‹ Manuel de sigillographie françaiseChapitre 131 sur 205 · DouËT u'Arcq. Collection de sceaux, n · texte numérisé non relu

DouËT u'Arcq. Collection de sceaux, n

De même à partir de 1480 la capitale de la Renaissance se mêle insensiblement à la minuscule gothique. Le sceau de Bernardin de Glerniont (1513) a la légende de la face en capitales et celle du revers en gothique. En 4556 on trouve encore la légende : OBLICûGlONS ^ Lu VIGONTe àe Bûieuïi.

La capitale de la Renaissance se caractérise par l'allongement et la maigreur des lettres : AbDSG'K, etc.; elle succède à la minuscule gothique et est employée jusqu'à ce que,rinfluence italienne aidant, on en revienne à la capitale romaine ou augustale qui règne jusqu'à la fin de la monarchie, sauf quelques modifications de détail, par exemple le remplacement du V par l'U.

Dès la fin du \i'' siècle, on constate dans les léerendes l'existence de quelques points isolés placés un peu au hasard, puis les mots sont séparés régulièrement par un ou deux points, un ou deux annelets. Dès 1180 les mots qui composent la légende du sceau de Philippe x\uguste sont séparés par des étoiles; en 1272, sous Philippe le Hardi, ce sont des annelets; en 1322, sous Charles le Bel, ce sont des sautoirs ou fianchis ; en 1376, sous Charles V, ce sont des croisettes. Au xv® siècle les mots sont souvent séparés par des rinceaux ou par des feuillages agrémentés de fleurettes. Au xvi" et au xyii*" siècle on trouve encore des légendes ponctuées par des roses ou des quintefeuilles. En somme la ponctuation des sceaux est irrégulière ; quelques-uns en manquent absolument et d'autres en ont avec surabondance, des mots étant coupés par des points, des annelets ou des fleurettes.

1. Dfmav. Inveiilitire de la collection Clairamhaull . n" 259i.

22S MAMKI. Di: Sir.Il.lJKiRAFHII-: FRA.NCAISE

L'oblif?i>tion de faire tenir dans un étroit espace un certain nombre de mots déterminé a contraint les graveurs de sceaux à multiplier les abréviations. Plus un sceau est ancien et moins les abréviations sont nombreuses, parce que plus la légende est brève. Déjà cependant en 12112 on trouve des légendes compliquées comme la suivante : SAijniar. cl' Castronovo d. Mota Si. Anton, fini. [Sigilluni Aymari de Castronovo de Mota Sanrti Antonii domini); elle est gravée sur le pourtour d un sceau qui n'a pas plus de 31 millimètres de diamètre '.

Au Kwf siècle, au contraire, certaines légendes sont composées à peu près uniquement dinitiales, par exemple : (i. d. s. m. a. et. p. eh. [Guillelmus de Sancto Marcello archiejj'iscopiis et princep.^ Ehredunensis, 1371)"-. Ces exceptions n'infirment pas cependant la règle que je viens de formuler.

Un des procédés les plus usités pour abréger les légendes a été de conjuguer les lettres : J^ , ]^, J^]. T1 S< d^i ô^' cE' etc., ou de les inscrire l'une dans l'autre : G' G)' R.^ ^^^- ^^ second système d'abréviation est ancien et ne se rencontre que très rarement au xiu*' siècle. Enfin on supprime certaines lettres qui quelquefois, mais pas toujours, sont remplacées par des signes abréviatifs. On trouve, par exemple. McTR. et MCR. pour Monsei- (jneur\ B?S. et^PS. pour Hpiscopus : GbLR. O'bLR. et Ob'LR. pour Chevalier ; t>NS-, FR-, POR , DÏÏPRlpour Dominas, f rater, prior. dapiferi.

Le mot et est remplacé dès 1190 par Z- Z et 7: le

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