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Demay. Inventaire des sceaux de Flandre, n

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Grenoble (xin*' s.), un bras saisissant une croix qui surmonte un écusson'.

Le bras ou la main bénissante sont d'un usage assez fréquent ; l'église de Gap a pour type traditionnel le bras de son patron saint Arnoul en pal, vêtu et bénissant (1204-1222). On trouve un bras semblable sur les sceaux de la collégiale de Saint-Gengoul de Toul (1331- \S3Vj 2.

Les symboles pieux se trouvent sur les sceaux ecclésiastiques en moins grand nombre qu'on ne pourrait le croire, et c'est moins sur ceux des prélats que sur ceux des maisons religieuses ou des membres du clergé inférieur qu'ils sont fréquents. La Grande-Chartreuse, de 1400 environ au milieu du xvi'' siècle, a fait graver sur son sceau tous les instruments de la passion, la croix avec le titulus et les clous, l'éponge, la lance, le roseau, la couronne d'épines, le coq et les dés. Beaucoup de chartreuses françaises ont adopté pour type une simple croix ou une croix pâtée, entre autres celles d'Aillon, de Berthaud, de Durbon, des Ecouges, de Sylve-Bénite, de Valenciennes ; celle de Prémol surmonte la croix d'un dauphin. On trouve aussi la croix carrée sur le sceau de l'abbaye de Vauluisant (vers 1200), la croix sur un piédestal sur celui de l'église de Saint-May (xn'** s.), la croix entre une mitre et une crosse sur celui de l'abbaye de Saint-Denis (1381), la

1. PiLOT i>E Thoiœy. Inventaire des sceaux des archives de VIsère n"' 1086 à 1090. — Douët d'Arcs. Collection de sceaux, n"' 6935, 6959 et 7390. — Di'FOUR ET ï\\iiVT. Sigillographie de Savoie, pi. ^'I, u" 85.

2. Ro.MAN. Sigillographie du diocèse de Gap. pi. II, III. IV, V, XI et XII. — Robert. Sigillographie de Toul, pi. X.\XII, n"' 107 et 109.

croix' double ou de Lorraine sur celui dAubon, doyen de réalise de Toul (1160) '.

Un très beau sceau, qui rentre dans la catégorie de ceux qui font le sujet de ce chapitre, est celui de la Sainte-Chapelle, au milieu duquel on distingue la couronne d'épines et les clous de la Passion (1386) ~.

Un certain nombre d'animaux sont gravés principalement sur les sceaux du clergé inférieur. Henri de Gamaches, chanoine de Bayeux (1236), porte un lion ; R. de Cramoyel, chanoine de Corbeil (1219), une aigle ; Enguerrand, doyen de Meulan (1247), une aigle à deux têtes. Une aigle d un style remarquable, un rinceau au bec et debout sur un juchoir, est gravé sur le sceau de l'abbaye Saint-Léon, près de Toul (1211); Jean, archidiacre de Paris (1228), en a une autre, posée sur un évangéliaire, allusion évidente à l'apôtre saint Jean. VAgnus Dei, nimbé, avec ou sans pennon, est extrêmement commun; un beau spécimen s'en trouve sur le sceau de Philippe de Savoie, administrateur du diocèse de Valence en 1242. Aimeri de Séverac, évêque de Limoges (124o), porte un dragon ailé, et la collégiale de Saint-Géry de Cambrai (1359), une tête de dragon de la gueule duquel s'élance un coq ; Rostaing, chapelain du Bersac (xiv^ s.), une colombe tenant un rameau dans son bec, et l'abbaye de Notre-Dame-de-Coulombs, près Nogent-le-Roi (1380), deux colombes alfrontées perchées sur un tau, tandis que quatre autres volent dans le champ.

1. ^^VI.I.1ER. Sigillographie de l'ordre des Chartreux, pi. II, IV, 11° 3, el 8, V, XI et XII. — Roueht. Sigillographie de Toul, pi. XXIII, n» 65.

"2. DoiiiT k'Ahcq. Collection de sceaux, n° 'h:V2.

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Le chapitre d'Arles a fait représenter sur sa bulle de 1214 cinq têtes de bélier posées en étoile et une église au revers (pi. XXVII, n° 3) ^

Quelques types de sceaux paraissent faire allusion aux devoirs du clergé. Celui de Dreux, curé de Lifîol-Ie- Petit (xiv^ s.), représente un renard enlevant un coq^ allusion, peut-être, à la vigilance dont doit faire preuve le pasteur ; Richard du Passoir, chanoine d'Évreux (1232), a pris pour type un arbre sur lequel est un nid ; un singe dévore les fruits de l'arbre tandis qu'au bas guette un renard, allusion probable aux mauvaises passions qui assiègent les jeunes âmes-.

On trouve sur les sceaux ecclésiastiques une foule d'objets variés. Sur celui de l'auditeur général des causes de l'évêque de Clermont (1291), un buste épiscopal de face accompagné d'une crosse et d'une épée nue en pal (pi. XXVII, n"2) ; une tète humaine de profil sur celui d'Etienne Chauvin, prêtre (xiv*^ s.) ; une tète humaine barbue de face dans un feuillage de chêne, très finement gravée et ayant l'allure d'un mascaron du xvi'' siècle sur celui de Gilles de Cambrai^ chanoine de la ville dont il porte le nom (1284) ; la fleur de lys simple (R. Teisseire, prêtre xiv^ s.) ou florencée (Pierre de Méso, chanoine de Beauvais (1239), ou accompagnée du soleil et de la lune (Jean de Cahors,

1. DouËT i>ARr,Q. Collection de sceaux. n"^ 7104, 7417, 7731 et 7911. — Demay. Inventaire des sceaux de Flandre, n° 6037. — BhxTiCARD. Iconographie des sceaux des Bouches-du-Rhône. p. 192, n° S. — Robert. Sigillographie de Tout. pi. XXXV, n''122. — De Bosbedon. Notes pour servir à la sigillographie de la Haute-Vienne. — BibL nat. ms. franc. 20903, n» 78, et ms. lat. 5462, p. 71 ; 5482, p. 179. — Musée de Gap.

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