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IV. — AUSCULTATION

Le sens de l'ouïe renseigne le médecin sur les bruits normaux ou pathologiques, qui se produisent dans l'intérieur du corps (Laënnec, 1810 !.

1° Auscultation immédiate. — L'oreille est appliquée directement sur la partie à explorer.

Si l'on interpose un linge, il ne faut pas employer d'étoffes qui, comme la soie, produisent des bruits au moindre mouvement.

Ràglfs générales. — 11 faut ausculter dans lo silence, ' se recueillir. L'oreiûe qui aiiscuKe (shahiluer à auscullei (les deux oreilles indistincteuient) doit être appliquée intimement sur la partie explorée, en évitant toiitefois que l'air emprisonné dans le conduit auditif ne comprime le Ijmpan.

On ne doit jamais ausculter en ayant la tête fortement baissée ou le cou serré ; l'arUus du sang a la tète produit en effet des bruits très préjudiciables à une bonne auscultation.

Les musi:les du malade, placé en bonne position, laquelle est variable suivant lèse as, doivent être relâchés, et l'observateur doit Taire abstraction an bruit rotaloire (voiture lointaine), produit par la conlraclion toniipie des muselés.

Si le malade est assis ou debout, il Taut qu'une main le soutienne, sans comprimer les organes: les mouvements de l'observateur et du patient sont de la sorte cooivJoniiés, et l'oreille qui ausculte reste toujours bien appliquée.

Chez certains malades émotifs, et bien qu'on les rassure, un n'arrive à faire une auscultation détaillée qu'après plusieurs séances. Chez ces malades, eu effet, l'émotiou précipite, ralentit, ou rend irréguliers les battements du ccpur, de mtine qu'elle trouble profondément les mouvements respiratoires. Pans ce dernier cas, il faut faire l'éducation du malade, lui apprendre îl respirer.

D'ailleurs, il est toujours bon d'éviler, en pratiquant 1 l'auscultatro >, les séances trop longues, qui fatiguent [ le malade et l'observateur.

Les jeunes enfants crient presque toujours, lorsqu'ou ^les ausculte. Le médecin attendra, l'oreille toujoui'.s

appliquée, l'accalmie passagère qui se produit pour l'inspiration.

2** Auscultation médiate. — Elle se fait en interposant un instrument conducteur du son, le stéthoscope. Les formes de cet instrument sont très \ariables. Le plus employé a la forme d'un cylindre en bois de 15 centimètres de longueur environ, terminé d'un côté par un cône, de l'autre (pavillon) par une plaque, sur laquelle on applique l'oreille.

Le meilleur stéthoscope, a-t-on dit justement, est celui dont on a pris l'habitude de se servir.

Règles générales. — Appliquer l'instrument bien d'aplomb sur la partie à explorer ; placer l'oreille sur le pavillon sans interposition de couche d'air entre l'oreille et la plaque ; lâcher à ce moment l'instrument pour ne pas produire avec la main des bruits surajoutés ; exercer wne pression modérée sur le stéthoscope.

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