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CHAPITRE XXXIIl

(Suite)

Sommaire. Auscullation de la Irachée : Historique ; — Posilion du malade; - Position du médecin; - Lieux d'élection; — Choix de l'instrument; — Caractères normaux et pathologiques

AUSCULTATION DE LA TRACHEE Historique. — Son sort a été le même que celui de l'auscultation du larynx, avec laquelle, du reste, Barthe et Roger l'ont confondue. °

Négligée par Laënnec et ses successeurs, il faut arriver aux auteurs du Traité de Vameultation pour trouver un travail qui lui rende son importance.

Importance. - Cette auscultation, j'en suis convaincu deviendrait des plus utiles dans le traitement des maladies de la trachée, trop souvent confondues avec celles du larynx. Gomme pour le larynx, j'ai pu m'en assurer • et je ne saurais trop engager les médecins qui s'occupent des maladies de cet organe à y avoir recours.

Position du malade. - Comme pour l'auscultation du larynx, le malade peut être, à volonté, debout, assis ou couche. La seule précaution importante, est que la région de la trachée soit à découvert, et rendue accessible par la position donnée à la tête, sans que toutefois celle-ci, trop

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rejetée en arrière, arrive à trop tendre outre mesure le tube trachéal.

Position du médecin. — Debout, si le malade est debout ou couché, le médecin sera peut-être mieux assis, si le malade a lui-môme cette position. 11 pourra se mettre indifféremment à côté ou en face. Ce qui importe, c'est qu'il puisse surveiller le point sur lequel porte le collecteur, pour assurer l'exactitude de son application, sans exagérer la pression.

Lieux d'élection. — Tandis que pour le larynx, le champ d'observation était limité à quelques centimètres, pour la trachée, nous avons tout l'espace qui s'étend des premiers anneaux, c'est-à-dire de la partie moyenne du cou, jusqu'à plusieurs centimètres au-dessous de la fourchette sternale.

Le collecteur, du reste, peut être appliqué, soit directement sur la ligne médiane, soit sur un quelconque des deux côtés. L'important est de ne pas mobiliser la^rachée par l'application de l'instrument.

Choix de l'instrument. — Plus encore que pour l'auscultation du larjnx, pour celle de la trachée, le stéthoscope lubulaire s'impose. Le larynx, en effet, offre une surface encore assez résistante au collecteur, et, en même temps, une surface plane sur laquelle il peut s'appliquer assez exactement. Or, pour la trachée, ces dispositions, qui rendent l'auscultation avec un instrument plein encore possible, n'existent pas. D'une part, en effet, la trachée se déplace facilement sous la moindre pression; et, d'autre part, sa forme arrondie condamne l'observateur à la déprimer légèrement pour lui permettre d'appliquer exactement le collecteur.

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Or, cette manœuvre ne pouvant être faite qu'avec beaucoup d'attention, on comprendra qu'il soit indispensable de voir la région, pour surveiller ce que l'on fait ; et seul l'instrument tubulaire le permet.

C'est également au stéthoscope simple et à petit collecteur qu'on donnera la préférence. J'insiste sur la dimension du collecteur, parce que, seuls, ceux d'un petit diamètre pourront s'appliquer avec une exactitude suffisante.

Caractères normaux. — Le bruit trachéal se rapproche beaucoup de celui du larvnx.

Coname lui, il est entendu aux deux temps, avec une intensité et une durée à peu près égales; et, comme lui, les deux bruits d'inspiration et d'expiration ont leur maximum au début. Cependant le bruit trachéal est encore plus intense que celui du larynx.

Modifications pathologiques. — Ses altérations sont encore moins étudiées que celles du bruit laryngien, surtout en ce qui concerne leur signification pathologique ; quant aux divers types de ces modifications, je pense que l'on peut admettre la même division que pour les modifications du bruit laryngien ; et je renvoie le lecteur à ce que je viens de dire de ces dernières.

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