MUSCULAIRE
Suivant que la contractilité est diminuée ou abolie, ou dit qu'il y a parésie ou paralysie,
Séméiologie de la paralysie et de la parésie.
Un membre paralysé et soulevé retombe comme une masse inerte (ce (|ui n'a pas lieu dans le coma). Dans la parésie, les mouvements sont pénibles et de peu (retendue. Un malade soulève un bras parésie, mais ne peut le mettre sur sa tète.
On doit rechercher les signes t[iie nous avons éliidii^s sujet de l'examen pliysi(|iie et fonctionnel des muscles.
On dort se rappeler que les attitudes sont comnianilées par la prédominance des muscles sains antagonistes sur les muscles paralysés.
On reciierche le degré iV excitabilité mêcnniijue des muscles paralysés ou parésiës ; à l'élat normal, lorsqu'on Trappe assez fortement une masse musculaire, il se produit une saillie locale, qui disparait assez vite. A l'état pathologique, deux cas peuvent se pn'senter : 1° cette saillie apparaît avec un choc très faible ; 'i- elle apparaît lentement et persiste très longtemps. L'excitabilité est donc augmentée, et à W'xamen électriquion trouve la réaction île dér/énërescence. C'est donc un moyen simple de se renseigner sur l'existence de la Hl>.
Variétés de paralysieB. — Nous adopterons ta même classification topographique que pour les atro- ]ihies.
Nous ferons remarquer, une fols pour toutes, que Vhi/stéric peut provoquer toutes formes de paralysies. Nous ne citerons donc pas cette maladie à chatpie variété de paralysies.
I. Paralysies iaoléea. — Exemples : paralysie du radial, du facial. Les causes à incriminer sont un traumatisme, le froid, causes qui peuvent tHre simplement occasionnelles et provocatrices d'une infection latente.
II. Monoplégîe. — C'est la paralysie d'un membre (brachiale ou crurale).
Elle résuilc soit d'une lésion du cerveau (lésion vitlterne), suit d'une lésion de la moelle.
Elle peut encore l'tre d'origine périphérique du BfQni'tionuelle
Exemple : une hémorragie cérébrale localisée peut être cause d'une monoplégie alterne, laquelle s'accompagne le plus souvent d'épilepsie jacksonienne.
III. Hémiplégie. — C'est la paralysie d'une moitié du corps. Chez Tenfant, elle résulte en général d'une méningite tuberculeuse.
Chez l'adulte, la syphilis en est surtout la cause. h embolie par lésion cardiaque, une tumeur peuvent provoquer une hémiplégie (dans ce dernier cas existe en même temps de l'épilepsie jacksonienne).
Chez le vieillard, V ictus hémorragique^ les lésions de cérébro-sclérose (Grasset), le ramollissement sont les causes les plus fréquentes de l'hémiplégie.
Lorsque la moitié droite du corps est paralysée et que la lésion cérébrale (à gauche par conséquent) siège au niveau de la circonvolution de Broca, on constate en même temps de l'aphasie.
Dans Yhémiplégie hystéinque les réflexes ne sont pas njodifîés.
Enfin l'hémiplégie est une complication d'états morbides assez nombreux (tabès, sclérose en plaques, maladies infectieuses^ intoxications diverses, par le plomb en particulier...)
IV. Paraplégie. — C'est l'impotence partielle ou totale des membres supérieurs seuls ou des membres inférieurs seuls (cas de beaucoup le plus fréquent) ou des quatre membres (paraplégie cervicale).
Elle est flasque ou spasmodique. Dans ce dernier cas, on constate en même temps de l'exagération des réflexes et des contractures.
La paraplégie cerincale est fréquente dans le mal de Pott (mal sous occipital).
La paraplégie spinale indique une lésion de la