BERGES ET COL'HS D EAU
des défenses nalurellcs, puisque deux cotés sont prolégés p;ir la rivière ; donc louLes chances pour que rhomme préhistorique y ait séjourné; de même ]>our les îles. Pour ce qui est des louniauts des rivières, c'est un Heu naturel de dépôts.
Expioration des plages. — Les plagies actuelles des rivières ne peuvent se visiter qu'aux basses eaux; mais il existe d'anciennes pla^^es, le long des fleuves, sur lesquelles les hautes eaux n'ont plus d'acliou, et que Ton pourra explorer en tout temps. Les recherches doivent surtout porter sur les points oii les cailloutis se sont accumulés sous rinQuenee des remous ; ou j>ourra avantageusement y ouvrir méthodiquement des tranchées. La direction de ces tranchées sera celle des bancs de cailloutïs. Les objets que Ton y trouvera appartiendront à toutes les époques; il ne faut donc paa sonf^er à tirer une déduction d'ancienneté relative des objets trouvés, en se basant sur leur situation resjjective dans le gisement,
Expioration des berges, — L'élude des berges est des plus instructives au point de vue préhistorique, tant par la multiplicité des époques qu'on y trouve que par la superposition mécanique des couches archéologiques. La rencontre accidentelle d un objet d'une époque antérieure dans un dépôt ou dans un foyer plus récent ne doit en rien inlluencer Tobservatenr, cjuj s'expliquera leur présence accidentelle soit par l'apport des eaux pendant une grande inondation, soit que la pièce ait fait partie à titre de relique ou d'amulette du mobilier abandonné en cet endroit.
C*est donc sur des coupes que les gisements se présentent.
M.VM EL DE HKtMIEUCIÏES PHE HISTORIQUES
Quciml on ii reconiiii un gisement, il faut prendre les measurations d'éLentlue horizontale et d'épaisseur de chaque couche archéolof^^ique. puis en faire uq dessin à réchelle, en se servant du modèle n" '2 his.
Quand on a un en.semhle de la coupe de la ber^e, on peut Tatlaquer en toute connaissance de cause. La Inmchéeque Ton y ouvrira devra donc être perpendiculaire au lit du cours d'eau de façon à se rendre compte jusqu'à quelle distance du bord s*étetid la station. Une tranchée de 0'" 70 de larf^e est indiquée ; et on la fera descendre en profondeur jusqu'au niveau de l'eau. Sur la coupe des terrains que donnera cette tranchée jjerpendiculaire, on suivra retendue des g-isements que Ton avait relevés sur la ber^'^e ; les indications que Ion y recueillera permettront de limiter îa long^ueur de la tranchée.
Possédant les cootxlonnées de long'ucur, de lar^'-eur et d'épaisseui' du g-isenicnt, il ne restera plus qu'à opérer un déhlaienient de surface.
Avec quelques petits piquets, on limitera retendue reconnue du |,^i sèment, et on enlèvera la couche d'herbe et d'humus superficie! par dédolement, sur une épaisseur de 5 à 6 centimètres et par carrés d'herbe de 30 centimètres sur 20 centimètres.
Ces mottes d'herbes seront mises en tas à part pour pouvoir reconstituer le sol de la prairie, après le remblayage du terrassement.
L'exploration des couches devra se faire à la bêche et en procédant par épaisseurs de 20 centimètres au maximum. Chaque motte de terrain sera visitée à fond et au besoin passée au crible.
Tous les objets, provenant d'un même gisemeut ou d*une même couche géolog^ique, seront mis à part
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dans des caissettes, avec une note explicative correspondante aux indications du carnet.
11 faut recueillir toutes les coquilles fluviatiles et terrestres que Ton trouvera et les classer avec la couche à laquelle elles appartiennent pour les étudier plus tard.
L'exploration des berges n'est pas sans présenter quelques difficultés, surtout aux coudes des cours d'eau, car le courant est plus rapide et plus profond à ces endroits. C'est là cependant que les berges sont le mieux taillées à pic et que leur élude est la plus simplifiée.
On sera obligé de prendre un bateau et de commencer ses recherches par ce procédé.