‹ Manuel de sémiologie médicaleChapitre 18 sur 113 · POULS PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

POULS PATHOLOGIQUE

litjue). Dans celte dernière afFection, le pouls bondissant ou pouh de Cori'ignn est caractéristique.

'i" Pouls petit. — L'expansion de l'artère se lïiit lentement, progressivement (rétrécissement mitral, asyslolie). Dans les pyrexies graves, nn tel caractère du pouls est d'un mauvaiti pronostic.

Dana fa colique de plomb le pouls devient filiforme. Il est ondulant au moment de l'agonie, c'est le signe d'une mort prochaine.

liemarqitf. — Nous avons tenu à citer k cette place, ces deu\ expressions, qui font image, de pouls filiforme et pouls ondulant, et bien que la question de liauteui', d'expansion ne soit pas seule en cause dans le choix de ces dénominations. Certains fadeurs qui interviennent sont d'ailleurs diTliciles à préciser.

Nous ajouterons que nous n'avons pas voulu parler de Vampleur du pouls dont la constatation n'a aucune valeur séméiologique propre.

Tension. — La tension du pouls se mesure d'après le degré de pression nécessaire à la suppression <lu liallemcnt arlériel. La palpation seule peut donner des renseignements, comme nous le dirons plus loin, mais il est préTérable d'employer des insliumenls spéciaux.

Pression normiile à lu radiale. — Cliez l'adiille elle est environ de 18 centimètres de mercure, avec une paroi vasculaire de structure normale. Cliex le vieillard elle est de 2t) à 21 centimètres ; cette augmentation est due surtout à l'épaississement. normal à un âge avancé, de la paroi artérielle.

1° Hypertension. — Lu pression atteint 20 centimètres, peut aller à i28 et au delà.

Sous le doigt, on a une sensation de dureté, de

corde tendue {pouls cordé)^ de fil de fer (colique de plomb).

Des causes multiples : mécanicjues, réflexes, toxiques, sont productrices de l'hypertension.

L'hypertrophie, la dilatation cardiaque, Tartériosclérose partielle ou généralisée, Tinsuffisance aortique (causes mécaniques) s'accompagnent d'hypertension, le plus souvent durable et par là même d'un pronostic grave.

L'émotion brusque produit une hypertension d'origine cérébrale (cause réflexe) et peu durable.

La goutte, le rhumatisme, le mal de Bright (avec ou sans urémie), les dyspepsies^ les intoxications diverses [en particulier par le plomb), les lésions des capsules surrénales agissent comme causes toxiques et s'accompagnent d'hypertension artérielle.

Il est à remarquer que le mal de Bright, par ses complications cardiaques, peut agir également comme cause mécanique.

Certains auteurs (Vaquez) seraient poi-tés à admettre comme cause unique de l'hypertension un trouble ou une lésion des capsules surrénales, avec hypersécrétion consécutive d'une substance hypertensive (adrénaline).

2" Hypotension, — La pression tombe à 14, 12, 10 centimètres.

Sous le doigt, on a une sensation de mollesse^ le pouls est dëpressible.

Des causes mécaniques, réflexes, toxiques, sont productrices de l'hypotension.

Les hémorragies, la pleurésie, la péricardite, la jnaladie mitrale (causes mécaniques) s'accompagnent d'hypotension.

Les exercices violents, les hautes tempérnlures f (causes réfl es es j produisent de rhypolension.

La tuberculose, la fièvre typhoïde, la pneumonie, I l'anémie, la chlorose... agissent comme causes toxiques it s'accompagnent d'hypotension.

D'après cet énoncé rapide des causes qui agissent sur ia tension arlérlelle, on voit l'importance de ces constatations au point de vue du diagnostic, du pronostic et du traitement.

Dans une fièvre typhoïde, par exemple, où l'hypo- • tension est la règle, les grands écarts (16 à 18° au lieu \ de 1^') sont d'un mauvais pronostic et doivent faire songer à des complications.

Dans une bronchite suspecte, la constatation d'une hypotension marquée plaidera en Taveur de sa nature tuberculeuse.

HtNStiMTio.NDE LA TENSION AH'rÉRiELLE. — Par l'habitudc, et au moyen de la palpalion, il est possible de se rendre un compte assez exact de ia tension artérielle. Un doigt de la main gauche ^le médius) écrase la radiale pour empêcher le pouls récurrent, l'index de cette même main palpe l'artère, tandis que l'index de la main droite fait pression au-dessus jusqu'.à siippi'cssion de la sensation du pouls pour l'index gauche.

I" Sphijgmomanomèire de Potain. — Il se compose d'un mauomètre métallique, relié pai- uq tube en caoulchoiic à une petite poire de même substance. Une partie de la surface de cette poire est d'un caoutchouc plus fin et plus souple, elle est destinée à être appuyée sur rartére. Le tube en caoutchouc porte une hifurcation avec robinet et poire en caontcliouc à insufflation.

Mode d'emploi. — 1° Remplir d'une certaine quan-

tuma m: pools.

liU d'au Is^areil avec U potre à insallUtien, femcr le rutnn^t et lire snr l« maDookêtre b pressioa initiale ' 3 â 6 CM^ûaHrcs) : 3* pos«r le nédios et rindei Ae U ■aia gaiteW ur l'artère, et par la pression ila doigt en aval sapprimrr le pouh rrfitnml. Le doift e

Kiï. 3i>. — ^p1i>iriii.miaiioai.'rn' il- l'ol.îin.

palpe le pouls ; 3' uo doigt de la main droite appuie sur la boule en caoutchouc, mise en place sur l'artêrc, jusqu'à la disparition du poitls pour le doigt exploraleiir de la main gauche; 4" lire la pression au manomètre et soustraire du résultat la pression initiale ilîg. i7j.

Hemarr/ue. — Nous reconimandous de répéter plusieurs Fois Icipérience, ettle ne regarder le manomètre (fu'au moment où l'on croit avoir fait la pression miniina suffisante; de cette façon on n'a pas ten'dance à se laisser influencer par les oscillalians de l'aiguille du manomètre.

Cette recherche est plus facile, lorsqu'on confie à un aide le soin de supprimerle pouls récurrent.

2° Spitijgmomètres {Verdin, Chéron). — Dans cesimtnimentN, relTacement de la lumière du vaisseau ^t obtenu au moyen d'une tige montée sur un ressort è

POULS PATHOLOGIOOE:

boudin. A mesure que le ressort pénètre dans le manche, émerge de l'extrémilO libre une tige graduée, sur laquelle on lit la pression développée, évaluée en grammes d'un côté, en centimètres de mercure de l'autre. Le plus pratique des sphygmomètres est celui de Cliéron, dans lequel la partie inférieure de la tige mobile est terminée par un patin, qu'on applique sur l'artère.

Rythme. — Abïtbmie. — Elle se constate dans certaines maladies aiguës; dans des cardiopathies [grande » aryllimie de l' insuffisance niilralé)-, dans certaines maladies du système nerveux; et dans des élnls très bénins, en particulier chez les Jeunes enfants (indigestion, helminthiase...). Il ne Tant doncjamaisse hâter de porter un pronostic, lorsque l'on constate de l'arjthmie.

Dans les maladies aiguës, l'arythmie est de mau\a's augure, elle indique souvent de la myorardile.

Les caractères particuliers de l'arythmie portent sur l'inégalité, l'irrégularité ou l'intermiltence des pulsations. Le pouls est inégal, lorsque les pulsations n'ont pas toutes la même énergie, la même hauteur. Il est irréguiier lorsque, la hauteur restant la même, la cadence seule varie. U est inlermident, lorsque des pulsations manquent. Et dans ce dernier cas, il faut distinguer (intermittence vraie, lorsque la systole cardiaque Tail défaut, et par suite la pulsation, et l'interiiiillence fausse, lorsque la systole cardiaque e.visle, mais tellement affaiblie que le mouvement ondulatoire n'a pu se faire sentir au pouls [faux pas du cœur). La simultanéité de ces difTérents caractères de l'arythmie est d'une constatation fréquente.

Abïthjiie cadencée. — Si les inégalités et les intermit-

tences se reproduisent à inter> ailes réguliers, on dit que Tarythmie est cadencée.

Pouh bigéminé. — Les pulsations sont associées deux à deux.

Pouls tr (géminé, quad ri géminé. — Elles sont associées par trois, par quatre.

Pouls alternant, rythme couplé. — Si une pulsation basse succède à une pulsation élevée le pouls est alternant. Si une pulsation disparait, parce qu'une systole •cardiaque sur deux est très affaiblie, on dit qu'il existe un rythme couplé. Cette pulsation affaiblie est en général perçue au niveau du système veineux (Voy. Examen du cœur).

Le rythme couplé est fréquent. Il existe souvent dans rictère. Un simple changement de position du malade peut faire disparaître ce r)i:hme anormal.

Pouls paradoxal. — C'est un rythme anormal caractérisé par ce fait, qu'au moment de Vinspiration, la pulsation est à peine perceptible, bien qu'à l'auscultation du cœur on ne constate souvent aucune lésion.

Les lésions qui succèdent à la symphyse cardiaque (brides fibreuses soudant les gros vaisseaux) obligent l'aorte à s'allonger et à se rétrécir à chaque inspiration, d'où la production du pouls paradoxal.

Dans le croup, M. Variot a fait remarquer que l'apparition de ce rythme était une indication pour prati- (juer d'urgence le tubage.

Forme. — Pour l'étude de ce caractère du pouls, on se sert d'appareils enregistreurs, les sphygmographes. Ils sont de deux sortes : les sphygmographes directs, où h\ plaque destinée à recevoir le tracé du pouls fait partie de l'appareil appliqué sur l'artère, et les sphyg-

POULS PATHOLOGIQUE, inograplies à Irans miss ion, aî\ ce tracé esl obtenu à distance sur ud cylindre enregistreur. Ces derniers appareils sont surtout employés dans les expériences dp physiologie.

Nous décrirons sommaire ment le spliygmograplie direct de Marey, qui est un des plus employés dans les recherches de sémélologie.

Sphygmographe de Marey. — I! comprend trois parties essentielles (iig. 18) :

FiB.51,

du aphygmograjiJiL' du Mar

1° Un fessorl d'aciertré^ souple A el ijui est supporté par un cadre ;

2° Uqe vis tangente Vt, arliciilOe en charnière au point 0, et qu'on engrène par redressement a^ec un pignon P situé surl'a.xe AA.'.

IJ" Un levier h très léger, fixé k ce même a\e, et dont l'extrémité libre, effilée, inscrit en les amplifiant les mouvements transmis.

Celle inscription se fait sur un carton glacé, préalablement noirci à la flamme d'une bougie et qui défile, devant Textrémité du levier, par le moyen d'un mouvement d'horlogerie (fig. 19).

Par l'expérience seule, on arrive à obtenir de bons

EXANBN DU POULS, traciis, mais ri faut toujours contrôler les K'siiltjils (ihiles aulrcs recherches sêmi'iolii<ri(iiies.

Fig. Si. — Spliyf,'nioKi;i[ilie .lu Marej-.

TiiAcÉ DC roiLS \ L.'t,rAr noumm, ili;;. H\]. — Ue tracé

s|>l|j )i;inographique du pouls normal comprend : 1° une ligne d'ascension ininterrompue et presque verticale; i° un sommet arrondi ; l(° une ligne de descente oblique, plus longue que la ligne d'ascension et interrompue par des ondulations Celles-ci comprennent : l'onde de clôlurc des valvules signioïdes de l'aurte, visible surtout sur les tracés pris sur les grosses artères ; l'onde dicrote produite par le choc en relour du courant sanguin; enfin des petites ondes dues à l'élasticité propre des parois artérielles.

Le pouls normal est don<: léjèveinent dicrolc.

et en pniticulier dans la fièvre typhoïde, le dicrotisme s'accentue par suite de la diminution de la tension vascidaire. Celle élévation du choc en retour devient perceptible au doigt.

■1° Pouls <lo C'tvrigan 'insuffisance aortiqne, fig. 23).

Fig. s

isulli^a

— I.H ligne d'ascension est verticale et très clevcp, parce que le sang passe facilement dans Taorle insufti santé.

Le sommet arrondi est remplaci^ par un crochet carattéristique, par suite du retins du sang k travers les valvules sigmoïdes.

Ce même mouvement d« reflux produit sur le tracé

EXIMEN DU POULS ligne de itescente briis<|iic (falnji'd. puis plu» oblique sur la (in.

\ la palpation le pouls est bondissant, par suite de la propulsion énergique et brève du courant sanguin, et lie l'expansion rapide des parois artérielies.

;{■' /•okIs (lu rcirècisseincnt iiortiquv \\i^- "l'A

La. W^ne d'ascension est l'orEenienL oblique, |)ar suite du |)assage moins lapide du sang, à travers un orifice rétréci; elle est moins élevée et s'arrondit beaucoup ou tormena plaleau, parce que la tension est augmentée et que l'artère revient moins facilement sur elle-même.'

La ligne de descente est allongée, sans démarcaticHi . nette avec la pulsation suivante, par suite de la tension exagérée.

4" Pouls ffp f'instiffisancp milrale (fig. 2i). — IrfP

ligne d'ascension est verticale, mais peu élevée, pu)»-< qu'une partie du sang reflue dans l'oreillette. La ligne de descente est oblique et irrégulière. Le tracé est saccadé.

5° Pouls du rétrécissement inilraf (fig. 2o). — La ligne d'ascension est très peu élevée, par suite de la

POilLS VEINHUX. ^

putite quantité de sang cliassé par le ventricule. La chute est immédiate et la ligne de descente (nes<|ue horizontale.

Ij» dyspnée, qui accompagne le rélréeissemenl mi tral, imprime au IracÉ des ondulations.

Comme forme anormale du pouls, nous citei'ons enfin lepouls différent ou pouls relardé. A l'état normal la systole cardiaque et la pulsation sont si/nchrones, au point de vue séniéiologiijne (en réalité il existe à la radiale un retard de — -- de seconde).

Dans certains états pathologiques (anévrysmes en particulier) il existe un retard perceptible.

Suivant que le pouls est retardé sur toutes les artères ou certaines d'entre elles, on déduit [en s'appuyant sur les données anatomiques) la localisation probable de l'anévrysnie. La pulsation est eu elfel retardée en aval de la poche ariO\r\smiile.

Pouls veineux.

A l"état normal, le pouls veineux est (rès fuible. C'est le faux pouls veineux. Il apparaît au moment de la contraction des oreillettes, par suite de la gène apportée â la circulation veineuse et même d'un certain reflux du saug veineux, à ce moment de la révolution cardiaque. Le pouls veineux Faux se produit donc avant la

EXAMtN nu roui.s, ^

systole des ventricules, il est p/'esi/nio/îi/uo. Il devient énorme chez les asjstollques.

In5I'Kct[on. — La jugulaire interne devient visible, entra les deux chefs du muscle sternu-mHsIoîdien, lorsqn'elle nlteint le diamètre du pelit (loii^t.

Dans Vinaufftsnnce. fricitspidienne, il existe une ondulation sj/g/rilir/ne très manifeste : c'est le pouls veineux vrai, qui est produit par le refluv d'une certaine quanlité de sang, du ventricule droit daas l'oreillette, et par coiisijquent dans tout le système nerveux.

Mais pour qu'il soit visible, il faut que les valvules, situées au niveau du bulbe de la jugulaire soient devenues elles-mêmes insuffisantes, et ne s'opposent plus au reilux dont nous avons parlé. On s'en assurera en vidant, avec le doigt, de bas en haut, la veine Jugulaire interne (de préférence à droite); à la systole suivante, le segmeni vide se remplira si les valvules de la veine sont insuftisautes.

Par ce moyen on éliminera également la cause d'erreur provenant de ce fait que les battements de la carotide peuvent se communiquer, par propagation, aux jugulaires.

P.\LPATioN. — D'après ce tjue nous venons de dire, le pouls veineux vrai n'est visible, dans l'insuffisance tricuspidienne, que si les valvules du bulbe de la jugulaire sont elles-mêmes insuffisantes. Si ces dernières sont suffisantes, on peut sentir le cboc de l'ondée de retour (toujours en supposant le cas de l'insunisance tricuspidienne) en appliquant le doigt au niveau du bulbe de la jugulaire.

En appliquant la main à plat au-dessous des faussas cdtes (le foie étant augmenté de volume), ou en saisis-

POULS CAPn.LA11tB.

I sant le bord inférieur du fuie uvcc les doigts, lorsque la I paroi abdominale ne s'y oppose pas, on peut sentir des I monvemenls d'expansion de l'organe : pouls veineux ' hépatique, asyslolie liépaliqne de l'insuffisance tricuspidienne.

.\i)Sct)i.TAT[ON. — On ausculte lajugulaire interne entre les deux chefs du sterno-masloîdjen, è 3 centimètres audessus de la clavicule (à droite, de préférence). Le stéthoscope doit ^tre placé très légèrement.

En cas d'insuffisance tricuspidicnnc, on entend un claquement systolique di\ à la fermeture des valvules de la veine.

Dans la clilorose, l'anémie, l'écoulement du sang vers le cœur s'accompagne, surtout dans la Jugulaire interne et la jugulaire externe, de bruits appelés bruit de rouet, bruii de diab/t; (jeu de diable : jouet d'enfant donnant un bruit spécial). Ces bruits sont perçus souvent par les malades, sous forme de bourdonnement d'oreilles très désagréable.

Pouls oapillaire.

Lorsqu'on frolle le Iront avec un linge rude, on constate, au niveau de la zone érytbémateuse ainsi produite, des changements de colomtion, à chaque systole cardiaque.

Le même phénomène se constate quelquefois au niveau des pommettes. On le fait encore naitre, au niveau des ongles, par la compression de leurs extrémités. Ce pouls capillaire vhiùlc est souvent un signe de présomplioQ en faveur de l'existence d'une insuffisance aoiiique.

Des instruments spéciaux, les pli'tfiyxmvfjrfip/ie!!.

servent à enregistrer le tracé du pouls capillaire. Ils ne sont pas employés couramment.

Ces tracés sont fortement influencés par les actes psychiques. Le bien-être, la joie donnent un accroissement de hauteur des oscillations du pouls capillaire. La tristesse, la dépression, une frayeur subite produisent Teffet inverse [réflexe vaso-moteur).

^ft A. Anatdmii; [Vr^. 21»!. -

Par rapport à la ligue

^^m médiane, un tiers du cœur

^H est situé â droite, deux tiers

^^B à gauche. Le cœur est obli-

aX^^^'ï. '■C^:^~^j

^^Ê quement couché sur le dia-

^H pliragmc. Les cavités droi-

yh^ — li''^'^C^ .y^

^1 tes (oreillette et ventricule)

è:riii/fS^'

^^B touchent la paroi antérieure

^^Ê duthora.x. L'oreillette gau-

^Ç-SS" '-i" 'CCIÎÎl-y'-

^^Ê chc est située en arrière ^H près de la coIoudc verté-

^H brale ; le ventricule gaucliu

^^M regarde en has et en arriére.

^^1 A la section le ventri

^H cule gduche a la lorme d un

hig âll. - lisamrii Ju cœur.

^^m cylindie aplati et d une

^^B t^piisiieui beaucoup plus considérable que le ventricule |

dinit, qui a la Torme d'un 1

cioissant (Bg. 3U). ^

L'oreillette droite re-

\ coit les veines caves:

j 1 oreillette gauche, les

■ Vs:-^^^^,^

J veines pulmonaires. Du

\entricule gauche part

! aorte ; du ventricule

^K Fig. SD. — Ld\iksi.aidiuquLa

^H (aeclian transversale |.

droit, l'artère pulmo-

^K L'endocarde, par adossement de ses feuillets, l'orme,

iiu pourtour des orifices aurieulo-ventriculaires, des replis, appelés valvules. Il existe deux valvules à gauche (valvule mitrale) . trois à droite (valvule tricuspide). A la partie libre des valvules, sont attachés de petits tendons courts qui se rendent à des colonnes charnues volumineuses, fixées par leur base seule sur les parois du cœur (piliers^.

A Torifice d'abouchement de Taorte et de Tartère pulmonaire existent les valvules sigmo'ides (en forme de nids dé pigeon), au nombre de trois pour chaque orifice.

Les poumons recouvrent la plus grande partie du cœur. A gauche existe une partie découverte.

B. Physiologie. — 1° Systole auriculaire. — Elle se fait sans bruit, à Tétat normal. Le sang est chassé des oreillettes dans les ventricules. Celte systole dure 2/10 d'une révolution cardiaque (secteurs 1 et 2 de la figure 31). Si nous voulons exprimer, en secondes, le temps que dure la systole auriculaire, nous dirons :

Soixante-dix révolutions cardiaques (en moyenne) se produisent pendant 1 minute ou 00 secondes; donc, 1 révolution dure 60/70 de seconde ou :

^ de seconde ( — = 0,8571... J

Par conséquent, le temps de durée de la systole auriculaire sera de :

TK ^^ TT^ de seconde = r-rr de seconde.

2° Systole ventriculaire. — Elle dure la moitié ou 5/10 d'une révolution cardiaque, c'est-à-dire :

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