‹ Manuel de sigillographie françaiseChapitre 124 sur 205 · Journal de la Société d'archéologie lorraine · texte numérisé non relu

Journal de la Société d'archéologie lorraine

prévôt de Creil (1261) ; le pentalpha avec une étoile au centie (Simon de Bérou, chanoine de Chartres (1214). Un type fort répandu sur les sceaux du clergé inférieur c'est le feuillage stylisé sur lequel sont perchés ou contre lequel sont adossés deux ou quatre oiseaux (Geoffroi d'Orville, chanoine de Chartres, 1213; le curé de Saint-André en Morvan, xiv*^ s.). Les léproseries de Croulebarbe, à Paris, et d'Orbec, en Normandie, avaient adopté pour type de leur seau la cliquette que les lépreux étaient obligés d'agiter pour prévenir de leur passage (1263)'.

L'otïicialité de Senlis a pris pour type une grande S enlacée dune banderole sur laquelle court le mot Silva-ne-ctis (1233) ; enfin un joli sceau de Guillaume de Liz, abbé de saint-Jean du Jard (136i), figure un grand G supporté par deux lions accroupis et surmonté du buste de saint Jean-Baptiste vénéré par deux anges à genoux (pi. XXVlll, n° 1)"'.

J5 5. — Types des contre-sceaux.

Je nai pas trouvé de contre-sceaux aux sceaux ecclésiastiques avant ceux dllugues de Montaigu, évêque d'Auxerre en 1126, c'est une empreinte d'intaille

1. DouËT D'Ancy. Colleclion de sceaux, n" 076. — Demay. Inventaire des sceaux de Flandre, n" 7417. — Cnlaloffue de la colleclion Schuermans, pi. III, n° 11. — Bibl. nat. ms. lat. ôil', ii" 219; 5i69, n» 95; 5481, n- 102, et ms. franc. 20915, n" 173.

2. DouËT d'Akcq. Colleclion de sceaux, n" 7022. — Bibl. nal. ms

franc. 20906, n" 39.

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antique, et de Barthélémy, évêque de Laon à la même date, c'est une réduction du type de la face '.

Les armoiries paraissent sur les contre-sceaux ecclésiastiques longtemps avant de paraître sur la face principale, c'est-à-dire avant la lin du xiv® siècle. En 120'), Thibaud de Pouancé, évêque de Dol, en 1297, Guillaume de Hainaut, évêque de Cambrai, ont des contre-sceaux armoriaux, ce dernier aux trois lions, armoiries du comté de Cambrai -. Depuis cette époque le contre-sceau armoriai est très fréquent.

Comme les contre-sceaux des laïcs, ceux des ecclésiastiques ne sont quelquefois qu'une réduction du type de la face ; un personnage debout, mitre, crosse et bénissant (Barthélémy, évêque de Laon, 1126 ; Thibaut, évêque de Bayeux, 1368), ou assis (Burnon, archevêque de Vienne, 1217 ; Robert, abbé de Jumièges, 1251), ou agenouillé (Eudes de Sully, évêque de Paris, 1205), ou debout sous un baldaquin (Isabelle de Valois, abbesse de Fontevrault, 1345)3.

Parfois une tête seule est gravée sur le contre-sceau, soit de face (Raoul de la Torrette, archevêque de Lyon, 1286, pi. XXVIIl, n° 3), soit de profil (Pons, évêque d'Arras, 1226). L'abbaye du Mont-Saint-Éloi, près d'Arras, a sur son contre-sceau (1303) une triple tête d'évêque formée d'une face et de deux profils ; le chapitre d'Arras (1449) a quatre têtes nues et barbues, accolées

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