‹ Manuel de proverbes dramatiques (volume 2)Chapitre 105 sur 165 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

Ul marquise/la comtesse, le vicomte, le baron, l'abbé, le commandeur, duval.

DtrvAL, annonçanU Monsieur le Commandeur de Cantac. ^

La Mar^. Ah, Commandeur, arrivez donc.

La Comt. Nous vous attendons avec la plus grande impatience.

> Le Com., àaluanU Mesdames • . .

L'Abbé'. Asseyez-vous : ces dames voudraient savoir l'histoire de Versailles.

Le Com. C'est-à-dire du chemin de Versailles.

L'AbbC. Est-ce du chemin i

Le Coh. Oui, j'y étais, j'ai tout vu ; ainsi personne ne peut, je crois, vous en mieux rendre compte que moi.

La Comt. C'est agréable de savoir comme cela de la première main.

Le Coai. Je vous dis, j'ai tout vu.

La Mar^. Hé-bien, commencez donc.

Le Com. Vous pourrez conter cela d'après moi, comme si vous y aviez été.

La Comt. Oui, oui.

Le Com. Madame, c'était sur les une heure ; non, non, j'avais dîné à Versailles et je revenais . . . Attendez, je me trompe ; c'était en* allant . . . Quelle heure était-il ?

La Mar^. Que fait l'heure ?

Le Com. Cela est essentiel.

La Comt. Dites seulement si c'était le matin où l'aprèsdînée.

Le Com. C'était de jour ; mais pour l'heure • . • cela ne fait rien.

La Marq., à part. Il me fait mourir.

Le Com. Après avoir passé le pont de Sèvre • • .

La Mar^. De Sèvre, allons.

Le Com. De Sèvre ? Oui, oui, vous suivez le chemin. Il y a un endroit, où il y a un . . •

L'Abbé. Un fond ?

Le Com. Non, non.

Le Vie. Une hauteur f

Le Com. Non, non, un • . .

Le Baron. Un village ?

Le Com. Non pas un village, un . • • Comment diable est-ce que je vous dirais bien ? un . . . Cela ne fait rien ; c'est sur le chemin toujours.

La CoMTt Hé-bien f

220 L'HISTOÇEIE.

Le Com. Ne vous inquiétez pas ; vous ne perdrez pas un mot de l'histoire. Je vis arriver à droite une voiture ; c'était une chaise de poste ; une chaise de poste ? attendez, non ; car il y avait quatre personnes dedans.

L'Abbé, C'était donc une berline f

Le Com. Ah, oui^ une berline. Il y avait dedans Madame de . • • Comment appelez-vous une intendante ...

Là Mar^. Ah, Madame de Bérouville f

Le Com. Non, non, ce n'est pas Madame de Bérouville ; c'est une grande femme.

La Mar^. Madame de Roumont î

Le Com. Non, non, Madame de De • • . Cela ne fait rien. Avec elle était son frère, un maître des^requêtes, Monsieur de ... un gros homme.

La Comt. Ah, Desgraviers ?

Le Com. Non, ce n'est pas cela ; c'est de Du • • .

L'Abbé. Du Grandbac .'^

Le Com. Non, ce nom là ne me revient jamais.

Du . • . du . . • des • • . des . . . cela ne fait rien. L'Abbé de chose était à côté de Madame de . . . PAbbé, c'est celui que nous connaissons tous, qui soupa l'autre jour chez Madame de . . . Hé l'Abbé • • .

Le Vie. De la Veinière ?

Le Com. Non, l'Abbé, l'Abbé ... Un gros visage.

Le Baron. L'Abbé Despins f

Le Com. Non, l'Abbé . . • cela ne fait rien. Vis-à-vis de lui était le Marquis de . • . eh, vous savez^ bien qui je veux dire, qui a eu un régiment il y a trois ans.

Le Vie. Un régiment d'infanterie f

Le Com. Non, de cavalerie ; le régiment • • . un régiment bleu.

L*USTOiRE. 22i

Lb Baron. Mais ib le sont presque tous à présent.

Ls CoM. Oui ; mais c'eM le régiment de • . •

Le Vie. Il n'y a qu'à prendre l'État Militaire.

Le Com» Non, non, je vous le dirai ; le régiment • • • cela ne fait rien. Vous connaissez i présent les quatre personnes de la voiture ; comme ils allaient tourner pour aller du côté de • • •

La MAB<i. De Versailles ?

Le Cou. Non, non.

La Comt. C'est donc du côté de Paris.

Le Cou. Non, non, pour suivre le grand chemin. 11 est arrivé tout d'un coup une chaise de poste qui . . . je ne me trompe pas, c'est une chaise, oui. La chaise s'est arrêtée ; il en est sorti • • . ils étaient deux : c'était une diligence.

La Mab^. Dites-donc ce qui en est sorti ?

Le Coir. Monsieur de la . ... de la ... un conseiller ; non, un président. Monsieur de la . • .

L'Abbé. Monsieur de la Ferville l

Le Cou. Non pas, non ; Monsieur de la . . •

La Comt. Le Président de Grandcour f

Le Com. Non, ce n'est pas Grandcour. Le Président . • cela ne fait rien. Le Président s'est jette . . . Attendez, je crois que son nom me revient.

La Mab^. Dites, dites, où s'est-il jette ?

Le Com. Tout-à-I'beure. (i/ tire sa montre.) Comment diable ! Il es| cinq heures et demie ; et l'Opéra nouveau que je veux voir. (Il s^en va.)

La Mabq,. Mais, Commandeur ...

Le Com., revenant. Ah-ça, ne 'me citez pas, parce qu'on n'est pas bien- aise dans ces cas jà . . . (JZ t'en va.)

La Comt. Nous voilà bien instruits.

L'Abbé. Je vous conterai ce que je sais en chemin. Le Vib, Oui, oui, partons. La Vicomtesse viendra comme elle voudra : peut-être point.

La Cour. Sonnez un peu, l'Abbé. (1/ sonne.)

DuvAL. Madame que veut-elle .^

La CoiiT. Les chevaux.

DuvAL. Us sont tout prêts il y a une heure.

LaComt. Allons-nous-en, Marquise. {Ils sortent tout,)

PERSONNAGES

LA MARQUISB DE SÉVANNE LA BARONNE DE RIANVILLE.

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