RÈGLES GÉNÉRALES
silion un terme de comparaison; c'est le côté opposé. Je dis seulement, souvent, parce qu'en effet, qu'il' s'agisse de la poitrine ou de l'abdomen, le son produit par des points symétriques n'est pas toujours le môme; à la matité hépatique, en effet, correspond en partie le tympanisme stomacal; cà la matité précordiale, la sonorité normale de l'hémithorax droit, etc. Mais nous trouverons des sonorités normalement symétriques au-dessus et au-dessous de la clavicule, et dans la moitié supérieure du plan postérieur du thorax, etc.
C'est donc à ces points symétriques que nous devrons avoir recours, et que nous devrons prendre chaque fois comme terme de comparaison. Ce terme de comparaison devra môme être pris immédiatem^eot et sans intervalle. Il faut percuter les deux points symétriques successivement; et ne pas percuter, par exemple, tout un côté de la poitrine avant de percuter l'autre; les termes de comparaison seraient trop éloignés, et notre appréciation y perdrait de sa précision. Enfin, je conseille de commencer par le côté sain; c'est lui qui doit nous laisser dans l'oreille la notion du normal; et c'est cette notion qu'il faut que nous ayons avant de chercher à apprécier celle qui est pathologique.
• Ce conseil répond tout naturellement à la question que se sont posée quelques médecins; à savoir si dans les délimitations que l'on cherche à faire d'un bruit pathologique, il vaut mieux commencer la percussion sur le point pathologique en s'approchant des parties saines ou réciproquement. Je n'hésite pas à conseiller le procédé contraire. C'est par la partie normale qu'il faut commencer la percussion, et même d'assez loin, pour être sùr que l'on a le bruit normal; et ce n'est que lorsque, par une série de
chocs, on s'esl bien pénétré de ce bruit, que l'on s'approche de la partie dont on suppose les qualités sonores modifiées.
Pour fixer Içs points précis de la délimitation obtenus par la percussion, je ne saurais trop recommander de marquer les limites par un procédé dermographique quelconque, qui en donnera ainsi le tracé. Un bon crayon mou peut souvent suffire. On arrive ainsi à dessiner sur les téguments soit la sonorité, soit la malité observée. S'il s'agit d'une affection à marche rapide, que l'on examine tous les jours ou tous les deux jours, comme une pleurésie aiguë, on pourra faire le tracé avec une solution de nitrate d'argent ou avec la teinture d'iode, que l'on retrouvera au second examen, et qui nous fixera sur la marche de l'affection ; c'est là un procédé souvent employé. Je recommande en traçant ces marques, surtout quand on opère avec un crayon, qui exige une certaine pression, de veiller à ne pas mobiliser les téguments. C'est là une faute que j'ai vu commettre souvent; et qui nous oblige à vérifier chacun des points que nous avons marqués avant de les admettre d'une manière définitive.
Si l'on voulait conserver la forme de la région pathologique, comme on le fait parfois pour les affections du cœur; après avoir réuni ces diverses marques ainsi fixées par une courbe générale, on pourrait prendre cette courbe sur du papier calque. Dans certains cas, j'ai même reproduit, avec un papier graphique, ces calques sur un papier métrique, et mesuré ainsi leur surface exacte.
Tous ces procédés demandent à être connus parce qu'ils peuvent trouver leur application dans un cas donné. Mais ils ne doivent jamais faire négliger le plus important qu'il me reste à signaler, celui de prendre des points