SCÈNE II
LA COMTESSE» ^LA BCARQUISE, ÏM tICOMTE, LE BÂROlf,
L*ABBé, DUYAL.
DuvAL| annonçant Monsieur l'Abbé de Fond-gras.
La Comt. Ah, l'Abbé ! C'est délicieux ! Il ne se fait jamais attendre.
L'Abbé. Il m'en coûte assez pour cela, Mesdames ; je suis bien aise de vous le dire.
Là Mar^. Comment donc, l'Abbé ?
L'Abbé. Je viens de perdre quinae louis au wisk ; et je n'ai pas voulu de revanche à cause ie vous. M|is, qu'est-ce que vous attendez pour paUir f
La Comt. La Vicomtesse.
L'Abbé. Vous ne pourrez jamais vous promener ) les jours sont diminués ; et vous avez quatre lieuiiB à faire, e| la montagne encore.
Le Baron. Il n'y a que trois lieues, lionsieur i'Abbé^
L'Abbé. Comme vous voudrez ; mais comme on est toujours deux heures à les faire, j^pelle cela quatre lieues, et bonnes.
La Comt. Ah, Messieurs, ne disputote pas, je vous en prie. Dit^nous plutôt s^l y a quelque chose 4^ nouveau, l'Abbé ?
L'Abbé. Il y a • . • les mariages.
La Mar^. Nous les savons.
L'Abbé. Et puis l'histoire de Versailles.
La Mar^. Qu'est-ce que c'est ? *
La Comt. Dites^donc.
L'Abbé. Elle est très-singulière : comment, est-ce que vous n'en avez pas entendu parler ?
La Marq,. Non, vraiment.^
La Comt. Vous nous faites languir, l'Abbé ; vous êtes •dieux.
L'Abbé. Mais c'est que je ne sais pas si je pourrai bien vous la conter.
La Mar^. Oh, que oui.
L'Abbé. C'est qu'il y a des choses ... Il faudrait • • • Le Commandeur y était.
Le Vie. II doit venir ici, le Commandeur.
L'Abbé. Oh, bien, il vous la contera mieux que moi.
Le Vie. J'entends quelqu'un ; je parie que c'est lui.
La AIar^. £t s'il ne vient pas, nous ne saurons pas l'histoire ?