‹ Manuel de sigillographie françaiseChapitre 128 sur 205 · Hibl. nat. nis. fr. 20897, n" 5: ms. lat. J480, p · texte numérisé non relu

Hibl. nat. nis. fr. 20897, n" 5: ms. lat. J480, p

H80)'*. Quelquefois la légende ayant été gravée sur la matrice telle qu'elle doit être lue, elle paraît renversée sur l'empreinte ; il existe d'assez nombreux exemples de cette erreur du graveur (Jean d'Acy, 1223) ~.

Au reste on constate des irrégularités de toute sorte dans les légendes: lettres renversées, retournées, redoublées, changées, oubliées, preuve certaine qu'elles n'étaient pas gravées au burin, mais enfoncées dans le bloc de bronze à l'aide de poinçons d'acier. On trouve dans les dessins de Gaignièresle sceau d'Eudes, fils d'Ernuis (vers 1300), dont la légende est composée de lettres juxtaposées au hazard et sans aucun sens. La légende de celui de Jean Toppet, prieur de Millancay (1403), est de la barbarie pure : QPOPBETvaOTn ■.

L'obligation de renfermer les légendes dans l'étroit espace qui leur était destiné a contraint quelquefois le graveur à inscrire dans le champ deux légendes concentriques, par exemple : S. Giraudi de Montilio dni Gra = -J- niani et de Rupih. (Giraud Adhémar de Monteil, seigneur de Grignan et de Roupiac, 1295) ; .S' domini Phiiippi de Vienna d = omini Paignei (Philippe de Vienne, seigneur de Pagny, 1287) ^. L'un des exemples les plus frappants de ces légendes concentriques interminables se voit sur le sceau de Charles le Téméraire, reproduit dans nos planches (pi. IX).

1. D<iLiiT n'AncQ. Collection de sceaii.r, ir 7114. — Léchaudé dAmsy. Recueil de sceaux normands, pi. V, n" .'!,

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