‹ Manuel de séméiologie techniqueChapitre 77 sur 172 · RÈGLES RELATIVES AU MÉDECIN · texte numérisé non relu

RÈGLES RELATIVES AU MÉDECIN

Position du médecin. — Ce n'est qu'après avoir ainsi préparé le malade, et s'être donné toutes les garanties d'une boane observation, que le médecin pourra commencer.

Qu'il se serve de stéthoscope ou non, il doit placer la jambe droite ea avant, la gauche rejetée en arrière pour servir de balancier, et à la rigueur de point d'appui. Quel que soit le côté sur lequel il est placé, il choisit pour ausculter celle des deux oreilles, qui lui permet de regarder le bas du lit. Cette oreille est la droite pour le côté gauche du malade ; et la gauche, pour le côté droit. La position contraire l'amènerait à placer sa figure à toucher celle du malade ; et de plus lui ferait prendre, dans certains cas, une position difficile à conserver.

Pour le plan postérieur, il faut donc toujours regarder en bas, c'est-à-dire qu'il doit se servir de l'oreille gauche s'il est à gauche du malade, et delà droite s'il est à droite.

Autant que possible, il doit éviter de pencher trop foriemenl la tête. Outre que cette position est fatigante, elle

a de plus l'inconvénient de congestionner la tête, et de rendre l'auscultation difficile.

Nécessité d'ausculter les deux côtés. — Assez souvent, la lésion que nous cherchons à conslater n'existe que d'un côté; et l'on pourrait croire qu'il peut suffire d'examhier ce côté. Ov, il n'en est rien. Quel que soit le cas qui nécessite l'auscultation, il ne faut jamais s'en tenir à l'auscultation d'un seul côté. Il faut toujours ausculter les deux comparativement. Ce n'est qu'ainsi, que nous pourrons nous rendre compte de certains faits, saisir certaines nuances, et distinguer réellement ce qui est pathologique, de ce qui est normal.

Le murmure vésiculaire n'a pas la même intensité chez tous les sujets, et un examen unilatéral pourrait nous faire considérer comme normal un murmure qui, au contraire, est diminué ou augmenté. Ainsi, je le répète, je considère comme indispensable d'ausculter les deux côtés.

11 y a plus, c'est que je conseille de pratiquer cette auscultation, non seulement un côté après l'autre, mais d'an point symétrique à Vautre. C'est-à-dire, qu'au lieu d'ausculter tout le côté droit, et ensuite le côté gauche ; je conseille d'ausculter un point d'un côlé et de le comparer immédiatement avec le point symétrique. Or, c'est dans cette manière de procéder que l'on trouvera l'importance du précepte sur lequel j'ai insisté, de placer le malade près de soi. Sans cette précaution, on verra qu'il est souvent fort difficile d'ausculter les points symétriques. Généralement, quand on arrive à l'auscullalion du côté opposé à celui où l'on se trouve, on reste trop près de la colonne vertébrale ; de sorte que les points que l'on compare ne sont nullement symétriques. Cette cause d'er-

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