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et

THERMOMÉTRIE EN GÉNÉRAL A\3scr par 5, et ajouter 32» au produit ; c'est-à-dire que nous retrouverions ^^'^ ^ ^ = 63» F. ; et 63 -f 32 := 95" F.

Division. — Ces principes étant connus, on conçoit quellevariété peuvent présenter ces instruments. Aussi leur nombre s'est-il considérablement multiplié; et, avec les besoins constamment plus nombreux de l'industrie et de- • la science, en voit-on tous les jours naître de nouveaux.

C'est ainsi que, si l'on se base sur ta substance employée,, comme terme de comparaison, nous trouverons que lesgaz, les liquides, et mêmes les solides ont été successivement employés.

- Les échelles se sont prolongées au-dessus et au-dessousdes points fixes; les Cormes les plus diverses ont été adop-^ Hées; enfin, selon les buis à atteindre, nous trouverons des thermomètres maxima et minima, des thermomètres différentiels, etc.; et de plus, je dois le dfre, je ne parl& ici que des thermomètres proprement dits. Mais la variété serait bien plus grande encore, si nous envisagions tous les instruments destinés à mesurer la chaleur, telsque ceux qui ont pour but d'évaluer les hautes températures, ou, au contraire, les faibles variations.

Mais, qu'il s'agisse des uns ou des autres, nous ne pouvons ici avoir en vue, bien entendu, que ceux qui sont d'un usage courant dans la clinique, ou qui, à la rigueur, servent dans les laboratoires de biologie ; et seuls, en eTet, ils nous occuperont.

- Instrl'ments cliniques. — Jusqu'à présent, la clinique n'a j'imais utilise que des instruments basés sur la dilatabilité des liquides, et de deux liquides seulement, le mercure et l'alcool. Enfin, l'alcool n'étant que très rarement employé, on peut dire que ce sont les thermomètres à

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mercure, qui, le plus souvent, ont servi au monde médical, •d'une manière à peu près exclusive.

Ce qui va suivre aura donc trait à ces instruments.

Quant à l'application de l'alcool, je me contenterai de •décrire l'instrument de Potain.

Les instruments à mercure, on le comprend, ne peuvent varier que par des modifications peu importantes, •qui ne sauraient les éloigner beaucoup les uns des autres. Le plus souvent, ces -modifications ne portent que sur un point; et rinstrument, qui la subit, reste semblable aux ■autres, ou tout au moins à beaucoup d'autres, pour le reste ^e la construction. Ce serait donc me condamner à des redites constantes, que de décrire ces instruments un à un. Je pense qu'il suffira, pour les faire connaître, d'étudier séparément les différentes parties du thermomètre, et d'indiquer les diverses modifications qu'on leurafait subir.Je passerai donc successivement en revue : le réservoir, la tige, la graduation la forme générale.

Le réservoir ou cuvette, di reçu des formes différentes, •mais pouvant toutes se rapporter à deux principales, qui -sont : la forme sphérique, et la forme ovoïde.

La forme sphérique est considérée comme préférable ■par quelques observateurs. Ils pensent que cette forme permet au contact de mieux s'établir, quand il s'agit du ■creux axillaire, surtout chez les personnes amaigries. Ce •sont cependant les formes ovoïdes, qui l'ont emporté ; et c'est avec cette forme, que vous verrez la plupart des thermomètres en usage. Les cuvettes sont plus ou moins allon» gées, plus ou moins épaisses ; mais elles sont toujours •ovoïdes.

Cette forme, du reste, est forcée, s'il s'agit de prendre •des températures cavilaires, du vagin, du rectum ; la

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forme sphérique exposerait trop l'instrument cà se briser.

C'est donc la forme ovoïde qui, je crois, doit avoir la préférence. Elle rend l'instrument moins fragile, permet de prendre la température en tous les points, même les températures locales, comme nous le verrons, et cela, avec un degré suffisant d'exactitude. Grâce à cette forme, un seul instrument peut nous suffire.

Deux conditions seulement sont importantes: la première, est que sa capacité soit suffisante relativement à celle du tube capillaire; et la seconde, que les parois soient assez résistantes pour ne pas subir l'influence d'une pression légère, ofl qu'elles soient garanties contre les pressions, par la construction même de l'instrument. Du reste, cette cause d'erreurs, sur laquelle insistent quelques auteurs, est facilement évitée, le tube tbermométrique proprement dit étant presque toujours maintenant placé dans un étui résistant.

La tige, nous le savons, est constituée par un tube à diamètre très petit relativement à celui de la cuvette; mais, ■de plus, dans la plupart des modèles adoptés en ce moment, cette lige est en verre très mince, et par conséquent très fragile : c'est la partie la plus délicate de l'instrument.

Elle a subi, de la part des inventeurs, des modifications nombreuses; et dont quelques-unes ont une réelle importance.

La forme la plus simple est celle dont la tige se continue directement avec la cuvette, et présente un calibre égal sur tout son parcours. Mais il est rare que maintenant, cette partie du thermomètre se présente avec ce caractère de simplicité.

Nous trouvons souvent à une faible dislance de la

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.cuveltc une dilatation constituant un second réservoir. -Son but est le suivant.

Comme nous le verrons, les thermomètres à température -humaine ne comprennent qu'une partie de l'échelle thermométrique, de 32 à 45 généralement. Or, il peut être important, à un moment donné, de vérifier l'instrument; el, comme on n'a pas toujours à sa disposition un thermo- -mètre étalon, les constructeurs ont pu, grâce à ce réservoir inférieur, indiquer la place de 0», môme sur nos instruments à échelle fractionnée. On peut donc toujours -ainsi vérifier un point fixe de l'instrument, celui de la -glace fondante. Je ne crois pas, que cette 'cavité soit une .complication sérieuse dans la construction; et c'est ce qui autorise à la conserver. Dans le cas contraire, son ulililé étant peu importante, il faudrait y renoncer. D'une part, en elTel, nous n'avons ainsi qu'un point fixe; et ensuite sa vérification ne nous garantit pas d'une manière complète l'exactitude des degrés intermédiaires de l'échelle.

D'autres instruments portent une dilatation au sommet de leur graduation; et son utilité se révélera plus souvent. Elle est destinée à recevoir le mercure, dans les cas où •l'instrument serait porté à une température dépassant celle de sa graduation. Elle constitue une sérieuse garantie pour la conservation de l'instrument. Le thermomètre n'étant gradué que jusqu'à 45°, se briserait sûrement, si nous le portions, par exemple, à oO". Celte cavité a donc pour but, dans ce cas, de recevoir le mercure, el d'éviter l'excès de pression, qu'aurait à supporter la fragile lige du thermomètre, sous l'influence de la dilatation du mercure. Or, des cas dans lesquels le thermomètre est exposé à des températures accidentelles, sinon à des températures humaines, dépassant 4o°, sont encore assez fréquents. C'esl donc une modification heureuse à conserver.

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