‹ Manuel de séméiologie techniqueChapitre 75 sur 172 · RÈGLES GÉNÉRALES RELATIVES AD MALADE ET A SON ENTOURAGE · texte numérisé non relu

RÈGLES GÉNÉRALES RELATIVES AD MALADE ET A SON ENTOURAGE

Position du malade. — La première condition pour bien ausculter un malade, est de bien le placer. Or, c'est le médecin qui devra s'en charger. Si le malade est dans le lit, le plan antérieur sera examiné dans le décubitus dorsal, elles plans latéraux et antéro-postérieur, assis sur son lit.

Pour le plan antérieur, il faut veiller à ce que tout le corpsrepose d'une manière égale ; et quelemalade ne se cambre pas, ce qu'il a souvent de la tendance à faire. Le tronc doit être modérément penché, et la tête légèrement défléchie. Dans certains cas, on peut laisser la tète regarder directement en avant ; mais il est souvent plus avantageux de la faire incliner du côté opposé à celui que l'on ausculte. Cette précaution est indispensable pour la région sous-claviculaire, quand on fait l'auscultation immédiate.

Une des précautions les plus importantes est de faire approcher assez le malade pour que les deux côtés puissent être atteints sans effort, et sans être obligé de

s'appuyer sur lui, ce qui arriverait forcément s'il était trop loin.

Pour les autres plans, je l'ai dit, le malade doit s'asseoir. 11 est indispensable, avant de commencer l'auscultation de s'assurer qu'il repose eommodéinent dans son lit ; ce qui est très rare quand le malade se contente de relever le haut du corps pour s'asseoir. Le siège se trouve souvent alors dans un creux, et les membres inférieurs étant plus élevés que lui, i) est presque impossible au malade de se tenir assis ; son centre de gravité l'entraîne en arrière. De là, de sa part, des efforts pour se maintenir assis, et une respiration courte et sans ampleur, qui le fatiguera, et ne fournira, même après un examen long et pénible, que des renseignements sans garantie. Or il suffira d'inviter le malade à remonter un peu dans le lit, pour le voir aussitôt prendre une respiration régulière, et pour que l'on puisse l'examiner tout à son aise. Si ce léger déplacement ne pouvait avoir lieu, il faudrait qu'une personne se plaçât en face du malade, et, lui prenant les deux mains, lui offrît un point d'appui. 11 est important, également, de s'assurer que le malade a une position symétrique.

Ce sont là des précautions qui paraîtront bien minutieuses, peut-être, aux médecins habitués au service des hôpitaux. Mais ce n'est pas pour eux que j'écris ; et j'ai vu si souvent des jeunes confrères aux prises avec ces difficultés, sans pouvoir en triompher, que je crois ces conseils encore bons à donner.

Le malade sera donc assis commodément pour pouvoir garder la position encore assez longtemps sans se fatiguer, et assez près du médecin pour que celui-ci puisse ausculter facilement le côté opposé auquel il se trouve -, enfin sa tête decra être droite, et non fortement fléchie,, ce qui a lieu souvent.

Page 1