‹ Manuel de sémiologie médicaleChapitre 7 sur 113 · V. — PHON ENDOSCOPIE · texte numérisé non relu

V. — PHON ENDOSCOPIE

Inventé par Blanchi et Bazzi, le phonendoscope est un stéthoscope amplificateur, qui peut être employé de différentes façons.

En posant la tige de l'instrument sur un organe, et en exécutant des frottements superficiels, avec la pulpe d'un doigt, autour de cette tige (fig. 3), on détermine des vibrations sonores, qui changent de tonalité^ lorsqu'on dépasse les limites de l'organe exploré.

Ce qui doit attirer l'attention de l'observateur, ce n'est pas le changement d'intensité du son. Il est en effet de toute évidence que, pour un frottement de même force, le son perçu sera d'autant plus faible qu'on s'éloignera davantage de la tige de Tinsirument.

y Mais ce qui est caractéristique, c'est le L-liangement de f tiaiiteur tlii son, lorsqu'on dépRsse la limite de l'organe oré ; la note [jeiriie n'est pins In riiênic.

Est'il toujours racilo de saisir ce ehangemenl de

fonalité?noD sans aucun doute, et pouroertaiiis orfranes,

le Cffiur en particulier, ii faut avoir l'oreille e.\ercée.

Sans vouloir entrer dans les discussions théoritiues,

1 au sujet des phénomènes physiques, qui ont trait à ta

I phonendoscopie, noua Terons remarquer aux détracteurs

de la méthode que l'efficaeité de la percussion légère

est acceptée par tout le monde. Or, un frottement

' superficiel n'est en somme qu'une sorte de percussion

[ très légère, et les bruits ainsi produits sont, renforcés,

L en phonendoscopie, par un résonateur puissant.

, La Justesse de certaines délimitations, faites au

phonendoscope, est facile à contrôler sur le vivant ; nous citerons par exemple le cas d'une rate volumineuse, facilement accessible à la palpation. Les résultats des deux méthodes d'exploration coïncident exactement; ce sont là des faits indéniables.

En enlevant la lame d'ébonite inférieure, et par conséquent la tige du phonendoscope, on peut se servir de cet instrument comme stéthoscope biauriculaire pour l'auscultation ordinaire. Ce stéthoscope est excellent^^ conducteur du son ; il permet de distinguer des bruits difficilement appréciables par les procédés ordinaires d'auscultation. Ainsi, en cas de rythme couplé du cœur, la systole affaiblie est perçue nettement au moyen du phonendoscope. Dans ce mode d'emploi deTinstniment, tous les bruits sont très renforcés, et par Thabitude seule on arrivera à démêler les diverses sensations auditives perçues.

Ce genre d'auscultation se fait avec un dérangement minimum du malade.

Knfin, en saisissante pleine main le phonendoscope, dépourvu de ses tubes en caoutchouc et en l'appliquant sur le corps du malade, on fait de la palpation médiate et renforcée (recherche des vibrations vocales ; voir Examen de V appareil respiratoire),

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