‹ Manuel de séméiologie techniqueChapitre 66 sur 172 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

(Suite)

Sommaire Description dcis insirumenis : Instruments d'éducation ; — Instruments de comparaison.

Cependant de nombreux instruments ayant été proposés, et un certain nombre d'entre eux existant encore dans la pratique, je crois indispensable de dire quelques mots sur-les principaux; je le ferai rapidement.

Instruments d'éducation.— Je grouperai sous ce nom les quelques instruments ayant pour but de permettre à plusieurs personnes d'entendre le même bruit en même temps. Leur utilité se révèle, surtout, quand il s'agit de faire entendre un bruit donné à un élève, c'est-à-dire de faire l'éducation médicale.

Certains bruits, on effet, ou bien sont passagers, ou bien présentent ce caractère par quelques-unes de leurs particularités. Il est donc important de pouvoir préciser le moment où ce bruit, ou cette particularité se produit, afin qu'un élève ncjDuisse pas prendre pour le bruit sur lequel on veut appeler son attention, ceux qui le suivent, ou ceux qui le précèdent. 11 faut donc avoir à sa disposition des instruments permettant à plusieurs personnes d'ausculter le même point, en même temps.

Je dois dire, do plus, que ce n'est pas seulement dans ■ce cas que se révélera l'utilité de ces instruments. Ils pourront également rendre des services entre confrères, lorsqu'il s'agira de s'entendre sur l'existence ou la nature d'un bruit.

Aussi l'utilité de ces instruments a-t-elle été compiise depuis longtemps; et, dès 1841, Landouzy père a-t-il employé dans ce but un stéthoscope en bois surmonté de dix tubes coudés, et articulés à une de leurs extrémités. L'idée était complète ; ce qui manquait à Landouzy, c'étaient les stéthoscopes flexibles.

Grâce à eux, en effet, la solution du problème est devenue des plus faciles.

On peut, comme C. Paul, 'faire des instruments pour deux, trois personnes, et même pour un plus grand nombre. Pourdeux personnes, il suffit d'avoir un stéthoscope en Y (fig. 20).

Labrancheuiiique reçoitle collecteur, A ; et les deux autres branches, B et B', restant libres, sont destinées à être placées chacune dans une oreille. C'est, en somme, le stéthoscope bi-auriculaire devenu mono -auriculaire pour deux personnes.

Miot voulant faire profiter de nombreux élèves de ses études sur l'auscultation pendant les injections dans la trompe d'Euslache, sans fatiguer le malade, a même fait construire un appareil, le poli-otoscope{Rë.%i), permettant à six élèves d'ausculter en même temps

1 Traîlé des maladies de l'oreille, p. 76.

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