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DE L'ICTÈRE

^'écouler dans les conduits biliaires (întra et exlia-hépa- |iques) et de là dans l'intestin ;

3° Des modifications i/noiilafivcs de la bile qui la tendent plus visqueuse et entravent par lonséqueiit son ré lion.

II n'est pas facile de faire la part de ces causes dans la production de certains ictères, et souvent d'ailleurs toutes trois coexistent. La décoloration des fèces indique bien uii obstacle, mais leur coloration n'implique pas l'absence de cette cause. C'est qu'en effet l'inllamma' tiondes canaux biliaires intra-hépatiqnes (a/i^i'ocAo/i/^) marcbele plus souvent de pair avec les adultérations de la cellule hépatique. Et cette inflammation constitue un obstacle partiel au coui's de la bile; dans ce cas, il y a

•ictère et malgré cela les matières fécales restent colorées.

De même dans Viclére catarrhal air/u, l'obstacle peut être partiel par angiocholite, ou absolu si l'inllanimation porte sur les canaux extra-hépatiques (le canal cholédoque en particulier).

Dans \a cirrhose /lypertfop/iifjiie ùiliaii'e ou maladie de Uanot, il y a ictère chronique par adultération de lu cellule hépatique, mais il peut exister une décolora-

Itloji incomplète et plus ou moins persistante des Âaatières fécales (obstacle par angiocholite concomi- E Enfin, dans tous les cas d'angiocbolite ou d'iusuffi- BAnce de la cellule hépatique, il existe également des ^odilications qualitatives de la bile.

Ceci posé, nous citei-ons quelques exemples d'ictère dont la cause, principa/e eai l'hypersécrétion biliaire: d'autres où la rétention de la bile se produit surtout par le fait d'un obstacle ; et d'autres enfin qui ne peuvent

guère s'expliquer que par ties modifii-alinns qualitatives de la bile.

A. UïPEHSÉCHÉTiON HiUAiRE. — 11 y H poli/c/to/ïi^. Certaines fièvres bilieuses des pays chauds ont comme symplùmes cardinaux : l'ictéie, des \omissements et des selles contenant de la bile en grande quantité.

Les maladies inrectieuses frappant le foie primitivemi-nt ou secondairement s'accompagnent fréquemment d'iftère. Et ces ictères primitirs ou secondaires ont été divisés en ictères graves (ictère grave primitif, fièvre jaune, fièvre typhoïde, choléra, pneumonie, cirrhoses, tumeurs du foie...), ou ictères bénins {ictère émotif par hypei-sécrétion aous une influence nerveuse ; ictère catarrLal par auto-infection ou infection venue du dehors...). Mais cette division basée sur le pronostic n'a qu'une valeur bien relative, et tel ictère catarrhal qui semble bénin au début peut avoir une issue fatale. a II en est de l'ictère comme de la pleurésie, a dit Trousseau, on ne sait Jamais comment il se tennine. »

B. Obstacle al colhs de la bilk. — Tout obstacle (tumeurs, calculs, compression directe ou indirecte, obstruction par inflammation...), portant sur un point quelconque des canaux extra-hépnliqneii (y compris l'ampoule de Vater), amènera l'ictère par rétention et la décoloration des matières fécales. Les matières grasses ne sont plus éuiulsionnées ni absorbées, il y a stéarrhée.

C. Modifications qualitatives de la bile. — Dans l'hémoglobimirie, le foie est encombré de matériaux pigmentaires ; la bile subit donc des modifications qualitatives, et l'ictère apparait.

Les mêmes phénomènes se produisent à la suite de la résorption de vastes épanchements sanguins (Poncet, de Lyon).

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' Principaux troubles généraux produits par ^iPictère. — Troublks ciiiclhtiiiiif.s. - P<iuh rnlenti. — Les sels biliaires sonl des poisons du cœur. D'après une théorie récente, le ralentissement ne seraitqu'apparent, il y aurait en réalité un rjlhme couplé du cœur (Voy. Examen du pouls).

Les épistftxis sont fréquents.

Thoudles G\STito^i?iTEST!N.\ii\. — Ndiis avons parlé de la polycholie. Tîn cas de stéarrhée, l'amaigrissement est rapide parce qu'un élément important de la nutrition (la graisse) n'est pas absorbé.

Le bouche est amOre, par suite de la présence du BÛrocboIate de soude dans la circulation.

taouBLES CUTANÉS. — Le prurit ne résulte pas Torcémenl de la eholémie, puisqu'il peut y avoir de l'ictère sans prurit. La cause peut être due à un poison engendré ou non (léiruil par le foie.

Le xant/ié/asma consiste dans des taches jaunâtres Kalisées au\ paupières ou généralisées. ^ Au sujet de sa cause de production, la même remarque que précédemment s'applique au xanthélasma, car il peut exister en dehors de l'ictère.

TnouBLES d'intoxication. — Ils s'accompagnent d'hyperthermie. Us résultent de la résorption, au niveau de l'intestin, des produits de fermentation non détruits par la bile ; et au niveau du foie, de la résorption des sels biliaires. Cette intoxication ne se produit pas tant que le rein fonctionne bien.

Troublesnerveuh. — Troiil)les oculaires(\anthopsie ou ^«-vision en jaune, qui est d'ailleurs rare). Délire, insomnie, ^^BOovulsions, coma duos l'ictère grave.

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La face externe, fonvese de la rate réptuid aiijt neuvième, dixième et onzième eôles. Le boi-d antérieur. mince et tranchant, ne dépasse pas une ligne menée de l'articulation sterno-claviculaire à l'extrémité antérieure de la onzième côte (ligne slerno-costate).

La rate normale est dune située en arrière du rebord des fausses côles, et n'est pas accessible à la palpat ion .

I. Palpation de la rate déplacée ou hypertrophiée. — Le malade sera placé en position diagonale droite, indii|uée par Scliuster, c'est-à-dire dans une position intermédiaire entre le décubitus dorsal et le décubitus latéral droit. Le bras gauche sera relevé et placé derrière la tête.

Le médecin se placera à gauche du malade. Il palpera la rate de bas en haut et d'avant en arrière, avec le.s deux mains ou avec une seule main agissant par son bord cubital et faisant cuillère.

Effleiiremenl. — Lorsque la rate est très hypertrophiée, sa friabililé est souvent très grande. Toute palpation énergique devient dangereuse. II faut palper l'organe par effleurement. La paume de la main ne bouge pas, les doigts par des mouvements de llexion répétés font une palpation très légère.

La mélhof/e du piano (Bertrand) indiquée pour le foie est applicable h la rate.

La palpation donne des notions sur la forme.

ron»iiiltincp, la mobilité, la sfnsihilitt', les liéfùrmatioim de la rato. On peut sentir des mcorfiex, qui existent h l'état normal, sur le lionl antéro-siipërieiir (le la rate hypeilmpliit^.

n. Percussion. — Le malade esl placé dans la position de Selmster, iadiquée plus haut; le médecin se place H droite. Il percute d'abonl entre la ligne axillaire moyenne et la ligne scapulaJn?, de haut en bas et parallèlement aux côtes, jusqu'à ce qu'il trouve lu malité spléniqiie qui fait suite a la sonorité pulmonaire, /-a pcrciii-iioii doit élre Irèi légère. A ce moment le doigt percuté décrit un arc de cercle de 90", et la percussion se Taitd'arrièreeuavant jusqu'à la rencontre delà soiiorilé t>mpnnique (estomac, abdomen) 'fig. ;>(>).

Cette pereussion est souvent difficile et môme impossible dans certain cas, par exemple lorsqu'il existe un

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météorisme prononcé, lorsque les organes voisins lésés ont perdu leur sonorité spéciale. Dans ces cas, la phonendoscopie peut rendre de très utiles services.

L*examen de la rate doit avoir surtout pour but de constater les déplacements de Torgane (rate mobile, déplacements par une poussée de voisinage en cas de pleurésie, pneumothorax, météorisme, ascite, tumeurs abdominales...), et les hypertrophies (beaucoup de maladies infectieuses, malaria^ maladies concomitantes du foie, leucémie^ tumeurs de Torgane...).

{Voir pour les clinique.)

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