r J D O.Drewster, 7 lie stéréoscope
voit en relief prend l'apparence d'u nmo- iu historj, iheory and cons-
JAlp truction. i S 5 li .
On pourrait supposer au premier abord, que le stéréoscope arrêterait la discussion sur les mouvements de l'œil (p. 318). Il ne le peut pour plusieurs raisons. D'abord, il ne permet pas un contrôle rigoureux des conditions d'observation : les critères secondaires de la distance ne peuvent pas être entièrement éliminés. Ainsi, il est possible, avec le stéréoscope deYVheatstone de varier le degré de convergence tandis que la grandeur des images rétiniennes reste sans changement (en écartant encore les bras après que la vision en perspective a été atteinte, et en les ramenant ensuite selon la même ligne droite) et de faire varier la grandeur des images tandis que la convergence ne subit aucun changement ( en rapprochant et en éloignant les panneaux des miroirs), mais le résultat principal — dans le premier cas, changement de la grandeur apparente de l'image binoculaire, dans la deuxième, changement de la distance apparente, — démontre clairement que la perception est largement déterminée par des arrangements d'ordre cortical (cortical set) : l'observateur est influencé par sa connaissance de l'espace à trois dimensions. D'autre part, bien qu'on puisse empêcher l'œil de se mouvoir, on ne peut éliminer les dispositions motrices de l'œil : et celles-ci, dans la théorie des mouvements de l'œil,
peuvent jouer le rôle de mouvements effectivement accomplis. La figure 51 montre un instrument simple qui réunit les principes de trois dispositifs plus spéciaux. Il se compose, outre les tiges et les vis à pression, d'une boîte de stéréoscope dont on a enlevé les prismes, de deux miroirs à main et de deux glaces de poche. Si l'on fixe à l'aide de pinces les stéréc grammes au dos des glaces des miroirs à main, on a un stéréoscope de Wheatstone. Si l'instrument est disposé sur un appui de fenêtre avec les miroirs à main parallèles aux glaces de poche et faisant face au paysage, on a un télestéréoscope de Helmholtz : au lieu
Fig. 5t. - Stéréoscope, Télestéréoscope et Pseudoscope à démonstration.
d'avoir la distance interoculaire, on a la distance plus considérable qui sépare les deux grands miroirs et la perception de la profondeur en est renforcée. Enfin, si l'on enlève le petit miroir de gauche et le grand miroir de droite et si les miroirs qui restent sont tournés Tun vers l'autre, faisant un angle de 45° avec le plan médian de l'observateur, on obtient la forme que Stratton a donnée au miroir pseudoscope de Mach : l'œil gauche regarde directement son objet tandis que l'oeil droit voit le môme objet deux fois reflété : par suite, l'œil droit est, pour ainsi dire, transporté à gauche de l'œil gauche et les rapports de distance sont invertis : ce qui était près devient lointain, ce qui était lointain devient rapproché.