PALPATION DE LA VÉSICULE BILIAIRE. 1S
3" Consistance du foik, — Le Toie est de consistance
ferme et; souple, k l'état normal. A l'étalpathologique,
il peut être mou, induré, ligneux (foie ficelé de la
syphilis, foie marronne du cancerV
fi" FnoTTËMENTS. — Dans certains cas de péribépatite, la main perçoit de vfTitables frottements, à l'occasion des mouvements du foie.
7" [■'nfiiiissEMEriT iiïDATifjuE. — Le choc des vésicules contenues dans un kyste hydati(|ne permet quelquefois de percevoir à la main un Iréinissement tout à fait caractéristique.
H" Fluctuation. — Un abcès très superficiel donne la sensation de fluctuation (mouvement provoqué d'un liquide'].
C. Palpatioa de la vésicule biliaire. — La vésicule biliaire est située entre !a ligne niamillaire et la ligne parasteniale, le lon^; du bord externe du droit antérieur. Elle est recouverte entièrement par le foie et n'est pas palpable à l'état normal.
Lorsque la vésicule est distendue, la palpation devient possible et fait naître une douleur vive { point cystit/ue). On a sous la main la sensation d'une poche tendue, d'une masse l'énitente, Huctuante, souvent mobile. Le baUottemi'nt dû à la vésicule pathologique est situé sur un point plus externe que celui du au rein mobile. La distension de la vésicule peut être considérable. La fosse iliaque droite, et même la gauche, peuvent
e remplies en partie pur la vésicule biliaire. . Si ia vésicule contient des calculs, la palpation peut Eiâotiner des bruits de rn'/iilalion (choc des calculs les uns contre les autres), bans ce cas, la vésicule est souvent rétractée, dure, douloureuse. Elle forme ime masse piriforme, rugueuse au toucher.
D. Percussion du foie. — Le foie s'élève en dôme sous le diaphragme; il est donc séparé de la paroi par le pomnon et le ciil-de-sac inférieur de la plèvre. La percussion à ce niveau ne donnera ni le son clair du poumon, ni le son mat du foie, mais un son submat (3 ou 4 centimètres au-dessus de la matité).
Les trois quarts du volume du foie se trouvent à droite de la ligne médiane, un quart à gauche.
Limites normales de la matité. — 1° Bord supérieur. — 11 part de la base de Tappendice xiphoïde (plus à gauche il est situé sous le cœur et n'est pas accessible à la percussion, sur une longueur de G centimètres environ) ;
Sur la ligne mamillaire droite, il passe sur la partie inférieure de la sixième côte ;
Sur la ligne axillaire moyenne, il passe sur le bord inférieur de la septième côte ;
Sur la ligne scapulaire, il se trouve au niveau de la neuvième côte ;
A côté du rachis, il est situé à la hauteur de la dixième ou onzième vertèbre dorsale.
2° Bord inférieur. — Il part d'une région voisine de la pointe du cœur ;
Sur la ligne parasternale gauche^ il est situé an niveau du huitième cartilage costal gauche ;
Sur la ligne médiane, il passe à égale distance de l'ombilic et de la base de l'appendice xiphoïde ;
Sur la ligne mamillaire droite, il affleure le rebord eostnl ;
Sur les lignes axillaire e1 scapulaire, il longe la onzième côte ;
A côté du rachis, il répond à l'extrémité rachidienne (le la douzième côte (douzième vertèbre dorsale).
Les distance» «jui séparent, lîur les dJfTérents points, les deux limites (inférieure el supérieure] de la uiatité, sont très variables suivant les sujets; les chilFres qu'on pourrait en donner n'auraient donc aucun intérêt. Il est préférable de ne considérer que les limites anato iniques que nous venons de citer.
Règles de la i-ehcussion. — Le plus souvent on percute le foie, le malade étant couché. Si le malade est debout, le bord inférieur se trouve à 1 centimètre environ plus bas. en dehors de toute question de mobilité anonnale de l'organe, bien entendu.
Le malade doit avoir les muscles relâchés et respirer superficiellement, afin d'éviler les fortes distensions iiispiratoiresdu poumon.
Une percussion légère est indispensable, surtout si l'on veut déterminer la zone submate dont nous avons parlé.
On percute successivement de haut eu bas pour déliinilcr le bord supérieur de la niatité, et de bas en haut pour le bord inférieur. Dans tous les cas, il faut commencer la percussion sufTisamment loin de la limite supposée du foie, de façon à obtenir d'abord un son clair en haut [son pulmonal), un son Ijmpanique en bas (intestin): par une percussion, faite à grande enjambées, on arrivera rapidement à la zone mate, et l'on aura ainsi restreint le champ des investigations.
RÉSULTATS DE i.A PEHCussioN. — La courbo de la matit supérieure du foie peut être déterminée par la percussion depuis le sternum jusqu'à la colomie vertébrale (fig. 51); la courbe inférieure depuis Textrême limite gauche (au-dessous du cœur) jusqu'à la région occupée par le rein, La matité rénale se confond avec ta matité hépatiijue [fig. 53).
limileis supérieure cl jiiIl']