‹ Manuel de sigillographie françaiseChapitre 133 sur 205 · DocËT r>'Aiu;c>>. Collection de sceaux, n · texte numérisé non relu

DocËT r>'Aiu;c>>. Collection de sceaux, n

2i2 MA.MEL DE SIGILLOGRAPHIE FRANÇAISE

de Poitiers, 1 183) ; Si;/illu/n ,ihni Pctri (abbaye de Gluny. 12()9). Puis parait le nom de labbaye précédé des mots convenfus, capitulum ou ecclesia ce qui peut donner lieu à des confusions: S. conventus S. lohis de lardo (abbaye du Jard, 1224) ; S. conventus monasterii scti Pétri Moysiacen. (abbaye de Moissac, 12GG) ; Siffillum cnpituU sancti Ambrosii (^abbaye de Saint- Ambroix de Bourges, 1303); Sigilhiin capituli de Validomonte (abbaye de Valmont. 1292) ; Sigill. ecclesie Le. Marie de Bolonia (abbaye Notre-Dame de Boulogne-sur-Mer. 1314).

Nous avons vu dans le chapitre consacré au type sacerdotal que les plus anciens sceaux abbatiaux servaient à la fois à l'abbaye et à Tabbé : on en trouve quelques-uns pour lesquels cette destination est certaine, leur légende en est la preuve . Un sceau du treizième siècle de Tabbaye de Beauport, porte : SigiUivn commune côventus Belliportus : un autre de 1203 de labbaye de Clairefontaine, a pour légende : Sif/ill. abbatis et ecclie Clarifontis. Sur quelques autres on lit seulement le titre de labbé sans son nom, par exemple : Sigillû. abbîs Vallisluc. (Vauluisant, 1 lo9i : mais presque toujours le nom de labbé est inscrit avec celui de labbaye : Sigitt. Wichardi Pontiniacensis ahbas (Pontigné, 1152- IlG.j) ; Sigiii. Ermengardi^ Paraceletensis abbatisse (Le Paraclet, 1220); SigiH . Roherti abbatis (iemmeticensis (Jumièges, 1290) ; S. fris Sanson abbatis bê. Marie Savignyacen. (Savigny, 1371) '.

Douët d'Arcq a noté une curieuse légende sur le sceau

I. DoLËT ii'Ancy. Collection de sceaux, n"' 8198. 9092 et 9164. — Bibl. liai., ms. lat. 5424. iv l.'i3 : 5467. n" 150: 5469. n" 8.3.

d'Ango, abbé de la Luzerne (1198-1200): Maniis A. abbatis de Luiserna, autour d'un bras tenant une crosse. JV puis joindre celle de Jean Chauvin, abbé de Saint- Laon de Thouars en 1529 : Sirfillum abbatis, et celle de Jean de Pontarlier, abbé du Mont-Sainte-Marie (1396), qui inscrit sur son sceau le numéro du rang- qu'il occupe dans la liste des abbés : .S. fris lohis, XVII abbis Motis S te. Marie.

Les sceaux des prieurés sont astreints aux mêmes règles que ceux des abbayes; les plus anciens ne sont pas antérieurs au milieu du douzième siècle et ne portent qu'un nom de saint : Sigillû. S' Marie de Longoponte (Notre-Dame de Longpont, xii'' s.) ; Sic/illu/n Sancle Marie de Gi/rna/o (Notre-Dame de Gournay, 1225). Ensuite les mots conventiis ou prioratus apparaissent: Sif/illiim conventiis eccV ie de Karitate (1209) ; S^ conventus Sancti Pétri Matiscon. (1307) ; S. prioratus S. Eliçfii Par[isiensis] (1390).

Un grand nombre de prieurs n'ont pas mis leur nom, mais seulement leur titre, sur leur sceau; c'est un détail caractéristique qui démontre que dans ces petites maisons religieuses le sceau anonyme se transmettait d'un titulaire à l'autre : S" prioris béate Marie d'Arnbileto (1303) ; S' priorisse sci Dominici de Montean/i (1243) ; S. prioulese du Boulay (1375). Les légendes qui renferment les noms des prievirs ou prieures ne diffèrent pas de celles des abbés et abbesses : S. fris Guilli Grosloys pOr de Fôtanis (1345); S. soror Yolantr (/' Vav par. f/' Foissiaco (xv'' s.).

Les universités, facultés et collèges portent dans la légende de leur sceau les noms d'universitas, facultas..

2i4 XANUEL Di; SlGIi-I.OGFlAPHIE FRANÇAISE

(hnius et collcgium : S. universitatis medicorum Monlispesulli (xiii*^ s.): S. universitatis marfistroriim zscolariû. Parisius (1292) ; S. magistrorum facultatis médecine Pariisius] (1398); S. paris z scolar. collegii Cluniacensis (1444;; S. collegii doctor uni utriusq. iuris universitatis Cad[omensis] (xV s.) ; S' scolarium domoruni de Harocurte (1512); Sigillum univcr.^^ifatis studii Aquensis

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