‹ Manuel de séméiologie techniqueChapitre 123 sur 172 · TEMPÉRATURES CENTRALES · texte numérisé non relu

TEMPÉRATURES CENTRALES

manière peu variable pour une même maladie; de sorte qu'en voyant une série de températures, traduites par une courbe, nous pouvons souvent dire que le malade, qui a présenté ces températures, a eu une fièvre typhoïde, une pneumonie, une scarlatine, une fièvre intermittente, etc.

C'est l'importance et l'utilité, tous les jours révélées, de cette loi, qui a fait, que, sans tenir compte de ses imperfections, de son manque de précision, de l'absence de tout point de départ fixe, la clinique a accepté ce procédé d'investigations ; et qu'elle l'a placé parmi ceux, qui lui sont le plus chers, ceux dont elle semble désormais pouvoir le plus difficilement se passer.

Division. — Ces explications données, avec tous les auteurs, nous admettons des températures centrales et d'autres locales ;mz.\?> vu le peu d'importance que ces dernières ont encore en clinique, seules les premières nous occuperont.

TEMPERATURES CENTRALES

Ce sont celles qui, de beaucoup, nous intéressent le plus. Entrées les premières dans la clinique, elles ont pris, depuis quinze ans surtout, une telle importance, qu'il est peu d'affections dans lesquelles le clinicien puisse les négliger.

L'usage de prendre la température s'est répandu à ce point, que rapidement de l'hôpital il a gagné la clientèle civile; et que la thermométrie, devenant véritablement envahissante, a pris le pas sur tout autre moyen d'investigation. L'examen de la température, non seulement complète celui du pouls; mais déjà l'a fait en partie oublier.

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LiEDx D ELECTION. — Rappelons que les points, auxquels on est convenu de demander la température centrale, sont: Vaisselle, la bouche, le rectum et le vagin.

L'aisselle est le point le plus fréquemment consulté; -cela du reste, à juste titre, et pour des considérations dé plusieurs ordres, les unes scientifiques, d'autres pratiques, et enfin d'autres morales.

La première, c'est que l'aisselle, par la facilité que donne sa disposition anatomique, permet de placer la cuvette du thermomètre dans un espace clos, qui sûrement l'abrite contre toutes les influences extérieures ; ensuite que la proximité du thorax, d'une part, et des masses musculaires de l'épaule, de l'autre, assurent à cet espace une température élevée, se rapprochant de cette température centrale que nous cherchons ainsi à apprécier. La surface cutanée nous donne donc ainsi, ou à peu près, la température que nous aurions en faisant pénétrer profondément la cuvette du thermomètre dans les parties molles. Enfin, d'après mes propres expériences sur l'homme et sur les animaux, la température de l'aisselle est plus constante, que celle des autres points; c'est-à-dire que, moins que les autres, elle subit les influences du milieu extérieur et surtout du froid. C'est ainsi que, contrairement à ce que j'aurais pu supposer, mes expériences m'ont démontré, que la température de l'aisselle est beaucoup plus constante que celle du rectum, et surtout que celle de la bouche. Je n'ai pas fait d'expérience pour le vagin.

Même au point de vue scientifique, c'est donc l'aissclle qui devrait être choisie ; et à plus forte raison, si nous nous -basons sur les autres considérations.

• Pratiquement, l'aisselle est plus facilement abordable qu'aucune des autres régions ; et la position rendue obligatoire pour l'observation peut être conservée plus facile-

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