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CHAPITRE XXI

(Suite)

■Sommaire. Description des instruments (suite).

lastrumeuts de renforcement: Division; — Modifications dues: 1° aux diamètres; — 2° à la longueur; — 3° à la substance; — 4° aux corps vibrants interposés dans la colonne aérienne; — 5° aux caisses de résonnance,

DESCRIPTION DES INSTRUMENTS [suite]

Instruments de renforcement. — Renforcer les bruits, ■que nous clierchoQS à apprécier par l'auscullalion, paraît 'tout d'abord devoir être un sérieux avantage. Il semble ■qu'un bruit sera d'autant mieux apprécié et distingué des •autres, et que par conséquent sa valeur diagnostique ressortira d'autant plus évidente, qu'il sera entendu plus fort. C'est là une conclusion à laquelle on échappe difficilement. Aussi, nombreuses sont les tentatives faites dans ce sens. Les uns ont cru y arriver en construisant les ■stéthoscopes en métal vibrant, ou en toute autre substance résonnant facilement. D'autres ont interposé dans le tube un corps vibrant, corde ou lame ; et moi-même j'ai cherché ■à utiliser un stéthoscope à membranes vibrantes. D'autres ont placé le corps vibrant sur la paroi même de l'instrument. Enfin les plus nombreux ont disposé sur le parcours de la colonne aérienne une caisse de résonnance, soit

INSTRUMENTS DE RENFORCEMENT 177 qu'elle existe au commencement de son parcours, soit qu'elle se trouve tout près de notre oreille, dans le plateau terminal.

Or, je l'avoue, beaucoup de ces modifications, plus ou moins, répondent au but cherché, et renforcent les bruits ; jusque-là, les lois de l'acoustique ont pleinement justifié les espérances des inventeurs. Mais cette augmentation de l'intensité des bruits accordée, je dois dire, d'abord que souvent elle est peu appréciable, et ensuite, fait que je y&is m'attacher à démontrer, que cette augmentation, contrairement aux prévisions, est souvent plus nuisible qu'utile.

Mais d'abord, passons en revue les divers appareils de renforcement. Le renforcement a été demandé :

1° Aux cUamèires plus considérables de l'instrument (instruments pleins et tubes) ;

2° A là longueur de l'instrument {pleins et tubes);

3" A la substance composant l'instrument;

4" Aux corps vibrants interposés dans la colonne aérienne (cordes ou membranes);

5° Aux caisses de résonnanee ;

6» A une transmission plus exacte (transmetteurs liquides ou aériens) ;

7° A des instruments tenant compte de la tonalité des bruits ;

8° A l'auscultation bi-auriculaire.

Et enfin à une des applications les plus ingénieuses des téléphones et des microphones.

1° Diamètres plus considérables. — Ce principe a été appliqué aux deux catégories d'instruments, les solides et les aériens.

Pour les so^î(ies, il résulte des expériences intéressantes

178 AUSCULTATION DES VOIES RKSPIRATOIRIÎS de Laboulbéne que l'intensité des bruits est réellement influencée par le diamètre de l'instrument. C'est ainsi qu'un cylindre de 4 centimètres de diamètre les transmettrait mieux qu'un instrument d'un centimètre, môme en donnant aux deux extrémités une largeur de 4 centimètres, de sorte que la forme .-idoptée par Laënnec serait plusavantageuse que celle préférée plus tard par Piorry et Louis. Une seide limite existe, c'est celle qui est imposée par la nécessité d'une application exacte de l'extrémité de l'instrument sur les parois de la poitrine.

Pour les instruments Jlexibles, les essais ont porté sur le collecteur et le calibre du lube.

Or, si l'on compare des collecteurs de diamètres différents, on pourra se convaincre, comme j'en ai fait moimême souvent l'expérience, qu'il est difficile, même avec des collecteurs d'un diamètre double, de saisir des différences sensibles. Il est donc inutile d'augmenter leur largeur; et, sans trop la diminuer, il faudra s'en tenir à une dimension qui permette de l'appliquer exactement sur la poitrine.

Quant à la différence du calibre intérieur des tubes, les résultats sont sensibles, et tout en faveur des gros calibres. Pour s'en rendre bien compte, il faut les examiner en prenant comme point de repère un bruit toujours égal à lui-même, comme le tic-tac d'une montre. Or, si l'on écoute une montre avec des tubes de même longueur et des collecteurs de même diamètre, c'est-à-dire en ne faisant varier que le calibre intérieur du tube ; on se convaincra facilement que pour trois tubes ayant 4, 5 et 6 millimètres, la transmission des bruits se fera d'autant mieux que le calibre est plus grand. Nous ne trouvons donc ici comme limite que les dimensions du conduit au litif externe ; car il est indispensable que l'extrémité libre du tube soit

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