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III. — PERCUSSION

Cette méthode d'exploration, faite an moyen du sens du tact aidé ou non d'instruments, consiste à produire un son ou un bruit, en frappant un organe, à apprécier son degré de résonance et à juger en même temps de son élasticité.

Avenbrugger (fin du xvin'^ siècle), Piorry, Skoda, Potain... ont vulgarisé ce moyen de recherche.

1° PEncussiON IMMÉDIATE. — Un doigt (le médius généralement), ou plusieurs doigts accolés d'une main frappent directement sur l'organe exploré.

Ce moyen, qu'on laisse trop de côté à notre avis, donne des notions rapides et même très précises.

2° Percussion médiate. — Elle est instrumentale ou digitale.

a. Instrumentale. — Les plessimètres (TTAYiCffco, je frappe ; fjLérpov, mesure), tels celui de Piorry, les plessigraphes (Peter) ne sont plus employés couramment.

Ces instruments s'appliquent sur la partie percutée^ et l'on percute avec la main ou un marteau spécial, dont la masse est garnie de caoutchouc.

b. Digitale. — La main doit être posée bien à plat, le médius sur lequel on frappe le plus habituellement isolé des autres doigts, et bien appliqué sur la partie explorée. Dans les percussions limitées, on a avantage à n'appuyer que les deux dernières phalanges du médius. Les mouvements de la main qui percute doivent se passer dans le poignet (fig. 1 ). Les doigts recourbé»

Ket servant de inartenu Trappciit perpendiculaireiiient par ^leur extrtmité, et se relèvent sitôt le coup donné. On I peut iiussi ne frapper qu'avec un duii^t (le médius pat'

I exemple); les mouvements si Lcomme Tait le pianiste dans l^'sement.

Nous citerons eiilin ]a percussion perfectionnée du ID' Flesch, (tans laquelle le médius de la main gauctie l'âst plié en ê(|iierre et appuyé par sa pulpe sur le point l.percuté. Un doigt de la main droite Trappe l'angle ^Baillant [Sg. i\.

Quelle que soit la méthode employée, il Taut percuter Etres iégferemeni, approeher l'oreille, et qu'autour du inédecin le silence soit absolu.

Par suite de celle nècessil/- de percuter légèrement, ■ il ne faut pas clieirlier â faire une démonstration pour ■l'entourage. Ctiaque observateur, au lit rin malade, doit e faire à lui-m^me son opinion.

Les percussions fortes sont rarement utiles et ne âonaent que des résultats incertains. Elles sont souvent louloureuses pour le patient.

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