CHAPITRE X
Les légendes doivent être étudiées au double point de vue paléographique et historique, c'est-à-dire sous le rapport de leur composition et de leur signification.
La légende est gravée, en général, sur le pourtour du sceau dont elle suit le contour quelle que soit sa forme, et elle commence en haut et à droite, étant presque toujours précédée dune croisette qui, à partir du xiv'' siècle, se transforme parfois en une fleur de lys, une rose ou un fleuron. Cependant, par de rares exceptions, quelques légendes commencent au bas à gauche (Guillaume, évêque de Poitiers, H36 ; Guillaume, abbé de Notre- Dame de lié, 1499)-'.
Les lettres convergent de l'extérieur au centre du sceau, le haut des lettres étant à l'extérieur; les exemples dune légende où le haut des lettres est tourné A'ers le milieu du sceau sont peu communs (Chapitre de Saint- André d'Avranches, 1163; Amauri de Sublugné, vers
1. Demay. La paléoç/nipliie des sceaux. Extrait de Vliifenlnire des sceaux de \ormandie.)