. , 4.774.020 ~ • Dans ce cas on aura donc
«( Nombre des globules rouges par millimètre cube ^ N = 4 774 000 ; richesse globulaire exprimée en globules sains, R = 2 130 666 ; valeur individuelle moyenne d'un globule, G = 0,48
Avec ces données, on peut dresser chaque observation sous forme d'un graphique comprenant trois courbes- N, R, G, auxquelles on peut ajouter la courbe B exprimant les variations des globules blancs, et la courbe H répondant aux hématoblastes. »
PIBRINOMBTRIE
Procédé. — « Sur une lame de verre dans laquelleon a circonscrit un disque de 3 millimètres, on dépose mue goutte de sang, qui occupera une certaine épaisseur de la plaque ; et on la recouvre d'une lamelle. Au bout èe peu de temps, on peut acquérir l'habitude d'avoir des préparations de même épaisseur. Ce moyen permet d'étu-dier le processus de coagulation, et d'indiquer la quantité de fibrine.
A l'état narmal, le nombre de stries qui forment le rétieulum flbrineux est peu abondant, mais dans l'élat pathologique, il augmente d'une quantité variable ; on peut aussi faire k dosage de la fibrine, et remplacer de la sorte, par ee moyen clinique, le procédé chimique mi& jusqu'ici en usage.
« Elirait des eomplet rendus du Congrès scientifique d» Blois, 1884.
CHROMOMÉTRIE ET FIBRINOMÉTRIE 399
« C'est là un grand avantage, qui permet de suivre les variatioos de la fibrine depuis le début jusqu'à la fin de la maladie ; du reste, le procédé chimique est difficile à mettre en pratique, aujourd'hui que la saignée est peu employée.
Applications. — « Les applications cliniques sont les suivantes.
Souvent les affections fébriles sont d'un diagn<)stic difficile au début. Or la présence seule d'un réticulum suffit pour écarter l'accès intermittent. Mais, de plus, quand il existe, plusieurs 'cas peuvent encore se présenter dans lesquels ce procédé est utile. Il permet de distinguer, par exemple, la synoque, de la fièvre typhoïde ; quand le réticulum est peu épais, l'on peut à coup sûr affirmer l'existence d'une fièvre typhoïde ; quand il est épais au contraire, la synoque est certaine ; et cette simple constatation suffit pour écarter l'idée d'une dothiénentérie.
Il faut cependant savoir qu'il est un certain nombre de maladies qui fontexception; mais ces exceptions conduisent à établir des diagnostics intéressants. Par exemple, dans une phlegmasie, la constatation du réticulum ne fait que confirmer le diagnostic ; mais, s'il manque, et que, d'autre part,laphlegmasiesoit évidente, c'est qu'on est en présence d'une pneumonie symptomatique de la fièvre typhoïde ; s'il n'est que peu abondant, c'est une pneumonie tuberculeuse à laquelle on a affaire.