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Sémêiolog:Ie chimique du foie

L'exploralioii chimique du foie reuseigiiP le méderin sur ta valeur fonctionnelle de l'organe, sur te degrt? d'insurfisance de la cellule hépatique.

Les indications, que l'on peut recueillir par les pro~ cédés dont nous allons parler, ii'out rien d'absolu. Mais, maigre les causes d'erreur qui toutes ne peuvent être éliminées, ces indications peuvent être très utiles pour le diagnostic.

i' Keckehche et dosage de L'urÉEOANSi-'LnnE. — L'urée est fabriquée par le foie. Donc, par le tau\ de Turée excrétée, on peut juger de l'état a nato mi que et fonctionnel de la cellule hépatique.

Il y aura hyperasoturie, eu cas d'un processus congestif: par exemple, au début d'un abcès du foie.

L'hypoasolurie se rencontre fréquemment. Loi'sque le pus est formé (abcès du foie), le tau\ de l'urée baisse. Dans l'ictère grave, la diminution est rapide. Dans la cirrhose, le cancer, elle se fait lentement.

l.'iniperm^abilitO rénale est une cause d'erreur, dans ces reelierches. Nous indiquenms plus loin la façon d'éliminer cette cause d'erreur.

2' Recherche de i.'albunune et be la peptone dans les URINES. — Dans les maladies hépatiques, on constate de l'albuminurie et de la peptonurie {action du foie sur les albuminoïdes).

L'athuminurie est légère et passagère lorsqu'elle est sous la dépeiiilance d'un trouble fonctionnel du foie. Si le rein est atteint secondairement (néphrite hépatogêne

frt^qiienle^ , l'urine coiilieiit non seulemenl de l'iilbiEmine mais des cylindres rénaux.

Les deux émonctoires principaux de l'économie sont Htteint« (Toie et rein), le pronostic est grave caid'uD moment à l'autre l'ietère grave peut faire son apparition.

3" ReCHEBCHE des PICMKNTS biliaires dans les L'RENES. —

Dans certains ^tats palliologiqnes, que nous étudierons à propos de l'ictère, la bile sécrétée par le foie peut passer dans le sang (cholémie), et de là dans les urines ckolurie). La cholémie peut exister seule (cholémie fauiiliale). Par conséquent, la recherche dans le sëmm du sang ou dans les urines des pigments normaux ou anormaux de la bile donne des renseignements très importants, sur le fonetionnement de la cellule hépatique et sur l'état des voies biliaires.

V.' urobilinurie se rencontre dans un cerlain nombre (le maladies, mais surtout dans les affections du foie.

i" Hecheroie des cHLonuHEs, DE l'indican dans lks URINES. — Les chlorures sont diminués dans les maladies graves du foie.

Eu cas d'insuffisunce hépatique, et même tout au début d'une atfeetion hépatique, l'indican se rencontre fréquemment dans les urines.

3° Epreuve de la ghcosuhie alimentaire. — Lorsque du glycose apparaît dans l'urine à l'occasion seulement de l'absorption d'aliments contenant du sucre, on dit qu'il y a glycosurie alimentaire: c'est un diabète léger et transitoire, qui peut résulter d'une lésion de la cellule hépatique, mais apparaît aussi dans d'autres lésions ^a^^eclions cérébrales, nécroses, intoxications...), et même chez les sujets sains.

Pour faire l'épreuve de la glycosurie alimentaire, on

fait prendre 100 grammes de glycose en une fois, a jeun. Les urines soiil recueillies et analysées.

Deux causes d'erreur doivent être éliminées :

1" L'dtal dé/'ectueiix de l'absorption intes/in/tle. — On peut s'en rendie compte au moyen d'une pilule de Of'.Uô de bleu de méthylène. Cette sulistance, absorbée au niveau de l'intestin, colore les urines en bleu.

2" V imper méabUilé rénale. — On fait une injection souB-ciitanée de bleu de méthylène à 1/20, et on observe le moment d'apparition du médicament dans les urines (1/4 d'heure ou 1/2 heure, lorsque le rein est sain).

Déplus, cette élimination peut être troublée par suite d'une lésion hépatique, et au lieu d'être cyclique elle devient polycyciique, c'est-à-dire qu'il y a des a-coups, des intermittences dans la coloration des urines.

De toutes les recherches que nous venons d'indiquer, à propos de la séméiologie chimique du foie, les plus importantes sont celtes qui portent sur la quantité d'urée émise en vingt-quatre heures, sur l'urobilinurie, sur la glycosurie BtUtaenlaiTe [trépied urinnire /lëpatifjue).

De l'Ictère.

Lorsque la bile passe dans te sang((7(o/^»t/(') et apparaît dans les urines {choliirie), on dit qu'il y a iclêre.

Dans certains cas, le passage dans les urines n'a pas lieu, et l'ictère est dit acholurir/ue (Gilbert).

Ce genre d'ictère peut exister en dehors de toute lésion rénale susceptible d'expliquer le non-passage des pigments biliaires dans les urines (Merklen).

Si l'on considère la composition de la bile, ainsi répandue dans l'organisme, trois cas peuvent se jffêseitter :

DE L'iCTÈBE.

' La Lile a une composition normale ; • Elle contient exclu shemeiii on jiresfiiip exciiisive- Qient (les principes anormaiu ;

3° Elle contient à la fois ses élémctits normaux et des «■lèmeuts anormanx.

Dans le premier cas, nous aurons ['ictère biliphéique «Il ictère vrai aig», ou iciëre ortho-pigmentaire, sans lésion de la cellule hépatique.

Dans le second cas, nous aurons l'ic/^rc iwahUinirpie

ou méla-pigmentaii'e, avec adultération de la cellule lié-

patique. Cet ictère est donc plus grave que le précédent.

Dans le troisième eus, nous aurons coexistence des

deux cas précédents, l'un ou Tautre pouvant prédo-

I. Ictère biliphéique. — Les éléments nomiaux de la bile ne sont pas modifiés.

Les principaux éli^ments de la hile sont les pigments ■biliaires (biliruliine et ses dérivés), et les acides biliaires (acide cholique et cholalique qu'on retrouve dans les urines sous forme de taurocholate de soude).

Le malade alleint d'ictère biliphéique, a une teinte jaune soufrée au début, puis une teinte plus ou moins verdàtre (conjonctives, peau).

On ne peut juger de cette coloration qu'au jour, et non à la liimiih-r ar/ifirh-lli'.

II. Ictère urobilinique. — Gubler qualifiait cet ictère û'kémtiphéiqiti'. Ill'iiisiiil l'hypothèse suivante * Le sang, disait>il, contient de Vliémaphêine.

Lorsque le foie fonctionne nonnalement, l'bémapfaéine se transforme en pigments normaux biliaires. Dans les états pathologiques du foie, cette hémaphéine n'est pas transformée, et on peut la déceler dans lo aénim sanguin et les urines.

19S e:xahen du foie.

Cette hypothèse de Giibler est complètement abandonnée de nos jours, vu que l'ht^maphéine est un produit imaginaire.

Le principe anormal qu'on trouve dans cet ictère est l'urabilini- et le pigment j'ouge brun ou chromogêne d'urobiline.

Qu'est-ce donc que l'urobiline '? C'est nn pigment non rernigineuxd<irivi? de l'Iiémogloblne. A l'état normal, on trouve dans les rèces de l'urobiline ou son chromogëne, et ce dernier, qui a un pouvoir tinctorial eonsidéreble, leur donnerait en parlie leur coloration spéciale.

h. l'état pathologique, il y a hyperpi-oduction d'urobiline, qui apparaît dans le san^ [urobUinhémie), etdaus les urines [iirobilinurie).

Les auteurs ne sont pas d'accord sur le point de formation de l'urobiline et de son ckromogène. D'après une théorie récente, elle se ferait au niveau du rein et non au niveau du foie. Quoi qu'il en soit, ce qu'il importe de retenir, au point de vue pratique, c'est que l'urobilinune eMste d une façon transitoire ou permanente, dans un grand nombre de maladies du foie. Les altérations des ( ellules hépatiques retentissent sur l'organe ou le miheu quel qu il ■•oit au nneau duquel se fait I hyperproduction patliologique de 1 urobiline.

Le malade atteint d'ictère urobilinique, a les tempes, les lèvres, le menton d'une coloration jaune sale (topographie en fer à cheval). La face est émaeiée, les traits sont tirés (faciès hépatique).

Des causes de l'ictère. — Trois causes peuvent être invoquées pour expliquer l'apparition d'un ictère :

1" L' hypersécrétion biliaire, par suite d'adultënttion de la cellule hépatique ;

2" Un obstacle empêchant plus ou moins la bile d&

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