‹ Manuel de sémiologie médicaleChapitre 47 sur 113 · II. — EXAMEN DE L'ŒSOPHAGE · texte numérisé non relu

II. — EXAMEN DE L'ŒSOPHAGE

A) Inspection. — L'inspection médiate au moyen de Vœsnphagoscope n'est pas entrée dans la pratitfue courante.

B) Pat.pation. — La palpation médiate ou cathétérisme de l'œsophage se fait au moyen de sondes, de bougies exploratrices terminées par un bout olivaire, vissé à

TSAMEN DE l'œsophage.

l'extrémiK de la lige Les variables

L'in(le\ (le la mai langue et la ramené i de la main droite éurire, la sonde a il

.ilu

i gauche déprime la base de la n avant. Les trois premiers doigts aisissent, comme une plume à \ lentiiiietres de son extrémité, Lorsque l'instrument vient huter contre la paroi postérieure du pharynx, on lui imprime un mouvement de bascule, et on le pousse doucement dans l'iesophage.

En eas d'introduction dans les voies aériennes, ce qui est très rare, ime toux quinteuse, la dyspnée avertissent du danger, et l'on retire de suite l'explorateur.

KÉTHÉcis SEMENT DE l'oesophage. — S'il existe un rétrécissement (suite de bnUure par des caustiques, tumeurs, syphilis...) l'olive bute. La longueur de la tige, saisie an niveau des arcades dentaires, diminuée de 15 centimètres (distance des incisives au commencement de l'œsophage) donne la situation approximative du rétrécissement.

La longueur totale de l'œsophage est de 25 centimètres environ ; par conséquent, des dents au cardia il y a 2.'ï-|-1j;=4(I centimètres.

Dans le cathélérisme, il peut exister deu\ causes d'erreur (ju'il Tant savoir éviter :

1° DivERTicuLK. ~ La sonde peut être arrêtée par im cul-de-sac, un diverticule, dans une première exploration. Une autre Tois, elle passe librement.

Il nefautdonc conclure à la sténose qu'après plusieurs cathètérismes.

â" Spasme de l'oesophage. — Le passage de la sonde peut produire un spasme, mais le lieu de production de ce spasme variera à chaque exploration. Ces variations mettent sur la voie du diagnostic.

T outefois, chez les hystériques, la fixité du lieu de

production du spasme rend le diagnostic plus difficile. Dans ce cas, nne olive volumineuse passe souvent mieux qu'une olive fine.

Pour juger du degré du rétrécissement, il faut changer les olives, sa?is sauter de numéros de la ^e'riV, jusqu'à ce qu'on arrive à Tolive qui franchit le point sténose ; il faut par conséquent toujours commencer par les phis forts numéros.

Une contre-Indication formelle au cathétérisme est fournie par l'existence d'un anévrysme de voisinage.

C) Auscultation. — Lorsqu'on ausculte l'œsophage d'un homme sain, au moment de la déglutition d'une gorgée d'eau, on entend un hruit clair, href, un glouglou caractéristique.

Lorsqu'on ausculte au-dessous d'un point rétréci, le hruit est mal perçu, affaibli t\ retardé.

Les points d'auscultation sont indiqués parles rapports anatomiques (le cardia est situé en arrière à la hauteur de la onzième vertèbre dorsale, quelquefois plus haut).

Signes fonctionnels. — Lorsque le cathétérisme provoque une douleur toujours la même et à siège constant, on est certain qu'il existe des altérations locales, inflammatoires de la muqueuse.

Si la sonde revient tachée de sang, il est probable qu'il existe une ulcération simple ou rancéi^ease.

La gène de la déglutition, une sensation d'arrêt, puis plus tard des vomissements succédant immédiatement à la déglutition sont des signes de sténose.

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