PALPATION DU FOIE
Pur la pulpation, on sent chez eertaines Temmes, nlmsant du corset, de ïi'ritabies Inngueltps, (|iii sont comme ènuclëcs et ne sont rattachées à l'organe que par lin mince pédicule.
2° Autres méthodes de palpatios. a) Manœuvre du poure (Glénard). — Se Tait avec fa main gauche dont le pouce est enrnncé en avant sons les cfltes, les autres doigts placés en arrière et repoussant le Toie en avant. On peut éjialeiuent mettre toute la main gauche en arrière, et palper en avant avec le pouce de la main .imite.
h) Mvlhorfe du ballottement. — Cette méthode permet d'imprimer des mouvements an foie, de se rendre <;nmpte de sa mobilité (hépatoptoseï; la main gauche placée en arrière imprime des petites secousses au foie, et celles-ci sont perçues par la main droite appliquée en avant.
c) l'/iMomi'nf 'Ht du glaçon. — En cas d'ascite abondante, la palpation du foie est impossible par la méthode usuelle. Sil'épanchement est peu abondant, on peut imprimer au foie des secousses avec la main droite placée en avant. Le foie, par suite de sa plus grande densité, plonge dans le liquide; il ne flotte pas en réalité, comme un glaçon. Par cette palpation "
saccadée et profonde, on obtiendra une sensation un peu analogue à celle du choc rotulien, dans le cas d'épanchement de l'articulation du genou. La comparaison avec le glaçon, qui s'enfonce et revient à la surface, n'est donc pas exacte i^Létiennc).
d^ Proa'i/i' du /linno (Bertrand). — C'est nn procédé mixte de pression et de palpation, qu'on met en œuvre lorsqu'il existe un épanoliement ascitique moyen. Les deux mains sont appliquées sur la face antérieure du ^
foie; les doigts mis en mouvement, comme ceux du pianiste qui plaque des accords, font de la pression et de la palpation combinées.
3* Recherchk de la résistance de l'arc costal. — A Fétat normal, chez Tadulte, l*arc costal formé par la réunion des septième, huitième, neuvième et dixième cartilages costaux est mobile, surtout vers son extrémité sternale. et peut être déprimé de ce côté de plusieurs centimètres '± cent., 5 d'après Eliot).
En cas d'affection aiguë ou subaiguê du foie ou de la vésicule biliaire, la résistance* costale subit des modifications importantes, et augmente en raison directe de rintensité du processus inflammatoire.
Pour apprécier cette résistance le malade doit être placé horizontalement, tous les muscles dans le relâchement le plus complet, et il doit respirer tranquillement la bouche ouverte. Le médecin déprimera Tare costal, sur différents points, avec les extrémités des doigts des deux mains, au moment de Vexpiration ; il comparera avec le côté sain.
Ce moyen de recherche peut aider au diagnostic topographique de TafTection.
La résistance costale augmente, dans le cas de tumeur, seulement lorsque celle-ci a atteint déjà un fort développement.
A" Sensibilité du foie, — A Tétat normal, le foie est insensible. A l'état pathologique, Thyperesthésie est surtout due à la périhépatite.
Dans les abcès du foie, le malade accuse un point de côté hépatique^ avec le plus souvent des irradiations du côté de l'épaule (douleur en bretelle bien indiquée par Bertrand et Fontan). Dans certains cas, il localise avec précision sa douleur.