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III. Langl'k. — Comme pour les lèvres, on consta

EXKMEN DE Li CAVITÉ BUCCALE. I4S

tera de l'hypertrophie ou de l'airophio, de la parahsie partielle ou totale, des tremblements (alcoolisme, paralysie générale...), des troubles de sensibilité générale [anesthésie hystérique...) ou de sensibilité spéciale (perte du goiU...l.

Surface de la langue. — Cet examen a de l'importance en séméiologie, surtout au [xiint de vur du pronostic.

La langue saburrale est augmentée de volume, elle ganle sur ses bords l'empreinte des dents ; elle est humide et recouverte d'un enduit blanchâtre plus ou moins épais, qui résulte d'une prolifération très active de l'épithéliuin. Cet état de la langue existe dans les stomatites, les angines et surtout les troubles du côté de l'estomac et de l'intestin. Ces troubles digestifs peuvent être causés par un état pathologique local, ou ils ne sont qu'une localisation accessoire d'une maladie générale (grippe, pneumonie, paludisme...).

L'enduit saburral prend une teinte jaune en cas d'hypersécrétion biliaire. Le malade a la bouche amère.

Dans la fièvre lypiioïde bénigne, la langue est blanche au milieu, rouge sur les bords et à la pointe (langue râlie). Dans les formes graves (forme ataioadynamique), la langue devient sèche, cornée, noirâtre [langue de perroquet). Cti aspect delà langue est d'un lauvais pronostic.

Dans la grippe, la langue peut être saburrale ou

'oir un aspect /îorce/Q/ne, c'est-à-dire uni, miroitant.

'Dans la scarlatine, la langue est frnmboisée, par suite du développement des papilles Tongiformes. Cet aspect serait très rapproché du début de la maladie, d'après Mae Cotlom.

breuses lésions ou maladies loenles peuvent

U6 tXAMEN DE L^APPAREIL DIGESTIF.

être constatées au niveau de la langue (syphilis, tuberculose, tumeurs, inugiiet...),

IV. Joues. — Les mêmes maladies qui atteignent la langue s'observent sur les joues.

La gangrène, qui se localise spécialement sur les joues, porte le nom de noma.

Signe de Koplik (1896). — Dès le premier ou le deuxième jour de l'invasion d'une rougeole, par conséquent avant tout autre signe, on pourrait constater à la face interne des joues, quelquefois sur les lèvres et la langue, des petites taches d'un blanc bleuâtre, entourées d'une auréole inflammatoire (() à 20 de chaque côté).

D'après Aronheim, ce signe n'aurait qu'une valeur très relative, attendu que les taches manqueraient dans un certain nombre de cas de rougeole, et par contre pourraient se rencontrer dans d'autres affections,

V. Voile du pal\is. Luette. — Le voile du palais peut être modifié dans sa forme (stigmate de dégénérescence). 11 participe souvent aux lésions des amygdales.

Les maladies éruptives impriment leurs signatures, d'une façon précoce, sur le voile du palais, et les éruptions sont de même nature qu'au niveau de la surface cutanée.

Une irritation vive du voile du palais peut résulter de l'abus du tabac, de l'alcool, de l'usage de certains médicaments (iodure, bromure, belladone...).

La pharyngite chronique difl'use gagne souvent le voile du palais. La syphilis (perforation...), la tuberculose en font un lieu d'élection.

La luette a une séméiologie identique à celle du voile. Son allongement anormal peut être une cause de gêne de la déghitition.

VI. Phahtnj, AMYGnALES, piLiEBS. — Insprclio7i. — Pour bien voir la cavilc pharyngiennp, il faut être bien éclairé, et si la lumière du jour est insuffisante, il est pri^férable He se servir d'une lumière artificielle. Une bougie, placée te long d'une cuillère, dont la partie évasée l'ait réflecteur, donne une lumière convenable.

Lu langue, (|ui ne iloil pas être projetée liors de lii bouche, sera ramenée en bas et en avant, avec le manche d'une cnillère on un abaisse-langue l'ne pas oublier de désinfecter ces objets).

En faisant prononcer les voyelles «, e au malade, on facilite l'examen du pharynx.

Le médecin se tiendra en dehors de la ligne de projection des mucosités, au moment de la toux (contagion de la diphtériel.

Lu gorge des enfants malades doit être examinée xijstémnliquement et linns tous les cas, et chez eux une immobilisation aussi complète que possible doit être recherchée par tous les moyens.

Parrinsperlion, on peutconstater de la rougeur eldu gonflement du pharynx, des amygdales et des piliers, dans diverses angines. S'il existe des dépôts blanchâtres, des enduits pseudo-membraneux, des fausses membranes, il ne faut pas hésiter à prélever une partie de ces produits pour faire des recherches bactériologiques. tVest le seul moyen d'établir un diagnostic certain, .si important surtout en cas de diphtérie. Avant même ce diagnostic bactériologique, il peut <Hre indique de commencer les injections de sérum aniidiphtérique.

Les amygdales peuvent être atteintes encore d'abcès, d'hypertrophie simple ou d'hypertropliie lacunaire

lironique tcryptes

^^^ironique {

inpiies de concrétions).

148 EXAMKN Dli L'APPAREIL DIGESTIF.

La syphilis, la tuberculose se rencontrent fréquemment au niveau des amygdales.

La pharyngite chronique granuleuse ou glanduleuse, avec pus ou muco-pus, ne doit pas passer inaperçue î bien des malades ne toussent que parce qu'ils sont atteints de cette affection.

Palpation. — Elle ne donne pas de renseignements au niveau des amygdales, mais elle peut être très utile au diagnostic, lorsqu'elle est faite au niveau du pharynx. Souvent les abcès rétro-pharyngiens ne sont pas diagnostiqués à temps et produisent de graves désordres, parce qu'on a négligé ce moyen d'investigation.

Pour faire la palpation du pharynx, le médecin se place en arrière et à droite du malade, dont il maintient la tête immobilisée contre sa poitrine. Un tampon, un bouchon, tenu de la main gauche, est placé entre les arcades dentaires, l'index droit pratique la palpation. Chez les enfants, on peut avec la main gauche déprimer la joue entre les arcades dentaires ; le serrement des arcades ne peut se produire par suite de la douleur provoquée.

La palpation médiate (piqûres d'épingles, courants électriques...) permet d'explorer la motilité et la sensibihté du voile du palais et du pharynx. De plus, en cas de paralysie du voile et surtout du pharynx, la déglutition devient très difficile ; le malade avale de travers^

Recherche du bacille de Loffler. - Avec un tampon d'ouate, enroulé sur une tige quelconque, on enlève, par frottement, un fragment de la fausse membrane (ju'on veut examiner. On frotte légèrement une lame de verre, deux ou trois fois, sur une petite étendue; c'est ce qu'on appelle faire un frottis.

On laisse sécher, et on fixe en passant la lame de

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