‹ Manuel de séméiologie techniqueChapitre 89 sur 172 · BRUITS PATHOLOGIQUES · texte numérisé non relu

BRUITS PATHOLOGIQUES

C'est également dans le même groupe que l'on devrait placer le râle eacerneux, ce dernier ne différant des précédents qu'en ce que ses bulles retentissent dans une cavité.

Craquement. — C'est le râle bulieux; mais plus court, plus sec, avec moins de moelleux. Il est, qu'on me permette le mot, moins humide.

hç, froissement n'est pas admis par tous les observateurs. Cependant, il arrivera assez souvent que l'on rencontrera sous son oreille une sensation dont ce mot rend parfaitement compte. C'est plus que de la rudesse, et cependant ce n'est encore pas un râle bulieux. Généralement ce symptôme coïncide avec un manque d'ampleur de la respiration. On sait que le tissu pulmonaire, dans lequel il se produit, a perdu de sa souplesse ; qu'il est induré.

Enfin, le tintement métallique, sur le mode de production duquel certains doutes existent encore, n'est constitué que par un bruit isolé, sec, clair, retentissant, et surtout unique. Les théories pour l'expliquer ne manquent pas; et, en réalité, je crois qu'il peut se produire dans des circonstances différentes.

D'ans mes recherches, je l'ai produit avec son timbre, et tous ses caractères de la manière suivante. Une ventouse en verre a été fermée par une membrane élastique, faiblement tendue ; ce qui nous donne ainsi un espace creux et une surface élastique. Or, si j'applique l'index, rendu seulement adhérent par un corps gras, visqueux, ou même de la salive; au moment où il se détache de la membrane, il se produit un bruit réunissant tous les caractères du tintement métallique. Il suffirait donc pour que le tintement métallique pût se produire, qu'un corps quelconque se détachât d'une membrane élastique, se trouvant en rapport avec une cavité. L'existence d'un liquide dans la cavité

ne m'a point paru nécessaire. Elle n'a, au contraire, rien ctiangé, ni dans la production du son, ni dans son éclat, ni dans son timbre.

Je ne crois pas, je tiens à le dire, que ce soit là l'unique cause de la production du tintement métallique ; mais les conditions dans lesquelles je l'ai obtenu, me paraissent trop facilement réalisables dans la nature, pour qu'au moins dans quelques cas, cette explication ne soit pas la \raie.

Page 1