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TECHNIQUE DES INSTRUMENTS TUBULAIRES

Les attouchements doivent être évités avec autant de soin sur un point quelconque du tube, même pour le diriger.

Éviter le contact de la literie. — L'inconvénient serait le môme, si le lube était en contact avec la literie. Il faut qu'il ne touche à rien. Les deux mains de l'observateur ne doivent donc être employées que dans ce but.

Application du collecteur. — Le collecteur doit être pris entre l'index et le pouce d'une des deux mains de l'observateur, et cela au niveau du point où le tube de caoutchouc passe sur le tube de l'embout. Le caoutchouc amortit ainsi les bruits qui pourraient venir des doigts de l'observateur. Le collecteur doit être modérément pressé; on pècbe généralement par excès. J'ai vu souvent les élèves appuyer davantage, croyant entendre mieux; il n'en est rien. Il faut que le bord libre déprime assez peu les téguments pour ne laisser ancune trace, lorsque le stéthoscope est enlevé.

Nécessité de se recueillir. — Fait important, les bruits n'arrivent avec loute leur pureté qu'après un certain temps, encore fort appréciable. Tout d'abord, les bruits que l'on ausculte sont confondus avec ceux qui proviennent de l'instrument. Il faut donc attendre quelques secondes; et donner toute son attention à ce que l'on fait. On dirait que les bruils, qui nous arrivent par les stéthoscopes tubulaires, s'imposent moins à notre attention que ceux transmis par les instruments solides : il faut les chercher. C'est là une habitude à prendre.

Immobilité du tube, du malade et de l'observateur. — Le moindre mouvement se traduisant par un bruit, qui peut masquer ceux que l'on cherche à apprécier, il est

234 AUSCULTATION DES VOIES RESPIRATOIRES important qu'une fois placé, le tube reste immobile ; et pour cela, l'immobilité du malade et du médecin est également indispensable. C'est en prenant toutes ces précautions, et à cette condition seulement, que l'on pourra profiter des précieux avantages que ces instruments présentent dans certains cas. Mais, je le répète, il ne faut en négliger aucune.

A tous ces conseils, j'en joindrai un dernier : c'est qu'il est indispensable de s'en servir souvent pour en prendre l'habitude. Il n'est pas d'instrument assez perfectionné pour dispenser l'opérateur de savoir s'en servir. Trop soufrent, j'ai vu des confrères se servant de ces instruments pour la première fois les juger sévèrement, et même les rejeter; ils mettaient sur le compte de l'imperfection des înslrumenls ce qui ne devait être altribué qu'à leur manque d'habitude.

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