‹ Manuel de psychologieChapitre 42 sur 142 · SENSATION OLFACTIVE ET STIMULUS OLFACTIF I I O · texte numérisé non relu

SENSATION OLFACTIVE ET STIMULUS OLFACTIF I I O

En premier Jieu, la plupart des chercheurs sont d'accord pour reconnaître que les éléments chimiques sont inodores. Certaines exceptions, il est vrai (chlore, brome, iode), se suggèrent aussitôt d'elles-mêmes. C'est qu'il est probable que ces substances ne deviennent odorantes qu'en se combinant avec l'hydrogène de l'air contenu dans les cavités nasales. Si cette règle a de la valeur, notre champ d'investigation sera d'autant restreint, et nous pourrons négliger l'atome, et ne nous préoccuper que de la molécule.

En second lieu, les substances odorantes (sauf une seule exception), proviennent des éléments trivalents, divalents et monovalents des 5e, 6e et 7e groupes (1). La seule exception est celle que présente le grand groupe des hydrocarbures. Dans leur cas, il se pourrait que la vraie substance odorante soit un produit d'oxydation. Donc, si la règle garde sa valeur, notre champ de recherches se restreint et nous pouvons borner nos investigations aux molécules qui contiennent certains éléments des groupes V, VI ou VII.

Mais il faut avouer que, même si leur valeur est absolue, ces deux règles ne nous mènent pas bien loin. Une étude détaillée de la composition chimique de substances d'odeurs voisines, ou inversement de l'odeur de substances de composition chimique analogue,ne nous avance pas beaucoup plus ; cependant un fait mérite d'être mentionné : on a trouvé que les séries homologues de la chimie organique fournissent dans certaines limites des séries d'odeurs qui ont certaines ressemblances mais qui se différencient progressivement, de telle sorte que l'analogie ou la différence des odeurs est grossièrement parallèle à l'analogie

(1) La démonstration et l'explication de la loi périodique et une table de éléments disposée selon cette loi, peuvent se trouver dans toute bonne encyclopédie. Les éléments importants sont :

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