‹ Manuel de sigillographie françaiseChapitre 130 sur 205 · Bibl. liai., ms. lat. 5424, n" 125, et 5462, n · texte numérisé non relu

Bibl. liai., ms. lat. 5424, n" 125, et 5462, n

3. Kn 1595 le sceau de François Garnier, conseiller au parleim-nt île Paris, porte pour léffende autour de ses armes : Vive le roi Henri/ 'r (Roman. Inventaire des sceaux des Pièces originales^^n" 5018 .

220 MANLCI. DE SIGILLOGRAPHIE FRANÇAISE

routinier. (}uant aux sceaux, il faut observer que les léf^endes étaient frappées au moyen de poin<;ons qui dataient souvent d une époque antérieure, et aussi que les actes auxquels les sceaux sont suspendus sont parfois postérieurs de plusieiu's années à lépoque où le sceau-matrice a été g-ravé.

A lépoque méroving-ienne le caractère employé est la capitale romaine barbare, dans laquelle les D, les O et les C sont remplacés par A, O et C- Sous les Carolingiens il y a progrès; on use de la même capitale mais plus pure; on trouve cependant le caractère T pour N, et quelques lettres onciales, notamment les C et les G, commencent à paraître.

Sous les premiers Capétiens lonciale s'introduit rapidement ; en 1166 on trouve déjà la lettre 07; en 1082 rm ; en 1112 apparaît l'ïl; en 1125 le Q: en 1127 l'h; en 1141 rjl ; en 1144 le '5'; en 1200 1" 15 pour D, et en 1204 l'R. Par contre VO persiste jusqu'en 1069, le D jusqu'en 1170, le H pour P jusqu'en 1263.

Dès 125») la minuscule gothique commence à faire son apparition mais tout à fait exceptionnellement. Demay signale un f en 1255, mais c'est en 1350 seulement que la minuscule gothique se vulgarise. En 1344 Jeanne de Bourgogne, femme de Philippe de Valois, a une légende composée entièrement de minuscules ; c'est l'exemple le plus ancien que l'on connaisse. Presque toujours, à cette époque de transition, les caractères onciaux se trouvent encore mêlés a la minuscule, par exemple : SGORevvm PGTRI be forfrta(1348:pl.XXX.n"5) '.

Page 1