RAPPORTS DU CŒUR
Mais ce ne sont pas là les indications les plus importantes à tirer de l'élude de ces rapports. Ce qui nous intéressa le plus, c'est la localisation de ce qu'on appelle avec beaucoup de raison les foyers des bruits du cœur; c'està-dire, des points où chacun de ses bruits s'entend avec le plus d'intensilé, et avec le moins de mélange des autres.
Ce qui précède va rendre, on le conçoit, la détermination de ces points des plus faciles.
L'artère pulmonaire aura son foyer sur le bord {/auehe du sternum (2" espace);
L'aorte aura le sien du côté opposé, et un peu plus haut (2« cartilage) ;
Le ventricule droit, sur le bord gauche de l'articulation sterjio-scf/phoïdienne ;
Et le ventricule gauche, dans la ligne mamelonnaire et au niveau du, cinquième espace.
On peut donc voir par ce qui précède, que les foyers des ventricules, et des artères, qui en partent, ne sont jamais sur le même côté ; et que, si nous réunissons les foyers de chaque ventricule avec celui de l'artère qui en part, on arrive à constituer une X dont la figure nous rendra le souvenir de celte disposition facile.
Il est donc entendu, et j'y reviens à dessein, que, quand nous voudrons ausculter les bruits se produisant au niveau des sigmoïdes aortiques, c'est sur le bord droit du sternum, et à peu près à la hauteur du deuxième cartilage costal, que nous devrons placer notre instrument; que pour les sigmoïdes pulmonaires, au contraire, ce sera du côté gauche, et un peu plus bas; que pour l'orifice auriculo-ventriculaire droit, ce sera sur le bord gauche de l'articulation sterno-xyphoïdienne ; qu'enfin, pour l'orifice auriculo-ventriculaire gauche, ce sera dans le cinquième «space, et dans les environs d'une verticale abaissée du mamelon.