INSTRUMENTS ET PROCÉDÉS
faciliter le langage écrit, on le désigne par la lettre a; elle varie de 1000 à 1200 cent, cubes.
La quanlité que nous expulsons à partir du moment où une expiration normale est achevée, a été désignée sous le nom d'air supplémentaire ou de réserve, et se trouve représentée par la lettre b; elle est environ de 1600 cent, cubes.
L'air déplacé à chaque respiration normale a reçu le nom à' Kiv courant, et il est représenté par la lettre c ; il n'est que de oOO cent, cubes.
Enfin, l'air que nous acceptons encore après une inspiration normale en faisant un effort d'inspiration, sera l'air complémentaire et figuré par la lettre d ; il peut aller jusqu'cà 16)0 cent, cubes.
Ainsi, tout l'air contenu dans la poitrine, après une forte inspiration, se compose :
!• Je l'air ré.sidual a égal à 1000 à 1200 c cubes.
2° de l'air de réserve ou supplément b — 1600
3° de l'air courant c — 500
4° de l'air complémentaire of égal à 1600 à 1700
et ces lettres mises en équation nous donnent comme capacité pulmonaire : CP=a-\-b-]-e + cl.
Spiromètre d'Hutchinson. — De tous les instruments deslinés à mesurer la capacité respiratoire, c'est celui d'Hutchinson, modifié par Wintrich d'abord, et par Schnepf, ensuite, qui a le mieux résisté à la pratique.
Tel qu'on le trouve, ainsi modifié, il se compose essentiellement d'un cylindre A plein d'eau (0,45 .de haut), reposant sur un socle B, et largement ouvert à sa partie supérieure. Dans ce cylindre, entre à frottement doux, un autre cylindre A', renversé, dont le fond vient presque au contact de l'eau, et ne laissant, par consé-
13S SPIROMÉTRIE
qucnt, entre le niveau de Teau et son fond qu'un espace restreint dont la capacité est, du reste, connue. Par le fond du premier cylindre A, pénètre un tube rigide recourbé C, qui vient s'élever jusqu'au-dessus du niveau de l'eau, et qui, à son autre extrémité C porte un embout D; un robinet R permet de l'ouvrir ou de le fermer à volonlé.
D'autre part, le cylindre A' est retenu à sa partie supérieure par une chaîne, E, qui se réfléchit sur une poulie
de renvoi, F, et qui supporte à son autre extrémité un poids, P, disposé dételle manière qu'il fasse équilibre au cylindre A', quelle que soit la hauteur à laquelle il est arrivé. Cette heureuse disposition a été obtenue par une chaîne à maillons inégaux, E E.
L'appareil, tel que le présente la figure H , est à la fin de l'expérience.
Pour s'en servir, le sujet fait une large inspiration, applique solidement l'embout D sur ses lèvres, ouvre le robinet R, et expire l'air dans l'appareil le plus complètement possible, et ferme aussitôt le robinet. Le cylindre A', pendant l'expérience, s'est élevé d'une certaine quantité, et une graduation placée sur la paroi extérieure de A' indique le volume d'air introduit
Pour ramener l'appareil à son point de départ, il suffit
FiG. H. — Schéma du spiromètre.
1 Hulchinson avait ajouté un cadran à son appareil, ce qui simplifiait l'appréciation du volume d'air introduit.