III. — EXAMEN DE L'ESTOMAC
A) Anatomik. — Los 5/0'^ de reslomac sont à gauche de la ligne médiane, 1 (V est à droite.
} L'estomac comprend une partie supérieure (grosse bbêroiiité, graotl i^ul-de-sac) à direction générale verticale, et une partie inférieure (petite tubérosit^, petit cul-de-sac, antre pjlorique), ô direction générale /loricon/file. L'estomac est donc placé plutôt verticaiemeul.iii'liori/.iiihileiiieiil :li-. :i:( -
Le cardia est situé en arrière, du côté de la colonne vertébrale, au niveau de la onzième vertèbre dorsale (dixième ou neuvième cheï certains individus). Sa projection, sur le plan antérieur du corps, estau niveau de l'insertion sternale du cartilage de la septième côte gauche.
Le pylore occupe, suivant les individus, un point variable. Le plus souvent, il est placé au niveau du point d'union des septième et iiuiticme cartilages costaux droits. Il est environ â 4 centimètres de la ligne médiane.
La petite coitrburp^ d'abord verticale, suit le côté
sxamen de l'appareil digestif.
gauche du rachis, elle s'infléchit â la hauteur de la première vertèbre lombaire pour devenir presque horizontale et passer à droite de la ligne médiane. Puis elle se relève pour se terminer au pylore.
La projeciîoii de cette petite i-ourbure, sur le plan antérieur, passe à D ou \ centimètres de la li médiane à gauche, et à 3 ou i centimètres de la pointe de l'appendice xiphoïde.
Le Toie recouvre le cardia, le pylore, la petite c bure de l'estoiiiac, et rend ces parties inaccessibles aux diiïérents procédés d'exploration, en cas de position normale de l'estomac.
La grande courbure atteint, dans sa partie la plus élevée, le cinquième espace intercostal (â à 3 centimètres au-dessous du mamelon). En ce point elle est entourée de parenchyme pulmonaire. Elle décrit une courbe, convexité externe, qui déborde plus ou moins la ligne axillaire antérieure gauche (au niveau des espaces intercostaux). Puis elle oblique en bas et à droite, et devient à peu près horizontale. Sa partie la plus déclive {en cas de vacuité de l'estomac] se trouve un peu au-dessous de la ligne qui rejoint les dépressions, fàciles à sentir, situées au niveau des neuvièmes cartilages costaux. La distance de cette partie déclive à l'ombilic est de 2 è 4 centimètres, mais ce chiffre varie, parle fait même que l'ombilic n'occupe pas une place fixe, chez tous les individus.
Dimensions de l'eslumac. — La plus grande baateur est de 11 à li centimètres {ligne parastemale gauche); la plus grande dimension en oblique est de 21 centimètres, chez l'homme. Chez la Temme, la première dimension est de 10 centimètres, la seconde' de 8 centimètres.
B) Physiologie. — La digestion sloiiiacale i-omprciid deux phases :
a) l/ne première phase (pepsinogéne), pendant latiuelle il y a sécrétion de pepsine et d'acide ehlorhydrique. Les substances album inoïd es sont cliangées, par leur eombinaison avec l'acide chlorhydrique, en albuminates acides.
b) Une deuxième phase, pendant laquelle ces albuminates sont transronnf5s en albuminoses, par action de la pepsine, et linalenieiit en corps soliibles peptonisésfpour une grande partie).
Une deini-lieure après le repas, on trouve dans festoniac de l'acide chlorhydriqiie dit libre.
Une heure après le repas, l'acidité totale (acide libre et composés chlorés) atteint son maximum (1,5 à 2 p. 10(M)).
Les aliments subissent en outre dans l'estomac un véritable brassage, dans fous les sens. Ils ne doivent pas séjourner plus de six heures dans l'estomac. .\ jeun le matin, l'estomac ne doit rien contenir.
D'après ce que nous venons de dire, on voit que les troubles gastriques peuvent être rangés, au point de
!e général, dans deux caiégories :
1° Troubles dus à une modification de la sécrétion mttrique.
2° Troubles dus à une insuffisance motrice (des êontractiunii rythmiques insurfisantes ne font passer qu'une faible quantité à la fois de bouillie alimentaire dans le duodénum), ou à un obstacle pi/lorif/iie (évacuation ralentie ou impossible).
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