DiniiT iiWiicy. Collection de sceaux, n"' 8523 et
Parmi les légendes qui ont une relation directe avec celle du sceau, les unes font une simple allusion à la personnalité du sigillant, les autres donnent son nom intégralement ou en abrégé.
Au nombre des premières je signalerai les suivantes : Contra sigitt . eiusdc. (Pierre de Gamaches, 1195); Secretum ducis (Hugues, duc de Bourgogne, 1234); S'cecreti dalfîni (Humbert P"", dauphin. 1287); Contra, secreti filii régis (Pierre, comte d'Alençon, 1282). Les suivantes sont déjà plus explicites : Clipeus Alardi (Alard de Groisilles. 12il) ; Gaufridi capiti crédite sicut ei (autour du buste de Geoffroi, abbé de Marmou tiers, 1246) ; 8' Gauchier (^Gaucher de Châtillon, 1322) ^
Le nom du possesseur du sceau est souvent très abrégé dans la légende du contre-sceau, à cause du peu d'espace dont le graveur pouvait disposer. Quelques-unes de ces légendes sont de vrai logogriphes, par exemple : 3'K- S07ST-7f6 qui doit se traduire par contra sigillum Samet Aleaume (1298). Dans quelques contre-sceaux épiscopaux le nom de la ville épiscopale est seul inscrit : ^'*. Alhiensis epi. (Bernard, évêque d'Albi, 1259), ou bien au contraire le nom de lévèque paraît seul sans son titre : S' Clarini epi . (Clairin, évêque de Carcassonne. 1200).
La majeure partie des légendes des contre-sceaux, quoique composée très en abrégé, est moins écourtée cependant que les précédentes : Antisigilluni Guidonis de Valle (Gui de Laval, xii" s.) ; Signum G. epi. Eduen (Gérard, évêque d'Autun, 1256) ; Le secret Raoul dEstree
1. DoiËT d'Arcq. Collection de sceaux, n» 8822. — Roman. Sceaux des familles seigneuriales de Dauphiné, n" 826.
(1274) ; Bulete Gillon sire de Malgi cheval (Gilles de Maillv,1314).
Voici trois spécimens de légendes des très nombreux contre-sceaux des tribunaux ecclésiastiques et séculiers : Nota Belv. curie (Otïîcialité de Beauvais, 1216); Veci le cotre seel d. la baillie d'Caus (1332) ; Contre seel de Joy leChatel {\mO).
Autour d'une représentation du beffroi de Soissons, on lit sur le contre-sceau de cette ville : Berfridù. Suessonis (1228) ; sur celui de la Faculté de médecine de Paris : Secret, glorioùssimi Ypocratis, autour de la figure assise de ce savant docteur. Enfin je signale la légende intéressante qui se lit sur les contre-sceaux du seigneur et de la dame d'Avaugour : Siib meo scuto et suh scuto patris mei est meum secretum (1231 et 1233), légende qui est traduite en français sur le contre-sceau d'Isabelle de Fougères : Soi l'escu mu n père sût mi secre (12o3i).
1. DouËT dArcq. Colleclion de sceaux, n"' 1260, 1261, 5S02 et S022. — Demay. Inventaire des sceaux de Normandie, n" 267.