‹ Manuel de sémiologie médicaleChapitre 78 sur 113 · I, ~ TROUBLES DE NUTRITION DES MUSCLES · texte numérisé non relu

I, ~ TROUBLES DE NUTRITION DES MUSCLES

1" Hypertrophie des muscles.

Elle ne se reucoiilie que duus In maladie de Tlitiiiisen, dans laquelle les muscles, quoique volumineux, " hésitent au miiment de la contraction ; la mise en train est pénible.

Dans la paralysie pseiida-/iypertrop/iif/ite de Du- , clienne la consistance du muscle parnll augmentée. ne dans |a maladie de Thonisen, nniis la cunlracti- I liténe-iistc pas, Quoique bien muscle, le malade esl un " impotent.

i- Atrophie des muscles.

La fibre musculaire csl diminuée ilc volume, l.c I volume total du muscle esl eu j^cncral Itl's diminué: I toutefois, dans la maladie de Duchenne précédemment I eitée il y a hypertrophie apparente par développement ■ ■du tissu interstitiel. Dans ce cas, l'examen par biopsie l.eat très utile.

En cas d'atrophie, le malade sera interrogé d'une I ifeçoD trbs particulière sur son hérédité, sur le mode de ■idébut, l'évolution rapide ou lente de l'atrophie. Les 1 contractions fibrillaires, les réactions électriques sont pBtportantes à connaître. Toutes ces questions sont indis-

pensables pour différencier entre elles les variétés d'atrophie.

Atrophie et paralysie marchent le plus souvent de pair. Les réactions électriques permettent généralement de départager les symptômes.

Variétés d'atrophies. — Nous adopterons la classification topographique de Debove et Achard et citerons les principaux cas que Ton peut rencontrer.

1. Atrophies localisées. — A) a un muscle. — Elle résulte le plus souvent d'une lésion locale.

Si elle marque le début d'une atrophie généralisée, sa marche est rapide, envahissante.

B) A UN GROUPE MUSCULAIRE. — 1° Hémiatrophic de la face^ maladie héréditaire particulière surtout à la femme.

2° Atrophie totale de la face, — Elle donne le faciès myopathique et s'accompagne d'une atrophie débutante du trapèze et du deltoïde dajis la maladie appelée : myopathie facio-scapulo-humérale (type Landouzy-Déjerine).

Un diagnostic différentiel doit être fait avec la lèpre et la diplégie faciale.

3o Atrophie des membi'es, — a) L'atrophie double des régions scapulo-humérales (envahissante) est la myopathie de forme juvénile d'Erb.

L'atrophie unilatérale de cette région existe dans la paralysie du plexus brachial (type supérieur) et dans le saturnisme,

b) L'atrophie des petites muscles de la main (main en griffe) est unilatérale dans le saturnisme, symétrique dans Y atrophie musculaire (Aran-Duchenne).

Elle existe encore dans quelques autres maladies

TROUBLES Dli M'THITION DES MUSCLES.

(ayringomyélie, lèpre, sclérose latérale amyotiophique).

c) Atrophie unilatérale de laul le membre supérieur. — Chen Tenfaot elle existe surtout eji cas de paralysie obKtélri''ale où elle eonstîtiie la paralysie in Tant i le.

Chez l'adulte, elle est tributaire d'une lésion du plexus brachial ou d'une névrite saturnine.

d) Atrophie itu tronc ou rifs loniben (myopathie type Leyderi-Mœbiusj.

e) Atrophie symétrique dus vtemùres inférieure (avec pied èquin). — Chez l'enTant, c'est le typeChiircot- Marie, maladie iiéréditaire à l'volution lente.

Gheï l'adulte, elle résulte d'une névrite (alcoolisme, saturnisme ).

L'atrophie unilatérale es! la similaire du membre supérieur (uiéme interprétation i.

II. Atrophies généralisées. — Si la marche est ra/iif/e, le diagnostic devra être fait entre une polynévrite, une myélite diffuse et une poliomyélite antérieure aiguë.

Si la marche est lente et progressive, il y a lieu de distinguer entre une mijélopalhie et une myopathie :

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III. Atrophies secondaires. — Toutes les maladies du système nerveux (myélites, hémiplégie, tabès, sclérose en plaques...) peuvent s'accompagner d'atrophies secondaires. Le diagnostic s'appuie sur la recherche de tous les signes.

RÉSUMÉ. — Il ressort de Texposé sommaire que nous venons de faire que les atrophies unilatérales résultent presque toujours d'une névrite infectieuse ou toxique (saturnisme en particulier), ou d'une paralysie infantile.

Les atrophies musculaires localisées et symétriques sont des myopathies de différents types, suivant les régions primitivement envahies.

Les atrophies généralisées sont causées par une maladie de la moelle épinière primitive (myélopathie) ou par une maladie primitive du muscle (myopathie).

Les atrophies secondaires succèdent à des maladies nerveuses nombreuses.

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