l'alpattoQ de rabdoiiien
Xous l'itérons cimuneiialpatioiispéi-iab' If loui-licr rectal, le toucher vaginal.Japalpation des orifices herniaires, la palpation de l'utérus gravide, qui ne sont pas. à proprement parler, du domaine de la séméiologie médicale.
REGLES DE LAi'ALPATioN. — Le plus souveut Ic uialadc est placé dans le décubitus dorsal. Pourtant, dans certains cas, on peut avoir intérêt à Taire la palpation dans le décubitus latéral droil ou gauche, dans la position gé nu- pectorale.
Dans tous les cas, le malade aura les muscles relâchés
(Voy. Pal pat ion du foie). On aura eu soin de vider l'intestin préalablement par un lavement. L'administration du chloroforme est quelquefois nécessaire, lorsque la douleur est très vive.
Les autres règles sont celles que nous avons exposées, à propos de la palpation en général {Moi/ens physiques d'exploration).
La palpation hydrostatique de V abdomen, le malade étant placé dans un bain, est susceptible de donner de très bons résultats.
On commence toujours par une \)a\ipai\on géîiéralisée et superficielle, qui renseigne d'abord sur Tétat de la sensibilité abdominale. Plus la douleur est vive, ainsi qu'il arrive dans la péritonite aiguë, et plus les muscles font résistance sous le doigt (défense musculaire). Elle renseigne encore sur la température qui peut être augmentée sur toute l'étendue de Tabdomen ou sur une région circonscrite. Elle permet de sentir les /rof^^/ne/i^ç péritonéaux ; ceux-ci peuvent, dans certains cas, être entendus à distance, sous forme d'un bruit spécial appelé cri intestinal.
En cas d'œdème de la paroi, les doigts laissent leur empreinte sur Fabdomen.
La palpation généralisée et profonde donne des renseignements sur la sensibilité des organes plus ou moins profondément situés, sur la présence des indurations, des tumeurs de toute nature qui peuvent siéger dans Fabdomen. Elle fait reconnaître l'existence des gargouillements , produits par le déplacement des gaz; ils sont surtout nombreux, en cas de fièvre typhoïde, dans la fosse iliaque droite, région qui est en même temps sensible à la palpation prof(înde.
Après cette palpation généralisée, on pratique une
PERCUSSION DB L'ABDOMtN.
ÏI3
■ palpation locaiiséi' sur les points qui semblent partî- ' ctilièreiDeat douloureux.
En cas d'appendicite, lapalpatioo même superfieiellc
est douloureuse; il existe de la défense musculaire; de
plus, cette douleur est particulièremeut vive, au oivenu
L du point f/e Mur Burnvy, qui est situé à t'gale dislaïu'o
Kde l'ombilic et de l'épine iliaque antéro-supérieurc
k. droite, il est à remarquer en outre, qu'une fois cetio
\ «ompression du point de Mac Buniey eirectuée et
maintenue, la douleur du reste de l'abdomen diminue
h ou même disparait.
Par la palpation localisée, on eUercbe à déterminer ' la forme, le volume, la consistance, et par suite la t nature probable des tumeurs liquides, solides ou ] gazeuses ayant pour siège l'intestin, le péritoine, m\a mésentère et tous les or^^anes contenus dans I l'abdomen (utérus et annexes, vessie...). Ces tumeurs f'sont d'origine très variée : cancer, tuberculose, kystes, f occlusion intestinale, coprostase, tuberculisation des i ganglions mésentèriques et rétro-péritonéaux, indura^ tlon et empâtement de ta péritonite chronique...
Kn cas d'entéro-colite, de dysenterie clironîtfue et d'entéroptose, on peut -sentir de véritables cordes tendues sur les côlons, et en particulier sur les cAlons ascendant et descendant yiwdes co/ti/uen de (JlénRiil) Ënlin, par la palpation combinée à la percussion, ou reehercbe la sensation de tlot et le flot lombo-abdominal, dont nous parlerons nu sujet île l'ascilc.
' Percussion de l'abdomen.
La sonorité intestinale est tyuipanique. La tonalité varie avec la distension des anses intestinales et
20* EXAME.N nE L'ABDOMEN.
suivant la quantité des matières liqnides ou sulidci
qu'elles contiennent.
A. Du météorisme. — Météorisme et lympanîte sont deux termes synonymes. S'il y n peu de gaï, dans l'intestin, on dit généralement qu'il y a météorisme : s'il y en a beaucoup, on dit qu'il y a tympanite on pnenmatose intestinale.
Dans certains cas rares, il existe des ga/ dans le péritoine, on dit qu'il y a tympanite ou pneumatose pèriton^ale.
En cas de météorisme, l'abdomen a une forme globuleuse, sans dêrormation de l'ombilic; la- peau est distendue. Le tliorax est élargi à la base dnns tés cas extrêmes. La palpatinn donne une sensation de consistance élastique.
La percussion donne une résonance tympanique exagérée, que le ^az soit dans l'intestin ou le péritoine. Mais, dans le premier cas, la sonorité est pins prononcée au niveau du côlon et elle ne masque pas la matité du foie; dans le deuxième cas, l'exagération de sonorité est uniforme et plus générale, par suite du refoulement de l'intestin ; la mattté du foie est masquée.
Le météorisme peut être yénéralhé [péritonite, occlusion intestinale située assez bas, fièvre typhoWe, hystérie...); il n'indique pas forcément des lésions intestinales, il faut rechercher les autres sympt<)mes.
Le météorisme peut être partiel, en particulier dans certaines occlusions.
Lorsque la tension des gaz est très exagérée, il se ffruduit le même phénomène que dans les cas similaires de pneumothorax, d'emphysème, la sonorité est remplacée par (le la suhmatité.
B. De l'ascite- — L'ascite est constituée par une col-
■la pesanteur, seporliiiit suiK';. jia sëqiieiit, lu forme du venlre change suivant (|iit; le malade pst couchi' ou debout.
La percussion donne un son mat au niveau du liquide, un son t)'mpanique au niveau des anses intestinales et un son liydro-aérique intermédiaire .57).
Le malade étant placé dans le décubitus dorsal, la mutilé a ' la. forme d'un croissant à concavité dirigée en haut. Au cnntraire, dans le cas d'une tumeur kystique, la matité a la forme d'un croissant à concavité dirif/t'e en fias {(iy;. 58),
- Asuitc et tumeur
806 EXAMEN DE l.'ADDOMEN.
Danslespositioîislatérales.lBinatité se déplace avec le ' liquide ascitiqiie.il estbim d'sltenilre quelqnesinstanU^ l'agglutination des anses intestinales pouvant retarder ce mouvement de déplacement (ligne \B; (ig. S7},
En cas d'ascite très abondante, la zone de sonorité tympanique peut disparaître, par suite de l'éloignement de la paroi de la masse intestinale.
SE^SATlON DE FLOT. — Par la palpation combinée avec la percussion, on recherche la sensation de Qot dans l'ascite.
Une main est posée à plat sur l'abdomen ; de l'anb^f placée à une certaine distance de la première, donne une chiquenaude, afin de mettre en mouvement une onde liquide, qui vient Trapper la main immobile. Dans les cas douteux, il est bon de faire appuyer^ par son bord cubital, la main d'un aide sur l'abdometii et le long de In ligne blanche, pour éviter les mouve- ments en masse d'un abdomen volumineux et à parotS plus DU moms relâchées.
Lorsque la quantité dit liquide ascitique est tr^ faible, on peut rechercher la sensation de tlot de I façon suivante. La main gauche est posée à plat i l'abdomen, les doigts étant écartés en éventail. Av« un doigt de la main droite, on percute le médius 01 l'index gauche ; la sensation île flot est perçue par le pouce de la main gituche.
Flot lombo-abdomiival iBardi. — Une main placée sur le ventre du malade, celui-ci étant assis: l'antre main percute h poing fermé et à petits ( la base du Ihoras en arrière. La main antér perçoit une sensation de flot.
Ce signe est très précoce et existe alors même que.' l'épanchement est très peu abondant.