la sincérité qu'est promis le pardon... Domine^ prO' pitius esio mihi peccaton (Luc, xviil, 13.) Sans appréhension. Votre confesseur ne connaîtra vos fautes, quelles qu'elles soient, que pour vous les pardonner et vous prescrire un remède salutaire Sans exagération. Ne vous faites pas plus mauvais que vous n'êtes. Dites la vérité, toute la vérité, et rien que la vérité

IV. De prudence. ^— Au tribunal de lar Pénitence, il s'agit de nous uniquement. Gardons-nous de faire intervenir la conduite des autres... S'il y a nécessité de parler de ceux qui ont été complices de nos péchés, ne donnons jamais de noms propres, ni rien qui désigne personnellement ceux qui nous ont entraînés ou que nous avons entraînés au mal....

V. De simplicité. — Il faut enûn, au tribunal sacré de la Pénitence, mettre une grande simplicité dans

l'aveu de ses fautes. Certains pénitents mêlent à Taccusation de leurs péchés une foule d'histoires, de faits et de circonstances, qui, outre leur complète inutilité, ont encore l'inconvénient d'empêcher le confesseur de voir clairement dans leur àcne..... D'autres ne savent rien dire avec clarté et précision... Apportons au confessionnal la candeur et la simplicité de l'enfant. Disons les choses telles que nous les connaissons, et répondons naïvement aux questions supplémentaires que notre confesseur croira à propos de nous faire.

Youlez-vous, M. F., que vos confessions procurent à votre âme la paix et la consolation? proposez- vous, chaque fois que vous approcherez du saint tribunal, de vous confesser comme si c'était la dernière fois de votre vie et que vous eussiez à paraître immédiatement devant Dieu. Alors on pourra dire de vous ces paroles du Psalmiste : Beati quorum remissx sunt ini^ quitates^et quorum tecta sunt peccata. (Ps. XXXI, 1.) Bienheureux, parce que vous serez réconciliés avec Dieu et dignes de l'éternelle gloire

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